Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:47

Les-notules-d-Amada.gif

Un internaute, me laisse le message ci-dessous, via le formulaire de contact. j'ai eu envie de le relayer. Le voici donc :

Bonjour,
Je me suis présenté hier à ma gestionnaire de banque et je lui ai demandé comment acheter de l'or, quelques pièces de monnaie. Il m'a été répondu qu'il fallait être expert financier pour pouvoir le faire ! 
En effet, m'a-t-on expliqué, l'or est une valeur très fluctuante donc risquée: seuls les connaisseurs peuvent s'y retrouver. Donc pour éviter au client lambda de se ruiner en achetant de l'or, on refuse de lui en vendre! 
En voilà un gentil papa - banquier qui prend soin de la santé financière de ses clients, comme vous empêcheriez votre enfant de mettre ses doigts dans le feu s"il avait cette mauvaise idée.
En plus, pour me faire plaisir, on m'a proposé d'investir sur une assurance-vie (j'en ai déjà une) et surtout sur des produits bloqués pendant un nombre conséquent d'années !
N'allez pas imaginer que j'ai des sommes astronomiques à ma disposition: je cherche juste le moins mauvais moyen de préserver les quelques économies destinées à compléter ma maigre pension de retraite. 
Soyons positif: si ce n'est pas à la banque que je pourrai acheter de l'or, ce n'est pas pour autant que je ne vais pas en acheter ailleurs. J'ai quelques idées , mais les vôtres sont les bienvenues, ainsi que le récit d'éventuelles expériences similaires.
Bonne journée à tous !

 

Et bien cher monsieur, je ne suis pas "experte" moi non plus, mais j'ai appris quelques "trucs" de-ci, de -là. Qu'effectivement il vaut mieux acheter des pièces (or ou argent d'ailleurs vu la flambée des deux cours) vu que les lingots sont souvent trafiqués avec d'autres métaux. Et qu'il vaut mieux éviter "l'or papier"...

Pour plus d'infos, le blog de Pierre Jovanovic et la Chronique Agora me semblent de bonnes sources. 

Et si d'autres avaient la courtoisie de lui répondre... Ce serait sympa.


Repost 0
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 12:32

les-de-boires-d-Amada.gif

Ca y est ! J'ai trouvé un appart ! Bon, il est un peu petit, mais bien placé. La résidence n'est pas belle, mais pas de vis à vis... Je ne réalise pas encore. En tout cas, pas consciemment. Parce que, d'après mes amis, j'ai retrouvé ma joie de vivre. Tout bien réfléchi, c'est vrai. J'ai beaucoup ri ce week-end. Et c'était Pâques ! Et si c'était mon passage de l'enfer au paradis de la vie? Sans doute. Quand on a tout perdu (toit, famille, travail, amis, santé, moral...), beaucoup de tourments semblent... comment dire ? Luxueux... Après m'être débattue dans la survie (matérielle, physique, psychique, sociale), avoir un toit sur la tête, rapatrier mes affaires, retrouver mes très chers livres (je sais c'est "has been", mais c'est ma joie)... Quel privilège, quelle chance !

Les trois mois d'attente vont sans doute me paraître longs... A moins que je ne les considère comme un temps nécessaire de vraie restauration. Parce que quand on est précaire, on ne peut pas se reposer. On a beau aller marcher dans le printemps, on reste inquiet, on se sent coupable... il n'y a que le week-end, quand tous les autres s'arrêtent, qu'on se sent un peu le droit de profiter de la vie... Je dis "on" car j'en ai parlé avec d'autres, ils disent la même chose. Rien de plus épuisant que le "non stop" de la précarité... Ici, en France, ça rend malade...

Bref, même si à force d'impasses je n'y crois pas encore vraiment, je sens quand même que cet appart me redonne déjà une assise. Et avec une assise, des bases, un peu de sécurité, il me semble que tout devient possible, que tout devient facile, même de dormir...

Alors merci...

Repost 0
9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 12:00

 AmadO-sblues.png

 

Amada me signale que, désormais, pour déposer de l'argent à sa banque, il faut s'adresser à une machine et montrer patte blanche avec sa carte bleue... Très bien, donc quiconque n'a pas de carte bleue (c'est un service payant, il me semble), ne peut plus utiliser sa banque comme un coffre (ce à quoi elle sert, basiquement)...

