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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:45

 

Banii-re-jackson.png

En bouquet de fin d'année, petit cadeau : les paroles de Earth Song de Michaël Jackson, traduites en français par le site Greatsong que je remercie. 


Qu'en est-il du lever du soleil
Qu'en est-il de la pluie
Qu'en est-il de toutes les choses
Que tu as dit que nous devions gagner
Qu'en est-il des champs de bataille
A notre époque... . c'est fou
Qu'en est-il de toutes les choses
Que tu as dit être les tiennes et les miennes
Ne vous êtes vous jamais arrêtés pour voir
Tout le sang que nous avons répandu précédemment
Ne vous êtes vous jamais arrêtés pour voir
La Terre qui pleure et les rivages éplorés ?
 
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
 
Qu'avons-nous fait au monde
Regarde ce que nous avons fait
Qu'en est-il de toute la paix
Que tu as promis à ton fils unique
Qu'en est-il des champs fleuris
A notre époque... . c'est fou
Qu'en est-il de tous les rêves
Que tu disais être les tiens et les miens
Ne vous êtes vous jamais arrêtés pour voir
Tous les enfants morts de la guerre
Ne vous êtes vous jamais arrêtés pour voir
La Terre qui pleure et les rivages éplorés
 
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
 
Je rêvais
Je jetais un coup d'oeil au-delà des étoiles
Maintenant je ne sais pas où nous sommes
Bien que je sache que nous avons dérivé bien loin
 
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
 
Hey, qu'en est-il d'hier
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des mers
(Qu'en est-il de nous)
Les cieux sont en train de s'effondrer
(Qu'en est-il de nous)
Je ne peux plus respirer
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de la Terre saignante
(Qu'en est-il de nous)
Ne pouvons-nous pas sentir ses blessures
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de la valeur de la nature
(ooo, ooo)
C'est le nombril de notre planète (1)
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des animaux
(Qu'en est-il de ça)
Nous avons changé les royaumes en poussière
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des éléphants
(Qu'en est-il de nous)
Avons nous perdu leur confiance
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des baleines sanglotantes
(Qu'en est-il de nous)
Nous ravageons les mers
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des chemins forestiers
(ooo, ooo)
Brûlés malgré nos appels
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de la Terre Sainte
(Qu'en est-il de ça)
Déchirée par la croyance
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de l'homme commun
(Qu'en est-il de nous)

 

Ne pouvons-nous pas le rendre libre
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des enfants mourant
(Qu'en est-il de nous)
Ne pouvons-nous pas les entendre pleurer
(Qu'en est-il de nous)
Où nous sommes-nous trompés
(ooo, ooo)
Que quelqu'un me dise pourquoi
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il des bébés
(Qu'en est-il de ça)
Qu'en est-il des jours
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de toutes leurs joies
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de l'homme
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il de l'homme pleurant
(Qu'en est-il de nous)
Qu'en est-il d'Abraham
(Qu'en est-il de nous)
Que dire de plus sur la mort
(ooo, ooo)
Nous en foutons-nous ?
 
Aaaaaaaaah Aaaaaaaaah
 
(1) Littéralement, womb signifie utérus ou matrice.

Voir le clip 

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:48
les-de-boires-d-Amada.gif


Alors ma fameuse résidence, ma studette à 500,00 par mois conquise de haute lutte (vous vous rappelez, la mégère ?).
Peu après y être rentrée, j'apprends qu'elle a été revendue (comme quoi, mon intervention a du être rentable pour mes ex-bailleurs, passons).
Ok. Hier on frappe à ma porte. Deux de mes voisins viennent me voir, intrigués par un papier collé sur la porte d'entrée.
Une longue page offusquée, texte serré, avec juste en bas à droite un contact mail. Pas de nom, pas de téléphone, rien. Juste ce contact mail écrit en tout petit. Et c'est tout.

Mais le "tract", par contre, une demande pressante, presqu'une injonction lancée aux locataires : allez déposer votre chèque à la Caisse de dépôts et consignation, car nous, les propriétaires, sommes victimes de l'entreprise de gestion qui ne nous verse pas les loyers qui nous sont dûs !!!
Les propriétaires ? Quels propriétaires ? Pas de nom, rien.
Donner nos chèques à la Caisse des dépôts et consignation, à quel titre ? Pas une info, rien (et puis d'abord, elle est où cette caisse, par même une petite indication, rien. Quelle courtoisie !).

Mi choquée, mi inquiète (et si "on" me virait de là?), mi amusée (ça sent  la blague, non, un tract aussi anonyme, sans preuve aucune des faits allégués?), je décide, le soir, d'envoyer un mail au "contact" (écrit comme ça, on dirait une action secrète de la Résistance, on aura tout vu !).
Je vous passe les détails de ma missive que je conclus tout de même ainsi.


"Votre message sans aucune référence officielle,

ne me permets pas de stopper mes paiements de loyer,

qui se font, à la limite de la légalité, par virement.

 

Aussi, si vous avez besoin de l'aide de vos locataires,

veuillez je vous prie, en préciser la teneur

et la véracité."

