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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 01:57

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 Bon, je suis retournée à la Poste deux ou trois fois : travaux ou vague papier "fermé pour cause de travaux" sans date limite. Je suppose que, comme dans le bled d'à côté, on va avoir droit à des machines high tech et à des jeunes filles au sourire formaté pour expliquer aux maladroits de mon espèce sur quel bouton appuyer et vendre des timbres verts.

En attendant, je n'ai toujours pas pu récupéré mon Lep. Donc fouille dans les papiers, prends en en plus on ne sait jamais (identité, impôts, téléphone, mutuelle, pôle emploi, que sais-je) et hop, coup de voiture (ben oui, c'est loin), sollicitation tout sourire du préposé de garde, présentation du problème, etc.

A force de contorsions, il prend mon "dossier" au sérieux, tapote sourcilleux sur son clavier, m'informe que mon Lep est bien dans la région que j'ai quittée malgré ma demande de transfert trois mois avant. Et voilà ce qui arrive quand on s'adresse à des gens, au lieu de passer par RAR ou machine...

Finalement, il me demande si j'ai un téléphone mobile ! Pourquoi faire ? Quel rapport ? Et bien si, grâce à un tour de passe passe technologique de première, un "code secret" déboule dans ma messagerie... Je veux dire dans la case esemes. Et là, miracle, me certifie-t-il, avec ce code, je pourrais avoir accès à mon Lep online et le vider, au moins. Et puis courrier avec photocopie de ceci, de cela pour qu'"on" m'envoie les intérêts de l'année sur mon compte. Ah d'accord... Et si je n'avais pas eu de téléphone portable ? Ben tant pis ma petite dame..

Bon, je rendre daredare, direct l'ordi, tapotages multiples, traversée de la jungle d'incohérence verbale commune aux formulaires web (identifiant, code de connexion, abonné ?), vidage du compte. Ouf ! Respire un coup, rédige lettre au "centre" dont je dépend encore, dont personne n'a pu me dire si c'était l'une ou l'autre des deux villes qui trainent sur les papiers officiels. J'en choisis une au pif, RAR.

D'évidence mauvais choix. 3 mois plus tard toujours pas d'intérêts, par de signification écrite de fermeture de Lep (donc je ne peux en ouvrir un autre), rien, nada. Va falloir tout refaire.

Ben oui. En France c'est comme ça. Pour tout faut s'y reprendre deux trois fois, quatre... C'est l'âge.  Et comme ce genre de bégaiement administratif ça vous fait faire des cheveux. On appelle ça prendre un coup de vieux. Je trouve que c'est ce qui nous arrive : on n'arrête pas de prendre des coups des générations d'éléphants qui stagnent au pouvoir.

Alors qu'on est des petites souris, hein ?

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:22

Bon, j'ai lassé dormir le blog un long moment.

Mais ce n'est pas faute d'emmerdes.

En voici une (les autres suivent).

Pour rappel (ici) : j'avais transféré mon compte postal et un livret à La Poste de mon avant dernier studio (la résidence de l'Averell de service). Comme il y a eu de graves troubles dans la distribution de courrier, la Poste a soudain mis un terme à ce compte postal, sans, bien sûr, que je n'en sois avertie. Elle a aussi fermé mon livret parce que je n'avais pas fourni ma déclaration d'impôts (faute d'un rappel que la Poste devait me faire).

 

Bref, j'avais fini par obtenir, après un mini parcours du combattant de plus, un courrier attestant que mon livret était en "attente" chez eux.

Sachant que j'allais encore déménager, je me suis rendue au bureau de poste le plus proche de mon futur domicile, munie du fameux courrier, en demandant à ce que mon livret soit effectivement transféré chez eux (effectivement signifie :  changement de région, de centre directeur, etc, ne m'en demandez pas plus, les arcanes administratives de ce pays me restent inaccessibles, ce qui est, régulièrement une excellente école d'humilité vu que, régulièrement, je ne comprends pas les justifications charabieuses qu'on m'oppose ce qui... se voit... Je devrais prendre des cours de marketing d'image, je sais. Mais c'est trop cher...Et puis franchement, je préfère passer pour un conne et pouvoir ainsi poser des questions... Des fois que cela pourrait un tout petit peu, un tout petit peu, nous faciliter la vie à tous... passons).