 Cela m'a donné envie de faire un petit tour de ce genre de faits et de tout ce qui les "encadre".

 Partons d'en haut.

Les parlementaires Européens (dont les lois nous sont imposées "d'en haut" sans jamais nous demander notre avis),

sont payés pour les pondre par tous les lobbyistes possibles et imaginables. C'est ce qu'une mise en scène de journalistes du Sunday Time a mis en évidence et que révèle Le Monde. Merci à la presse écrite abandonnée par les lecteurs ! Evidemment nos chers médias dominants ont largement omis de commenter le scandale ! 

Les discours et décisions "d'en haut"

> des banquiers, qui estiment que ces glandos de pauvres doivent travailler plus pour gagner moins (- 50%) ;

> du président de la République française souhaitant baisser les salaires de 20% en France (vous connaissez la rengaine : les travailleurs coûtent trop cher. Genre ils ne produisent que des coûts...);

> des jeunes dirigeants (France) des Etats (Suède) et des banques (qui nous y "habituent" via les bornes Moneo et, désormais les guichets de dépôts), cherchant à supprimer l'argent liquide, avec des raisons très "fortes" : éviter le trafic de drogue, le terrorisme, le travail au noir... Traduction : tout l'argent serait désormais payant, et toutes les transactions pistées (plus toutes les connexions Internet en France), et les gens avec...!

D'ailleurs c'est déjà fait de ci (Californie) de  (Pologne, Nice...), de là-bas... 

Arrivons en bas.

Et surtout au Minnesota où les politiques prévoient une loi pour interdire aux pauvres se balader avec des espèces (mais si une personne qui a l'air pauvre n'a pas d'argent sur elle, boum, en prison )! Et, grâce à la "carte électronique" de remplacement, leur interdire aussi d'acheter du tabac ou des produits alcoolisés - comme des oignons au vinaigre, du parfum, du whisky parce que bon, ça doit être réservé aux riches !...). Et puis que ces pauvres n'imaginent surtout pas qu'ils seront logés et nourris gratis en prison ! Désormais ce sera payant la prison, non mais !

Qu'ils disparaissent bon sang tous ces pauvres, les interdits bancaires (et ceux qui ne veulent pas de carte) ! Au Minnesota ils sont déjà traqués comme des chiens errants, à quand la même "purification" en France ? On va quand même pas laisser les "pauvres" appauvrir les banques en payant en liquide, non ? Parce que, savez-vous, une fois l'argent liquide supprimé, ça va y aller sur les taxes au retrait par carte : c'est déjà en route dans l'Illinois, au Texas...

Aux Etats-Unis, un enfant sur 4 connaît la faim. Donc faire des coupes franches dans "l'assistanat" est le meilleur moyen de tuer la pauvreté et de faire prospérer la prospérité. Idem en France d'ailleurs, il ne faut pas lutter contre le chômage, mais contre les chômeurs, ces lâches nuisibles, afin de défendre les héroïques travailleurs. (Méditer quelques instants cette approche suffit à se représenter l'idée que se font du travail ceux qui l'émettent).

Comme toujours, donc, les petits agacements d'Amada sont comme des fils tendus pour dévoiler l'énorme pelote souterraine dans laquelle l'oligarchie nous emmêle tous. Dont le populo est d'ailleurs parfaitement conscient : la majorité des français s'attendent à une hausse d'impôts après les présidentielles. Après les présidentielles ? Ben oui, le populo a très bien compris que, pour l'instant, ce qui compte pour en "haut" est d'arriver au pouvoir en le caressant dans le sens du poil, avant de pouvoir le prendre à rebrousse poil.

Donc je lance un appel aux volontaires n'ayant pas peur des "cols blancs" : ouvrir des banques locales avec guichet humain (on est bien obligé de préciser "humain" désormais...), sans autre service que le retrait et le dépôt. Pas de spéculation, pas de prêts, rien que des services de base. Je crois qu'elles auraient du succès, et surtout qu'elles seront très utiles pour ceux qui auront envie de revenir aux monnaies locales...Ici ou  (Espagne), ou par ici (France) ou par là (Angleterre), ou partout. Peut-être d'ailleurs pourraient-elles se dédier à soutenir ce qui nous reste de culture ? Vu que c'est, avec les pauvres, l'autre cible des attaques du "haut". Par exemple en Angleterre : après l'élimination des pauvres des universités, l'élimination des "pauvres" de la culture (phrase à deux sens...)