Réponse (abrégée, vu que les seules "infos" un tant soit peut pertinentes se trouvent ci-dessous) :

"Apparemment cette societe qui a racheté "XXXX", n'agit pas dans la légalité,

ils ne respectent pas le bail commercial signé, encaissent les loyers et ne

payent pas les propriétaires. ces escrocs sont en train de faire le meme coup a

travers toute la France et d'arnaquer d'honnetes citoyens de part 18 autres

résidences.

les procédures judiciaires sont en cours (commandement de payer et procédure de

cassure du bail) et cela va prendre je ne sais combien de temps.

pendant le temps de la procédure, ces escrocs s'enrichissent toujours en

encaissant vos loyers, qui ne nous seront jamais reversés puisqu'ils vont se

mettre en procédure de sauvegarde (liquidation judiciaire).

de ce fait je vous demande, au nom de tous les proprietaires de bien vouloir

déposer vos loyers a la caisse de dépot et consignation au centre des impots de

la commune, pour eviter que ces escrocs continuent a encaisser illégalement vos

loyers; depuis le debut de cette affaire, ils nous ont volé pas loin de 100 000

euros sur la résidence sans parler des 18 autres.

merci de votre comprehension.

si vous avez d'autres questions n'hesitez pas a me contacter."

 

Et c'est tout. Pas de nom(s), pas de téléphone, pas de justificatif de quoi que ce soit, rien. Aucune réponse à mes questions ? 
C'est une blague ?! 
Il faudrait que j'aille à je ne sais quelle Caisse de dépôt et de consignation (de ma commune, il rêve ?), déposer un chèque pour je ne sais qui, au nom de je ne sais quelle procédure, au risque de me faire virer de ma studette pour défaut de paiement de loyer, au nom de... rien ?

Je suis quoi, moi, pour toi, le proprio, à part ta manne (500,00 par mois pour 19m2) due ? Une chose qui te rapporte et qui te dois, en plus, un service aveugle ? Ben oui : à une chose, "on" n'a pas à se présenter. A une "chose" on n'a pas à expliquer objectivement, officiellement, quoique ce soit. A une chose "on" peut commander d'obéir bêtement. 

A moins que cette injonction de planqué ne reflète un obscur malaise, une conscience sourde qu'acheter de l'immobilier comme un titre de bourse, le tout je suppose aidé par l'Etat  (c'est-à-dire nous tous, locataires inclus, c'est le comble), au fond c'est spéculer sur le dos de ceux qui n'ont pas accès à ces "aides" pour se loger ? (100.000 euros en six mois, faut reconnaître, c'est rentable)... 
Non, c'est trop optimiste comme point de vue. Dans la tête de mon interlocuteur je suis une chose qui doit rentabiliser son placement, pas une personne. Point. Ainsi formatent la tête des "investisseurs" les lois Scellier and co, semble-t-il... Triste contrée.



 

 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:50
AmadO-sblues.png


Serions-nous (obscurément) mal à l'aise d'avoir érigé la nudité en signe suprême de la liberté d'expression — d'avoir donné le primat à la sphère privée (le corps muet) sur la sphère publique (lieu de la parole) : au corps sur l'esprit, m'étais-je demandé dans mon précédent billet.
Et  voilà qu'après l'idée que la burqa marquerait un sain retour à la pudeur, le débat télé en question enchaîne sur la pertinence ou non d’interdire les « signes religieux »!
«
 Mais ils sont c.... ou quoi ? … », m'étais-je estomaqué(e).
Parce qu’enfin, ma tenue de girafe n'a rien de religieux ! Plus encore, si elle m’a enfin attiré tous les regards du monde, mon petit pendentif (un joli Boudha), lui, n’a fait aucune vague ! Ma broche de girafe, pas plus. Mon petit Christ en croix (a priori bien plus sulfureux qu’une girafe, un Boudha, une plume dans les cheveux ou une main de Fatma) : aucun impact ! (Même en bracelet autour de ma cheville de girafe : c'est dire !)

Alors tout ça c’est quoi ? 
Allez zou ! Il n'y a rien à voir !  

Enfin presque : si on se baladait tous intégralement couverts pour des raisons x ou y (burqa, girafe, nounours) que resterait-il sur la place publique ? Rien de public, ça c’est sûr (à part mater en douce). Et s’il ne reste rien de public sur la place, que reste-t-il de la république ? Allez, les enfants : il reste… ? Il reste?

Ré ! Or dire  (fermez les yeux, écoutez) : « la ré » c’est bon pour l’imaginaire. Non ? (Et c'est plus pratique pour les textos).

Attention ! intervient ma vigilante conscience 
on peut aussi entendre "l'arrêt" et ça c'est mauvais, ok ?
 
J'ai pas le temps de souffler qu'elle me fourre ça sous le nez :
Des hommes "priants" envahissant la rue, s'estimant "chez eux"!
Merde alors !
Une attaque en règle contre la laïcité et la république !
Et là je ne rigole plus.

Fin de l'article. 
 

 


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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:59

Enfin le voyeurisme accessible à tous, et non plus réservé à quelques privilégiés ! disais-je dans mon précédent billet en nous imaginant tous en bisounours (vestimentairement).