Ma demande faite, je déménage, paume plus ou moins les papiers dans la course, les retrouve... Et, enfin, me rend au fameux bureau... Un vague bout de papier collé sur la porte m'informe "fermé pour cause de travaux...". Ha... Et jusqu'à ? Mystère, pas de date limite (cela fait trois fois que j'y passe, et le bout de papier qui a pris la pluie, est, miracle, toujours là, égal à lui même)... Et entre temps, évidemment, je n'ai reçu aucun courrier... Donc mon livret doit de nouveau "flotter" dans les limbes administratives françaises auxquelles je ne pige que couic.

A ce qu'il paraît, toutes ces "emmerdes" sont dues au fait que la Poste est ruinée, cf Pierre Jovanovic, ce qui devrait m'inquiéter...

Mais j'ai beau me dire, "bon demain tu téléphones, ou tu vas dans un autre bureau...", ben, pour l'instant, mes pieds n'ont pas suivi. Ca me fatigue d'avance... De toute façon, à tous les coups, comme ce n'est pas "mon" bureau,"on" va me renvoyer à pétaochnoc...

Une petite emmerde de plus dans ma petite vie de franchouillarde qu'est-ce que ça peut bien faire ? Hein ?

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:27

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Comme je le disais la dernière fois, je me suis fait une belle frayeur. Je venais de déménager une fois de plus (il y a quoi, 3 mois ?). Et plus de nouvelles du tout de mon compte postal et donc de mon LEP.  Fouille les papiers, trouve un n° de téléphone — un 36-39...

Evidemment, je tombe sur une "voix" qui n'en est pas une qui m'ordonne de "tapez tant", "tapez tant". On connaît la rengaine...Sauf que voilà, je me suis retrouvée devant un véritable mur.

D'abord cette conne de voix, me demande mon identifiant et mon mot de passe... Sans ces codes d'entrée, impossible de joindre une personne, je veux dire en vrai. Bon. Raccrochage puis fouille des papiers, détermination de ce qui est appelé identifiant (il y a des tas de synonymes dans ces systèmes), recopiage du mot de passe, ré-installation devant le téléphone, notes en mains. Rappel du 36 truc.

Tapez ceci, tapez cela : identifiant ou mot de passe non reconnus. Impossible d'entrer en relation avec qui que ce soit... Panique.

Bon, pages jaunes : je rappelle mon bureau de poste initial . Il me renvoie au 36 truc...

Au bout d’une dizaine d’appels infructueux, je finis par taper 3 supputant que ce service dédié aux placements me répondra. Effectivement, mais à peine avais-je expliqué mon problème, mon interlocuteur, un homme, me raccroche au nez, parce que je ne suis pas au bon endroit...

De plus en plus désespérée, je tente le 4, rien. Puis le 5 : et là… miracle. J'’ai de nouveau affaire à quelqu’un. Mais pas le temps de dire « ouf », que je suis « transférée » si j’ai bien compris vers les services financiers…

J’attends cœur battant, espérant que le transfert réussira et que je ne me retrouverai pas une fois de plus le bec dans l’eau… (Passez-moi, l’expression, mais rien de plus « flippant » que de ne plus pouvoir accéder à un interlocuteur « humain »… surtout pour  une personne précaire sur tous les plans.)

Bref – ouf —  second miracle, j’ai à nouveau eu une personne, une vraie, au bout du fil, une femme. Et cette dame, a l’amabilité de bien vouloir essayer de comprendre ce qui s’était passé. J’ai ainsi appris que mon compte courant et mon LEP avaient été clos, l’un courant 2010, l’autre début 2011, faute de réponse de ma part. Or je n’ai reçu aucun courrier, ni pour la fin d’année 2010, ni pour la clôture de ces comptes...