Lire la suite : cette guerre ouverte contamine l'Europe et la France !

Repost 0
Published by Amad0 - dans AmadO's blues
commenter cet article
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:34

 

 

Début de mois, je reçois mon chèque de paie (si, si ça existe encore les supports concrets !), et me rends donc à ma banque où m'attendent des machines ultra-modernes, permettant d'éviter tout contact humain.

La première fois, tout de même, quelqu'un avait eu la gentillesse de me montrer comment faire. Cette fois, je m'y attaque toute seule. Je suis pas conne quand même ! Donc je prends l'enveloppe, remplis toutes les cases, (nom, prénom, n° de compte, date, nombre de chèques, montant total), histoire d'épargner à la banque un surcroît de travail, glisse les chèques signés dans l'enveloppe, enfile ma carte dans le bon sens dans la fente prévue à cet effet, puis, hop, dès que s'ouvre l'autre fente  prévue à cet effet, mon enveloppe dedans. Ouf ! C'est fait !...

Heu, non, c'est raté... Je n'ai pas glissé le ticket délivré par la machine dans l'enveloppe. Il faut dire qu'elle me l'a sorti après avoir ouvert le clapet du trou pour l'enveloppe, cette salope(rie)...!

Direction l'accueil (un peu gênée, j'ai l'air d'une conne, non ?). "Le monsieur là, va vous répondre, c'est pas grave..." me répond en passant une jeune femme, en me désignant un bureau à côté.

"Ce n'est pas grave..." je me répète soulagée en faisant deux pas vers la queue. 10 minutes plus tard, j'explique mon problème au monsieur en question. "Ce n'est pas grave, je le récupère..." me prend-t-il le ticket des mains, sans plus d'explication. Mais comme je n'ai nulle envie de passer pour plus tarte que je ne le suis, je le salue d'un merci et me dirige vers l'autre machine, pour un retrait.

Enfile la carte, tape le code, etc... Le ticket sort, mais de billets, point... Y'a un truc que j'ai pas du comprendre... Bon, c'est quand même un retrait de 250 euros. Je ravale ma fierté, me dirige droit vers le monsieur et lui bafouille que la machine ne m'a pas donné les billets...

"C'est que vous n'avez pas dû les retirer à temps" m'explique-t-il laconique, passez-moi votre ticket" - ce que je fais -, puis "votre nom". Je m'exécute. Et tandis qu'il tripote les touches de son ordi, je me demande si  je suis ralentie au point de ne pouvoir attraper les billets à temps... L'âge peut-être ?

10 minutes, puis signature de papiers que j'ai la prudence de lire, tout de même avant, puis annonce : "Bon, votre compte a été débité. Mais ne vous en faites pas, dans 15 jours on vous re-créditera de 250 euros..."

"Mais, heu, les 250 euros...?" demandé-je bêtement, le temps de faire le point sur la situation. "Je veux dire, me rattrapé-je de justesse, en cas de découvert, c'est bien de votre fait ?"

"Ah ben, non, je n'y suis pour rien, c'est la machine..." entends-je alors un peu ahurie. "Pas vous, non. Mais la banque" j'insiste...

J'abrège. Parce que là, avec la "facilitation des dépôts et retraits" j'ai pris une bonne demi-heure dans les dents. En cas de souci (découvert), je pourrai faire une demande écrite... Quant au monsieur, ai-je appris, il passe son temps à gérer les réclamations de ce genre (donc je ne suis pas la seule conne). Réduction des coûts ? C'est sûr, à chaque "bug" de la machine, l'argent file direct dans les poches de la banque et avec le trading j'imagine que c'est rentable...

Mais, pfouu, ras le bol...


 

Repost 0
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 13:32

les-de-boires-d-Amada.gif

 

Pendant que ça chauffe partout dans le monde, je continue ma petite installation dans la petite vie. Je vais donc déposer un chèque dans ma banque du coin... Et bien, il n'y a plus de guichet ! Pour le dépôt de chèque, il faut désormais utiliser une machine et se faire identifier par sa carte bleue!