Et que vois-je à la télé ? Un mec qui sort subrepticement un truc du genre : « Dans un pays où la nudité est quasi devenue la norme, ne peut-on voir la burqa comme un signe fort de refus ? »

Et là, stupeur totale de ma part : personne ne réagit à « dans un pays où la nudité est quasi devenue la norme ! » Personne ! Le « plateau » a enchaîné là-dessus comme si on pouvait se balader nu dans la rue ! Pardon : nue.
Je précise parce qu’en matière de burqa il semble globalement entendu qu’il n’est question que de femmes. (A mon avis c’est n’importe quoi. Moi, avec ma tenue de girafe — on dit une girafe et j’ai pris soin de me raconter au féminin- : qu’est ce que vous en savez si je suis un mec où une nana ? Rien. Idem avec les pseudos sur internet. Passons.)

Bref, pendant quelques secondes je n’ai plus su où j’habitais vu qu’en France on n’a pas le droit de se balader nu. (D'ailleurs je ne m’y suis pas risqué(e), mais, entre nous, pour d'autres raisons : j’ai passé l’âge, ce que ma tenue de girafe ne révèle pas, autre avantage.)


Et puis je me suis demandé pêle-mêle :
- Est-ce qu’à force de brandir la nudité comme le signe suprême de la « liberté d’expression »  nous nous sentirions coupables ? 
- Serions-nous mal à l'aise d’avoir ainsi imposé le domaine privé à la place publique, en dépit des valeurs de la République qui prennent soin, au contraire, de séparer sphère privée et sphère publique ? 
- Nous sentirions-nous un tantinet honteux d'avoir ainsi donné la victoire à la nudité des corps contre les valeurs de l’esprit ? (Je sais, la question est fort optimiste, penser c'est "has been").
- Craindrions-nous (secrètement) qu'à force de convaincre les générations suivantes que leur valeur suprême est avant tout physico-sexuelle, notre tendance pédophile finirait pas être dévoilée ? Car nous adorons les enfants et la jeunesse, n'est-ce pas ! 

D'ailleurs si les jeunes n’ont pas de boulot, qu'ils se prostituent  : même Pôle emploi le propose. Et d'une ça ne choque personne (dans la presse de temps en temps on note le fait, faut bien des sujets, mais au fond on s'en fout, d'autant qu'on l'est plus ou moins tous), et de deux ça rend service aux plus anciens, aux touristes, etc. Que du bonheur ! D'ailleurs un nouveau métier tout à fait légal émerge : l'assistanat sexuel pour les handicapés. 
... Pas simple en  burqa, c'est vrai. Mais possible, suffit de soulever et, après tout, tant pis si le client ne peut mater  : on va quand même pas discriminer les pros en fonction de leur religion !

 

Evidemment, pour les bisounours, c'est une autre histoire : impossible de passer à l'action. Ma tenue de girafe (idem pour l'éléphant) est cousue dans l'entrejambe et idem pour la bouche et les mains. (Et oui, je sais, ça réduit les débouchés). 
Mais bon, fautes de grives... Mater c'est pas mal. Je m'en donne à cœur joie !

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:08

La burqa. Loi ou pas pour l’interdire ? Arguments en vrac :  les femmes, le sexe, la laïcité, le droit à la différence, la liberté (je m’habille comme je veux (mais j’ai pas le droit de me mettre à poil), je crois ce que je veux (mais, attention, aux « dérives sectaires »), etc. Une confusion là-dedans !

Alors c’est quoi la question au juste ?

(1) Que les femmes n’auraient pas le droit de se couvrir de la tête aux pieds si ça leur chantait ? Pourquoi ? C’est quoi cette atteinte à la liberté individuelle dans un pays qui se prétend le champion de la défense de la liberté ? C’est vrai, au nom de quoi m’interdirait-on de me balader déguisée en girafe de la tête aux pieds, si ça me chantait ? Ou en nounours ? Qui ça regarde ?

Qui ça regarde ? Mais tout ce qui se trouve autour évidemment !

Je vous assure, un excellent poste d’observation ma tenue de girafe ! C’est super pratique, personne ne peut savoir où et qui je regarde et encore moins qui je suis ! Un peu comme les caméras de télé-surveillance, vous voyez ? Enfin en moins discret… parce que seule girafe au milieu des clampins, c’est clair, on me remarque ! D’ailleurs, je n’arrête pas de passer à la télé, je suscite des tas de débats, je fais trembler le Sénat et tout et tout. Et ça, vous savez quoi, ça me grise ! Si, si ! Bon c’est un peu frustrant parce que finalement, j’ai beau passer et repasser à la télé, personne ne sait qui je suis. Comme en plus je m’amuse à dire, un coup « c’est mon choix », un coup « c’est le choix de mon mec », un coup « c’est juste que j’obéis aux règles », tout le monde est paumé. (Et je vous dis pas je jour où je répondrai "c'est le choix de ma nana". Faut ménager ses effets : je le réserve à mon prochain billet).