Et si je n'en ai pas, moi de carte bleue ? Et si j'ai envie de parler à quelqu'un ? (Oserai-je dire "comme avant" sans passer pour complètement rétrograde ?)...

Incroyable ! Je suppose donc que c'est pour la "réduction des coûts", sous-entendu de personnel ? Mais elle a coûté combien cette machine ? Oh, sans doute que fabriquée en Chine ou je ne sais où par des personnes sous-traitées, pas tant que ça finalement...?

Bon, bref, c'est très désagréable tout ça. Seule consolation, les très méprisés (en France) auteurs de science-fiction sont d'évidence le dernier refuge de la pensée !

Sur ce une copine m'appelle au secours. Elle est coincée dans une station service, sa banque refusant son plein d'essence par carte bleue. Elle a bien essayé le chèque mais aprrès le refus par la machine de sa carte, impossible. Ok. Je saute dans ma voiture, file à la station, lui paie son plein.

Que s'est-il passé ? Rien. La banque n'avait pas encaissé les je ne sais combien d'euros au juste, mais près de mille, touchés une semaine avant. Donc découvert, etc, etc...

Si, si, "etc., etc.": bien que n'étant pas en faute, cela fait trois semaines qu'elle est interdite bancaire...

Deuxième conclusion : la "machination" est bel et bien en marche quoi qu'en pensent les très rationnels "démocrates" du "haut". Très visiblement incapables de maîtriser les machines dont ils sont entourés pour "réduire les coûts", les humains désormais sous-traités au nom des coûts et des machines, en sont devenus les jouets...

Y'a qu'à voir Fukushima. Ou la bourse qui monte boostée par les algorythmes machinaux de quelques gros investisseurs, ou les radiations de pôle-emploi suite à des déraillements sur les lignes téléphoniques, et j'en passe.

Heureusement que les pots d'échappement que j'avais sous le nez dans mon ancien domicile ont été remplacés par des fleurs et des petits oiseaux, bien vivants !

Suite

Repost 0
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 14:23

les-de-boires-d-Amada.gif

 

Ma meilleure amie est venue passer le week-end à la maison. Près de 4 ans que ce n'était pas arrivé, faute de place ! Une vraie joie, de délicieux moments...

Dimanche matin, nous sommes allées faire un tour dans le Var, dans un endroit que nous apprécions particulièrement. Au retour, mon amie me fait savoir qu'à l'automne dernier un viticulteur du coin s'était fait dépouiller de toute sa récolte de raisins en une nuit... On en est là ?

Ben oui. Et même pire. Des amis à elle, qui tiennent une petite exploitation dans les Bouches-du Rhône, ont découvert des chevaux dépecés dans la ferme voisine, il y a de cela quelques semaines...

Mais le bouquet, c'est en arrivant dans la petite ville où j'habite. Des gens en tenue jaune fluo nous arrêtent au rond-point. J'ouvre la fenêtre. Une femme me demande des sous pour les aide-soignants, et nous indique où stationner selon les accords passés avec la police... Ni mon amie, ni moi ne sommes sûres de comprendre et ça se voit. La jeune femme, nous sourit : "Je... recommence ? "  lance-t-elle amusée. Je hoche la tête. Elle confirme. Les gens qui arrêtent les voiture font la manche (elle ne l'a pas dit ainsi, c'est moi qui traduis...) pour les aide-soignants. Et, en échange de notre "don", nous recevrons une peluche...

Sans voix, abasourdies, nous n'avons pas eu le réflexe de poser des questions. Ben oui, ça arrive... Nous n'avons pas demandé quels aide-soignants, au nom de qui ou quoi, pourquoi, etc. Rien. Nous avons poliment décliné l'offre et sommes rentrées, sans un mot, sauf quelques "c'est fou!" bêtement répétitifs...

Des salariés qui font la manche...

Voilà où on en est...

Juste avant de témoigner de ce petit événement pour lequel je n'ai pas d'autres précisions à apporter vu mon "estomacage", j'en ai parlé à ma voisine. Elle en a rajouté : un de nos voisins vient de se faire voler 80 poulets prêts à la vente. Cela s'était aussi produit l'an dernier. Mais pas avant... Et puis, allant cueillir les olives de leur exploitation, les élèves du lycée agricole, ont eu, cet automne, la surprise de n'en trouver aucune.. Toutes volées. Une première....

C'est ce que nos gouvernants appellent la reprise, sans doute... 