Et je peux vous dire que, d’accord, c’est frustrant pour mon égo, mais que je retiens le truc pour plus tard. Quand mes circuits seront au point, je me déguiserai en éléphant pour lancer un produit totalement nouveau sur le marché : le saucisson d’éléphants d’élevage. Je suis sûre que ça va marcher du feu de dieu. D’ailleurs, je vous le dis franchement, je préfère que vous restiez des clampins, sinon mon plan va foirer et je ne pourrai pas faire ma super promo à l’œil.

Cela dit, si, par malheur, on basculait tous dans la mode bisounours, je ferais contre mauvaise fortune bon cœur. Parce que tout bien réfléchi ce se serait super rigolo : on pourrait tous s’observer les uns les autres en douce. D’accord on ne saurait pas qui au juste on observe, mais je suis sûre que le  simple fait de s’expérimenter voyeurs tous ensemble et sans complexes, serait une formidable avancée démocratique. Enfin le voyeurisme accessible à tous, et non plus réservé à quelques privilégiés ! 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 17:52



Bonjour chers lecteurs d'Amada.

Plus ça va, plus j’ai l’impression de baigner dans une confusion intellectuelle délirante, doublée d’un état d’excitation douteux.

Une sorte d’écume générale dont on ne saurait si elle doit être apparentée à ce que secrète la gueule d’un chien enragé, aux déjections semi liquides de certaines usines, ou, simplement, à ces paquets blanchâtres dont nos plages sont parfois recouvertes à la suite d’une tempête.

Inconsistant, évanescent, toxique ou non (impossible de le savoir), un truc envahissant au possible, qui vous empêche de voir le sol en-dessous.

Le sol, je veux dire, ce qui est « dur », qui dure, nous porte, nous cadre : la réalité.

(Et, avec elle, la pensée, mais comme le mot fait maintenant partie des allergies verbales en cours, on s’en dispensera).

Merci à ma parèdre Amada d'ouvrir ses pages à mes agacements concernant cette "écume" ! Et bonne lecture. 

Amado

PS : j'ai logiquement choisi le perroquet comme emblème ! 
Et  j'ai apprécié cet article traitant de la manipulation des masses.
 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 16:48

Le téléphone sonne. Je décroche. Je n’ai pas le temps de dire ouf qu’une voix enregistrée (de femme bien sûr) m’annonce qu’il s’agit d’un appel d’Electricité de Gaule pour, je cite : « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte ». Ce n’est pas moi. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard, rebelote. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard, rebelote. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard…
Je sais, c’est lassant.  Donc je finis par accepter la suite. La voici ;

« Si vous êtes madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte, appuyez sur la touche je-ne-sais-plus-combien de votre téléphone. »
Et d’une, je ne suis pas madame Coco Brigitte, et de deux je n’aime pas qu’on me donne des ordres, encore moins si c’est une machine qui le fait. Bref, je n’appuie pas. Et bien bonjour la suite !
« Si vous n’êtes pas « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte », vous devez appuyer sur la touche 2 de votre téléphone. »

« Vous devez » ! ? Mais de quel droit une machine se permet-elle de faire la loi ? Excédée à l’idée que, de toute façon, ça va recommencer dans une demi-heure, j’obéis (comme quoi la répétition bêtasse c’est bien plus puissant que ce que je croyais. A retenir).

Bon, donc, j’appuie et « ça » enchaîne : « Si vous souhaitez qu’on vous mette en attente le temps d’aller chercher « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte… »

Mais b…. de m…., je ne suis pas madame Coco ! Et, non, je ne souhaite pas aller la chercher n… de n… !

…. « ou si vous souhaitez donner le numéro sur lequel l’on puisse vous joindre… »

Si je souhaite donner un numéro sur lequel on puisse me joindre ? Mais pour quoi faire bon sang ! Je ne suis pas du tout concernée ! C’est un vrai traquenard ce truc ! Au secours !

«Si vous n’êtes pas  madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte , appuyez sur la touche 4 de votre téléphone. »
Et pof, me voilà ravie d’obéir ! Non mais on aura tout vu !
Inspire, expire, inspire, expire, calme-toi, c’est fini. Ouf.

Une petite demi-heure plus tard, le téléphone sonne et… C’est encore cette satanée voix ! Mais puisque je viens de lui dire que je ne suis pas Coco Brigitte ! Je raccroche.

Une petite demi-heure plus tard, le téléphone sonne encore. Je m’apprête à débrancher la prise lorsque je me rends compte que c’est mon autre téléphone (et oui, j’en ai deux, vous savez, le « normal » et le « 90 » quelque chose). Heureusement que je m’en suis rendu compte ! C’était une amie dont j’attendais des nouvelles depuis un bon moment ! Ravie de l’entendre (et très soulagée d’avoir échappé au harcèlement de l’autre) j’entame avec elle une joyeuse conversation.

Au beau milieu, le téléphone sonne. « Excuse-moi une minute » que je lui fais bêtement en décrochant le second combiné. Appel de ? EDG pour Coco ! Incroyable ! Je raccroche et raconte. Mon amie se poile, évidemment. Ce que je comprends, mais bon, elle n’est pas à ma place. Et, une demie-heure plus tard, nous sommes de nouveau interrompues. Par ? EDG Coco !