Et raison pour laquelle les cambriolages ont augmenté de 40% depuis le début de l'année...

Repost 0
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 21:34

 

les-de-boires-d-Amada.gif

Me méfiant de "l'efficacité" des services français, j'avais demandé le transfert de mon téléphone 15 jours à l'avance... Et bien sûr, le jour J, rien, pas de téléphone. Je prend mon portable, "tsoin, tsoin" musique entraînante, voix de femme juvénile m'expliquant que je peux consulter le site internet, "tapez 1, tapez 2"... Tic-tac, tic-tac, mon forfait file... Et la voix juvénile qui m'annonce six minutes d'attente et, surtout, que c'est GRATUIT si on appelle d'un téléphone fixe Gaule Pigeons Voyageurs...

Vous vous rendez compte ! GRATUIT depuis une ligne fixe ! "Mais ma cocotte si je t'appelle c'est que je suis en PANNE de fixe, b de m !" commencé-je à m'exaspérer. Mais comme en raccrochant je perdrais pour rien les précieuses minutes de mon forfait déjà utilisées, j'ai ravalé mon impatience et sagement attendu... Tic-tac, "tsoin, tsoin", tic tac...

Soudain, nouvelle voix féminine enthousiaste et juvénile : "Ne vous en faites pas Madame, il faut 48 heures...."

... Bon...

48 h après, rien pas de ligne.... Heureusement, ma bailleuse me prête son téléphone Internet. Merci.

Soupir et allez, rebelote, c'est reparti pour un tour. "Tsoin, tsoin", "tapez 1" etc. Je vous épargne ces pénibles détails. Finalement, oui, il y a un problème sur la ligne on envoie un technicien ce sera fait dans les 48 heures.

Ok. 48 h après pas de ligne. Je rappelle. Réponse : "Oui, effectivement, je ne comprends pas. Ecoutez, je relance le service technique, ce sera fait dans les 48 heures".

Ok. 48 h après pas de ligne. Je rappelle. Réponse... Etc.

Ca ne vous fait pas penser à l'annonce "Hervé Guéquières et Stéphane Taponnier et leurs 3 accompagnateurs", qu'on n'entend plus à force de l'entendre répétée sur le même ton, mais dont on se souviendra, malgré soi comme du marqueur sonore de 2010-2011 en Gaule...? "Heureusement qu'on est capable de penser à ce genre de truc dans ce genre de situation..." me dis-je en passant, m'attendant au final "dans les 48h"... Mais là, m'arrive un insolite : "Vous permettez que je vous rapelle pour vérifier que tout est en ordre ?"

Incroyable et... Délicieux...! Vraiment, retrouver un statut de cliente c'est... J'avais presque oublié ce que c'était... 

Bref. Le lendemain, mon portable sonne. Une voix d'homme. C'est le technicien. Il m'explique que le gars d'avant avait débranché l'alarme d'un particulier pour installer ma ligne à la place, au lieu de la "construire". Mais bon, il s'en occupe... Ce devrait être fait dans la soirée....

Et de fait ! Hop ! Ma ligne se met en route... Et la dame me rappelle pour vérifier que tout est en place. Il aura fallut 10 jours..

Conclusion, la sous-traitance, c'est fatiguant pour tout le monde et les gens sous-traités (les mots disent tout), c'est pas rentable...

Quant à ceux qui, malgré tout, gardent le sens du service dans ce "cheap bordel", chapeau.

Repost 0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:45
Merci à Suzanne Bernard d'avoir mis en ligne cet extrait d'un texte fondamental du philosophe Platon : La République, VIII, 562b-563 (dont j'ai "retouché" la mise en page). Il y décrit par le menu comment l'excès de liberté qui la caractérise conduit inexorablement la démocratie vers la tyrannie.
Tout comme celui de Tocqueville, ce texte, écrit il y a près de 2500 ans paraît d'une étonnante actualité.
Aussi, bonne lecture. 

Initialement mis en ligne le 30/09/2009, je remets ce texte en avant en ce 25/02/2011


 

Socrate : 
La liberté.  Ne serait-ce donc pas d'elle dont, dans une cité démocratique, tu entends dire qu'elle a la part la plus belle et que, pour cette raison, ce n'est que dans une telle cité qu'il convient qu'habite quiconque est par nature libre ? 


Adamante : On entend en effet ce mot répété à tout bout de champs. 


S : Eh bien, comme j'allais le dire à l'instant, ce désir insatiable d'elle et l'indifférence à l'égard de tout le reste, c'est cela qui fait changer ce régime et le prépare à avoir besoin de la tyrannie.


- Comment ?

S : Quand, me semble-t-il, une cité démocratique assoiffée de liberté a le malheur d'être dirigée par de mauvais échansons, et qu'elle s'enivre plus que de mesure d'elle à l'état pur, alors, si ses dirigeants refusent de filer doux et de lui laisser une totale liberté, elle châtie ceux qu'elle tient pour responsables, comme des meurtriers et des tenants de l'oligarchie.

- 
Ils agissent en effet ainsi. 


S : Et ceux qui obéissent aux dirigeants, elle les couvre de boue, les accusant de se livrer eux-même à l'esclavage et d'être des moins que rien, alors que les dirigeants qui se laissent diriger et les dirigés qui dirigent, aussi bien dans les affaires privées que publiques, elle les loue et les honore. N'est il pas alors inévitable que dans une telle cité la soif de liberté vienne à tous ?

-  
Comment en serait-il autrement ?

S :  
Et qu'elle s'insinue, mon très cher, jusqu'au plus profond des maisons et qu'en fin de compte il n'y ait jusqu'aux animaux en qui l'anarchie se développe ?


- Que veux-tu dire ?

S : Que le père s'habitue à devoir traiter son fils d'égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s'égale à son père, n'a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu'il veut être libre ; le métèque s'égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l'étranger. 


- C'est bien ce qui se passe

S : À tout cela, s'ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n'ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s'occupent d'eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s'opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s'abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques. 


-C'est tout à fait ça !

S : Mais en fait, le comble, mon très cher, de l'excès de liberté, tel qu'il apparaît dans une telle cité, c'est quand ceux et celles qui ont été achetés ne sont en rien moins libres que ceux qui les ont achetés. Et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l'égalité des droits et la liberté, nous étions près de n'en quasiment rien dire ! 


- Pourquoi pas, pour citer Eschyle, « dire ce qui nous est venu à la bouche à l'instant » ?

S : Bien sûr ! Et c'est ainsi que je parle. À quel point les animaux qui sont au service de l'homme sont beaucoup plus libres dans une telle cité qu'ailleurs, c'est incroyable pour qui n'en a pas eu l'expérience. Car sans mentir, les chiennes, comme dit le proverbe, deviennent en tous points semblables à leur maîtresses, et les chevaux et les ânes, habitués à aller en tout librement et fièrement, heurtent à tout instant dans la rue les passants qui ne s'écartent pas ; et tout devient ainsi gavé de liberté.

- 
C'est mon propre rêve que tu me racontes là ! Car je subis bien souvent de telles mésaventures quand je vais à la campagne. 


S : Et le résultat de tous ces abus accumulés, tu le conçois, c'est qu'ils rendent l'âme des citoyens si délicate qu'à l'approche de la moindre apparence de servitude, ils s'irritent et ne peuvent le supporter. Et tu sais bien qu'au bout du compte, ils n'ont plus cure des lois écrites ou non écrites afin de n'avoir jamais nulle part à supporter de maître.


- O combien, dit-il, je le sais ! 


- Eh bien, mon très cher, tel est le beau et vigoureux commencement duquel naît la tyrannie, ce me semble.

Repost 0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:30

AmadO-sblues.png

 

C'est la repriiiiise ! Surpriiiise ! Le Cac 40 se porte au mieux ! Les actionnaires vont toucher 13% de plus que l'an passé. Les entreprises vont leur distribuer 45% de leurs bénéfices ! 

Avec de tels chiffres, c'est sûr, il ne faut pas leur augmenter les impôts, elles seraient étranglées, voyez-vous...link. (Sans compter que la réalité commence (enfin!) à effleurer les esprits spéculatifs...)

Pendant ce temps là, la hausse du prix du gaz se poursuit (+ 5% bientôt), ce qui sur un an augmente la facture des quidams de 20%. On peut y ajouter l'augmentation des prix du carburant de 13% sur 2010, noter qu'en six mois le  prix de l'électricité a pris 7%.