Je vous épargne les répétitions qui ont suivi. Un coup je raccroche, un coup, je répond. En vain, ça continue. Jusqu’à ce que, prenant mon courage à deux mains je finisse par appeler la hot-line (à mes frais s’entend). « Bidule Machin, me répond une voix enthousiaste et juvénile (de femme), que puis-je faire pour vous ? »

- Vous pouvez-me répéter votre nom ? je demande.

- Si vous voulez (légèrement ironique), j’entend, puis un truc compliqué que je fais répéter lettre par lettre pour le noter soigneusement, avant de préciser qu’il est 19h32 « nous sommes d’accord ? »

- Oui Madame. L’objet de votre appel ?

- Il y en a deux. Primo je suis victime d’un harcèlement téléphonique de votre part, adressée à une certaine madame Coco Brigitte que je ne suis pas. Que dois-je faire ?

- Vous pouvez me donner l’adresse de cette dame ?

- Pardon ? Mais je ne la connais pas ! Comment voulez-vous que…

- Si je n’ai pas l’adresse madame, je ne peux pas…

- Ecoutez madame Bidula Machina, j’épelle clairement à partir de mes notes, légèrement menaçante, je ne peux pas vous donner cette adresse, ce nom m’a été imposé par vos machines. Donc je vous demande de bien vouloir « tracer » — c’est ainsi que l’on dit, je crois — mon appel et ma plainte. Voici mon numéro de téléphone, xxxxxxxx.

Et j’ajoute :

- Ceci fait, comment puis-je me faire rembourser cet appel qui n’est motivé que par un harcèlement injustifié de vos machines ?

- Ah et bien pour ça, il faut écrire à la direction, moi je ne peux…

Etc. Donc, on me harcèle sans raison par téléphone et par machine (!) et pour être sûre d’arrêter le « truc » (harcèlement, plus, ai-je soudain la crainte, une élévation tout aussi injustifiée de facture) je dois perdre mon temps avec une coûteuse hot-line pour m’entendre dire qu’il faudra, pour me faire rembourser, aligner 5 euros pour un RAR ?!
Et bien oui ! Nous en sommes là : à devoir subir des abus à tous les niveaux (abonnements télé, abonnements téléphoniques, etc).

Et, bien sûr, toujours pas de « class actions » autorisées en France. Histoire je suppose de perpétuer l’entubage permanent, la lassitude généralisée (si les bras pouvaient nous en tomber définitivement, que ce serait juteux !), la servilité de tous et la dérégulation en règle ! ? 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:55
                                           
(Mis en ligne le 23/03/09, je réactualise un brin, ce 31/05/09. Puis encore le 06/06. Puis le 23/06. Puis le 28/07. Puis le 27/11
car 500.000 messages privés du 11/09/01 viennent d'être rendus publics et que la surveillance européenne des communications Indect est en route !

Concernant ma lettre aux GAF, mon interlocuteur de UFC Que Choisir avait tout de même émis un petit bémol. Mes termes introductifs "voyoucratie ambiante" et "méthodes de voyou" étaient un peu forts. Devant mon ahurissement — "voyoucratie ambiante" c'est un constat que tout le monde peur faire aujourd'hui, non ? Et "méthodes de voyou", non seulement n'égale pas "voyous", mais dit bien le procédé—, il m'avait expliqué que cela pouvait tout de même se retourner contre moi. Bref mieux valait rester neutre et se contenter des faits.

Je n'y avais pas vraiment pris garde. Mais il avait raison !

Suite à mon pli, en effet, j'ai été contactée par le directeur commercial régional GAF pour un rendez-vous qu'il m'a présenté comme devant être "réparateur" et que j'ai donc accepté. Mais, en introduction, il a commencé par relever ces termes avec un ton, certes très très sourdement menaçant, mais menaçant tout de même.

Incroyable ! Même la liberté d'user de notre belle langue française est aujourd'hui en danger !

Quand je pense qu'il y a une vingtaine ou trentaine d'années, mes copains et moi nous nous bidonions de devoir dire "technicien de surface" au lieu de balayeur ! Que nous étions naïfs ! Ce n'était pas un simple tic administratif, mais bien une tendance lourde qui se mettait en place.

Aujourd'hui nos phrases doivent s'élaguer d'un nombre incalculable de mots "incorrects", voyou par exemple, qu'il faudrait -  enfin juste au cas où nous souhaiterions tout de même en exprimer le sens ! - traduire sous forme de périphrases ennuyeuses ! Ce qui, bien sûr, décourage. S'il faut se contorsionner dix fois avant de trouver la formule clinique appropriée, autant se la fermer. Non ?

Coluche doit s'en retourner dans sa tombe !
Aujourd'hui il serait censuré à la première phrase!

Attention braves gens !

Un clivage inquiétant s'est instauré dans ce pays entre le médiatiquement bruyant et la réalité silencieuse des pratiques ! Dernièrement, des lycéens qui avaient relayé sur leur blog des informations de la presse officielle, se sont vus traqués comme de grands criminels !