Et que le smic touché par un actif sur 5, ne bouge plus depuis 5 ans...

Reste la question de la dette de l'Etat. Parce que si c'est la repriiiise, c'est grâce à l'Etat qui a renfloué les banques (et qui emprunte aux banques depuis 1973). Donc, maintenant il faut payer les frais de cette méprise, non cerise, et m...!, repriiiise, et rembourser les marchés, l'Etat ! 

Et rapido, hein, les marchés s'impatientent ! Mais comment, vu les chiffres faramineux de cette cerise, zut !, repriiiise ?

Mais avec le flash, bien sûr ! C'est rapide, lumineux, automatique. Pas d'employé, pas de panne, pas d'échappatoire pour le flasché, une raison imparable de le faire (ta sécurité...) et pas de délocalisation possible des machines (qui doivent être fabriquées à Tataouine...).Quoi de mieux? Jackpot! s'exclame significativement La Dépêche ! On vous le dit c'est la repriiiiise ! Tu pompes en bas, ça monte en haut... !

Bon, allez, un petit morceau de chocolat pour me consoler... Ah m... ! Plus possible, trop cher... Tant pis, un petit bout de baguette bien fraîche avant qu'il ne soit trop tard... 

Et... pour la suite ?

Surpriiiiise ! On peut renverser la vapeur, pomper un peu dans les surplus en haut pour arroser en bas, et soudoyer le populo pour qu'il ne bronche pas. Après le Koweït, l'Arabie...

Mais... Surpriiiise ! En Occident, la repriiiise ne le permet pas, question de rigueur et de morale (puisque désormais "on" y "moralise" le capitalisme...)

La suite...?

Surpriiiise...

 

Repost 0
Published by Amad0 - dans AmadO's blues
commenter cet article
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

 

Cet extrait de De la démocratie en Amérique (1840) d'Alexis Tocqueville fait partie, à mes yeux, des textes clefs pour comprendre où nous en sommes et de quoi souffre notre pays. Bonne lecture.
Amada.
Initialement mis en ligne le 31/03/2009, je remets cet article en avant en ce 25/02/2011

 

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
      Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie , règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?
      C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre ; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
      Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve , il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.
      J'ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu'on ne l'imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu'il ne lui serait pas impossible de s'établir à l'ombre même de la souveraineté du peuple.
      Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d'être conduits et l'envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l'un ni l'autre de ces instincts contraires, ils s'efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d'être en tutelle, en songeant qu'ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu'on l'attache, parce qu'il voit que ce n'est pas un homme ni une classe, mais le peuple lui-même, qui tient le bout de la chaîne.
      Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent.

Alexis de Tocqueville 
De la démocratie en Amérique
tome II, IVeme partie.

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog d'Amada
  • Le blog d'Amada
  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
  • Contact

Profil

  • Amada
  • Ethnologue, journaliste, écrivain.
  • Ethnologue, journaliste, écrivain.

Bienvenue sur mon blog

La "dérégulation", une histoire lointaine ?
 Non. C'est au quotidien qu'elle s'impose !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses.

Ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée... Et, en ce domaine, la réalité dépasse souvent la fiction. 
Histoire de faire sauter les langues idiotes qui, bien souvent, soutiennent en choeur les imbécillités, les incohérences et le cynisme ambiant de cette "dérégulation" :

 - Les déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. 
 - Le laboratoire d'Amada  présente des esquisses théoriques tirées pour la plupart des premiers (textes déposés). 
- AmadO's blues : un de mes amis s'agace avec moi de la confusion mentale généralisée. Je lui ai ouvert mon blog.
- Les articles Michaël Jackson sont des tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés  médiatiquement orchestrées (textes déposés.).
- Plus quelques notules, quelques textes fondateurs et des liens...

Bonne lecture !

A signaler

Argent, dette, intérêts : ouvrir les yeux !  
A.J.Holbeq: 150 millions par jour pour les seuls intérêts de la dette en France . Faits et chiffres à propos de ce racket
 

Une façon critique jubilatoire de lire le monde : Celle de P. Reymond.

Et vu du ciel astrologique, ça donne quoi ?

Archives

Brèves

Avril 2011 :Destruction herboristerie, phytothérapie, semences traditionnelles par l'UE.
Halte au massacre > Explications et Pétition 
http://www.defensemedecinenaturelle.eu/