Ainsi, tandis que d'une main emphatique le pouvoir pousse les jeunes à s'impliquer dans la vie démocratique de la cité via les offices municipaux des jeunes, de l'autre il condamne  en douce ceux qui prennent une initiative citoyenne indépendante…

Attention !

31 mai : des enfants — 6, 8, 10 ans — en "interrogatoire" policier.
C'est quoi le plan ? Du très long terme il semblerait :  ces "pitchouns" atteindront la majorité dans une dizaine d'années. Si ça continue ils auront été formatés à la trouille, à l'obéissance, à se soumettre à la force. Qui, quoi, ou quel groupe, aurait intérêt à avoir des générations à ses basques ? Attention !

06 juin : ne pas tolérer l'injure est la moindre des choses.  Idem pour la diffamation. Mais lorsque le post Internet incriminé est succint et ironique ("Hou la menteuse !") et, qui plus est,  véridique semble-t-il....


Et la "Base élèves", fichier informatique scolaire prévu pour la rentrée 2009 (dans un silence assourdissant) ? Même l'O.N.U s'en inquiète maintenant ! Vous me direz, heureusement...

Et on continue ! Les SMS traqués, leurs auteurs en garde à vue.... 

Et neuf ans plus tard, tous les textos, messages privés, etc, (500.000!) envoyés le 11 septembre sont rendus publics ! 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:07



J'ouvre mes mails et je tombe...La-dessus ! Texto (copier-coller).
Je fais quoi ?
Je réexpédie à l'adresse indiquée intitulée : République Française !
Quand je l'ouvre cela donne : lettre-info-fiscale@dgfip.finances.gouv.fr !

Alors déjà que Gaule Pigeons Voyageurs vous téléphone avec une voix féminine enregistrée un truc du genre : vous êtes en retard pour le règlement, veuillez (impératif évidemment) blablabla (et peu importe que votre "prélèvement" soit automatique, il faut bien que Big Sister vous habitue à sa présence)... N'est-ce pas les anglais ?


DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES 20/10/2009  
     
  Notification d'impôt - Remboursement  
     
     
     
 
Après les derniers calculs annuels de l'exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d'impôt de € 178,80.
 
     
  S'il vous plaît soumettre la demande de remboursement d'impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement.  
     
  Pour accéder au formulaire pour votre remboursement d'impôt, cliquez ici  
     
     
  Un remboursement peut être retardé pour diverses raisons. Par exemple la soumission des dossiers non valides ou inscrivez après la date limite.  
     
     
     
     
 
Le Conciliateur fiscal adjoint
 
 
 
 
Philippe BERGER
 
     
     
     
     
 
© Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
 
   
Bon ceci fait direction HoaxBuster.... 

Et bien oui, évidemment c'est un Hoax (canular). Sauf qu'à force
d'être tous plus que poussés à règler nos rapports  avec l'administration
et les services via Internet, et vu l'incroyable poussée de mensonges
éhontés que nous subissons, ça va finir par une confusion mondiale de premier ordre !
Donc moi, maintenant, si l'administration veut me faire savoir
quoique ce soit, me réclamer ceci ou cela, et bien elle m'écrit :
désormais c'est qu'elle devra faire pour les PV, grâce à des
citoyens excédés par la multiplication des PV. Entre autres les significativement nommés "PV au vol" (on n'en est pas informé)
qui sont passés de 167 en 2006 à 2282 en 2007
(soit une performance de +1282 % !!!!!)
Donc maintenant l'administration m'écrit.
Et si possible en RAR. Et je vous invite à exiger
la même SECURITE !
Non parce que c'est vrai, si on peut à ce point "web-doubler"
le ministère des Finances, je suppose que c'est encore plus
facile de le faire sur papier.
Et comme moi mes courriers n'ont de valeur de RARisés,
je trouve que la réciproque serait la moindre des courtoisies.
En plus, à ce tarif, ça rentabiliserait la Poste. Non ?
 
 
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 15:00

J'ai le plaisir de vous annoncer que cet article de fin Avril vient d'être publié sur Agoravox, ce 10/06/09
J'y ajoute un lien et le remet en avant en ce début septembre 2009
Et encore en ce 23 novembre, car les enfants des baby-boomers vont payer cher "l'ambiance" des 30 dernières années.





"Les nouvelles générations se foutent de tout. Ils font mal leur boulot, ils n'en ont rien à foutre. Les conséquences, c'est pas leur problème…" me disait donc mon amie. Point de vue trop englobant, certes. Mais ne reflète-t-il pas l'impression sourde que dans ce pays, il faut de plus en plus "repasser par derrière", à tous les niveaux ? Que quelque chose s'est profondément, structurellement, déréglé ?

Comment en sommes nous arrivés là ? Une chose en tout cas est certaine : d'énormes écarts se sont creusés entre les générations, notamment à partir de la fin des "Trente Glorieuses", vers les années 1970-80.
Je ne parle pas en l'air. On peut les chiffrer.
D'ailleurs faisons-le, cela nous évitera de déblatérer dans le vide. 

Côté revenus
"En France, à la fin des années 1970, on observait un écart de 17 % entre les revenus des salariés d’à peine 30 ans et les revenus de ceux de 50 ans. Cette différence est désormais (2006) de 40 %."
On peut le dire autrement. Ainsi, par exemple : "Contrairement à ce qui était la règle sous les « Trente Glorieuses », des individus occupent de plus en plus fréquemment un statut social inférieur à celui de leurs parents : dans la France des années 2000, un fils de cadre supérieur sur quatre et une fille sur trois sont employés ou exercent des emplois ouvriers." (Et ceux qui ne sont pas fils ou filles de cadres supérieurs, ils bossent où ? ) 
Sans compter qu'aujourd'hui, "il faut attendre en moyenne l’âge de 30 ans pour décrocher son premier CDI."

Côté logement
A l'achat : "Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coûtait en moyenne 262 loyers?" 

A la location : "Représentant en moyenne 12 % du budget en 1979 pour toutes les catégories sociales, en 2006 le loyer est resté à 12 % pour les ménages les plus aisés mais est passé à 24,8 % pour les ménages les plus modestes. La hausse continue des loyers a atteint essentiellement les moins fortunés qui sont bien plus souvent locataires que les plus aisés. Pesant massivement sur le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes, le logement apparaît dorénavant, selon l’étude de l’INSEE, comme le marqueur principal des inégalités." 
En février 2009, l'Adil, chiffre la part du loyer moyen (à Paris) à près de 37% du revenu des ménages (parfois 50%), les personnes vivant seules étant les plus impactées. 
Conséquence : de plus en plus de gens vivent en colocation pour le plus grand profit des bailleurs privés. Elle est pas belle la vie ?
 
"Le poids des dépenses « contraintes » (logement, électricité, téléphone, etc.) ou « incontournables » (alimentation, transports, santé, éducation), par opposition aux dépenses non contraintes (loisirs, habillement, équipement ménager, épargne) a pratiquement doublé depuis 1979. Il représente désormais près de 90 % du budget des plus pauvres et, fait nouveau, 80 % du budget des classes moyennes."

"Si l’on regarde l’évolution de la pyramide des âges de l’Assemblée nationale, on constate qu’il existe des biais générationnels évidents. La pyramide des âges de 1981 était authentiquement intergénérationnelle et allait de très jeunes – Bertrand Delanoë, député à 30 ans – jusqu’à de très vieux – Marcel Dassault, 95 ans –, avec entre les deux un étalement important de la pyramide des âges.(…) Vingt ans plus tard, on constate une grande homogénéité de l’Assemblée nationale. (…) La crête des plus âgés disparaît progressivement et vous avez une variance qui diminue lentement, pour faire de l’Assemblée nationale avant tout un lieu de représentation des cohortes nées de 1939 à 1955 : depuis vingt ans, le pouvoir est de plus en plus « gris »."
 
Bref nous nous sommes habitués à toujours voir les mêmes têtes. Si ce n'est pas de l'immobilisme, ça ?! Percer dans le troupeau de tous ces vieux dinosaures inamovibles qui s'accaparent le devant de la scène? Même pas la peine d'essayer… 

Conséquences morales ?
Franchement, il y a de quoi bouder, non ?
Pourquoi ces nouvelles générations ne reflèteraient-elles pas au quotidien le blocage que leurs aînés opposent à leurs ambitions politiques, économiques ou sociales ?

Je vous le demande.

Qu'on ne me rétorque pas, comme nos figures publiques ne cessent de s'en gargariser que, peut-être, mais que c'est bien pire ailleurs et qu'on est les meilleurs. Les résultats (2008) d'une étude comparative réalisée par l'observatoire Ipsos/ Mondiale assistance sur les jeunes actifs (25-39 ans) dans 7 pays européens (France, Allemagne, Pays bas, Royaume Uni, Italie, Espagne, Portugal), prouvent le contraire.

Il en ressort en effet que 72% de jeunes actifs français déclarent qu'il leur est très difficile de négocier des augmentations de salaire, contre 64% en moyenne dans les 7 pays  étudiés.
De plus, malgré les 35 heures de travail hebdomadaires, les Français sont ceux qui déclarent le plus manquer de temps (64%), juste derrière les italiens. "C'est dire à quel point la vie de tous les jours des jeunes actifs italiens et français est source de difficultés, de tension, et probablement de  temps perdu…(…) Par ailleurs, on ne peut qu’être saisi par le désarroi des jeunes  actifs français : ils se montrent en effet extrêmement désabusés, 78% d’entre eux estimant que par rapport à la génération de leurs parents, leur vie quotidienne est devenue plus difficile (contre 61% en  moyenne). Ce sont les seuls à déclarer majoritairement (51%) que leur vie quotidienne est même « beaucoup plus difficile » que celle de leurs parents, signe d'un fatalisme très prononcé et inédit dans les  six autres pays. " (C'est moi qui souligne).
Inédit aussi le fait que, Hongrie mise à part, la France est le pays de l'OCDE où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé ? Qu'en France 45% des précaires ont moins de 25 ans ?
En subventionnant les entreprises sans exiger de contrepartie à long terme, la foule de "plans jeunes" qui se succèdent depuis 30 ans (contrat de qualification, stage, contrat emploi solidarité, emploi jeune, CPE, CAE  et j'en passe) auraient-ils plus contribué à "précariser" qu'à "insérer" ?

Question de coût ? Ou, plus grave, de nivellement par le bas ?
Savez-vous qu'il existe en France une « armée de réserve » de plusieurs centaines de milliers de travailleurs qui n’ont aucun droit, pas même le droit à un salaire?" Ces scientifiques, juristes, commerciaux, gestionnaires (environ 800.000), jeunes diplômés ou seniors Bac + 3, 4, 5… sont légalement payés 30% du Smic, moins que le RMI, sous prétexte qu'ils ne seraient que des stagiaires (ou pigistes, ou....)
Dîtes-moi : on vit comment avec 380,00 euros par mois ? 

Et ce pays,  qui par le biais très silencieux de la paupérisation s'attaque à tout ce qui pense,  ose encore se présenter comme le fleuron de la rationalité mondiale ? 

Désolée pour ceux qui croient encore que la France est un "grand pays", envié par tous les autres. Il a eu son heure de gloire, certes. Mais deux siècles et des poussières plus tard, ce pays est perclus de rhumatismes, et n'avance qu'à grand peine. On peut d'ailleurs chiffrer son taux d'inactivité : 4.472.400 chômeurs en décembre 2008, auxquels il faut depuis rajouter quelques centaines de milliers de plus.  
En gros on arriverait à 11% en 2009 selon cet article du 17/09/09.
Sans parler de la dette monstrueuse que les générations du baby-boom vont laisser à leurs descendants. 
 
Quoi d'étonnant à ce que pour compenser ces désagréments du grand âge, il ne cesse, comme les très vieux, de radoter sur sa glorieuse et fort lointaine jeunesse,  — "valeurs républicaines", "pays  de droit" and co - faute de pouvoir, ou vouloir, œuvrer ici et maintenant à la vivacité de ses valeurs fondatrices : la liberté, l'égalité et la fraternité ? 
      
Le pire c'est que ce triste dérapage avait été annoncé par la pub pour de l'eau minérale qui a sévi sur nos écrans il y a quelques années. 
Son caractère anthropophage m'avait choquée, effrayée et alertée.
L'eau était pleine de bébés souriants.
En la buvant, les vieux retrouvaient leur forme
et pouvaient s'amuser comme des gamins... 

 Dernièrement, à propos des nouvelles générations, mon amie a rajouté: "Ils claquent du fric à tout va. Ils s'endettent. Ils ne prévoient rien. À croire qu'ils savaient qu'il y aurait une crise majeure et qu'il valait mieux en profiter avant que tout s'écroule…"

Car, oui, quelque chose s'écroule. Mais quoi au juste ? Et pour aller vers où ? Au profit de qui ? Des dinosaures oligarchiques qui s'accrochent comme des arapèdes à leur cercle fermé ?

A part des gesticulations sur les paradis fiscaux, les parachutes dorées, les actifs toxiques, les salaires et compagnie, j'ai l'impression qu'un vide intellectuel sidéral plane sur le monde. 

________________
PS : Suite à un de mes post sur le site de la bulle-immobilière.org, une intéressante discussion sur les chiffres du chômage s'est mise en route, qui offre aussi des liens fort pertinents sur le sujet. 

PS : Je viens de trouver un article sur Le Monde qui confirme
"l'image négative que les Français ont des jeunes" . On pourrait aussi poser la question dans l'autre sens (image négative que les jeunes ont des vieux). Et surtout se poser la question de l'origine de ces questions... 
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  • : Le blog d'Amada
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  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
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  • Ethnologue, journaliste, écrivain.
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La "dérégulation", une histoire lointaine ?
 Non. C'est au quotidien qu'elle s'impose !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses.

Ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée... Et, en ce domaine, la réalité dépasse souvent la fiction. 
Histoire de faire sauter les langues idiotes qui, bien souvent, soutiennent en choeur les imbécillités, les incohérences et le cynisme ambiant de cette "dérégulation" :

 - Les déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. 
 - Le laboratoire d'Amada  présente des esquisses théoriques tirées pour la plupart des premiers (textes déposés). 
- AmadO's blues : un de mes amis s'agace avec moi de la confusion mentale généralisée. Je lui ai ouvert mon blog.
- Les articles Michaël Jackson sont des tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés  médiatiquement orchestrées (textes déposés.).
- Plus quelques notules, quelques textes fondateurs et des liens...

Bonne lecture !

A signaler

Argent, dette, intérêts : ouvrir les yeux !  
A.J.Holbeq: 150 millions par jour pour les seuls intérêts de la dette en France . Faits et chiffres à propos de ce racket
 

Une façon critique jubilatoire de lire le monde : Celle de P. Reymond.

Et vu du ciel astrologique, ça donne quoi ?

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