Comme quoi, la distribution de courrier de mon ex-résidence était bel et bien perturbée, bien plus que ne le croyais... Et le suivi postal, non assuré... Il faut dire que le bureau de poste fait partie des "restructurations" (entendez destruction)...

Bref, j'ai une adresse, un service précis, un nom auquel me référer (celui de la dame). RAR où j'explique tout ceci, tel quel. Et ouf, je suis rappelée, on m'explique, on m'envoie un courrier. A moi de jouer. Ouf, mes sous ne sont pas perdus, avalés, où je ne sais quoi... ouf, ouf, ouf...

(suite...)

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:34

 

 

Début de mois, je reçois mon chèque de paie (si, si ça existe encore les supports concrets !), et me rends donc à ma banque où m'attendent des machines ultra-modernes, permettant d'éviter tout contact humain.

La première fois, tout de même, quelqu'un avait eu la gentillesse de me montrer comment faire. Cette fois, je m'y attaque toute seule. Je suis pas conne quand même ! Donc je prends l'enveloppe, remplis toutes les cases, (nom, prénom, n° de compte, date, nombre de chèques, montant total), histoire d'épargner à la banque un surcroît de travail, glisse les chèques signés dans l'enveloppe, enfile ma carte dans le bon sens dans la fente prévue à cet effet, puis, hop, dès que s'ouvre l'autre fente  prévue à cet effet, mon enveloppe dedans. Ouf ! C'est fait !...

Heu, non, c'est raté... Je n'ai pas glissé le ticket délivré par la machine dans l'enveloppe. Il faut dire qu'elle me l'a sorti après avoir ouvert le clapet du trou pour l'enveloppe, cette salope(rie)...!

Direction l'accueil (un peu gênée, j'ai l'air d'une conne, non ?). "Le monsieur là, va vous répondre, c'est pas grave..." me répond en passant une jeune femme, en me désignant un bureau à côté.

"Ce n'est pas grave..." je me répète soulagée en faisant deux pas vers la queue. 10 minutes plus tard, j'explique mon problème au monsieur en question. "Ce n'est pas grave, je le récupère..." me prend-t-il le ticket des mains, sans plus d'explication. Mais comme je n'ai nulle envie de passer pour plus tarte que je ne le suis, je le salue d'un merci et me dirige vers l'autre machine, pour un retrait.

Enfile la carte, tape le code, etc... Le ticket sort, mais de billets, point... Y'a un truc que j'ai pas du comprendre... Bon, c'est quand même un retrait de 250 euros. Je ravale ma fierté, me dirige droit vers le monsieur et lui bafouille que la machine ne m'a pas donné les billets...

"C'est que vous n'avez pas dû les retirer à temps" m'explique-t-il laconique, passez-moi votre ticket" - ce que je fais -, puis "votre nom". Je m'exécute. Et tandis qu'il tripote les touches de son ordi, je me demande si  je suis ralentie au point de ne pouvoir attraper les billets à temps... L'âge peut-être ?

10 minutes, puis signature de papiers que j'ai la prudence de lire, tout de même avant, puis annonce : "Bon, votre compte a été débité. Mais ne vous en faites pas, dans 15 jours on vous re-créditera de 250 euros..."

"Mais, heu, les 250 euros...?" demandé-je bêtement, le temps de faire le point sur la situation. "Je veux dire, me rattrapé-je de justesse, en cas de découvert, c'est bien de votre fait ?"

"Ah ben, non, je n'y suis pour rien, c'est la machine..." entends-je alors un peu ahurie. "Pas vous, non. Mais la banque" j'insiste...

J'abrège. Parce que là, avec la "facilitation des dépôts et retraits" j'ai pris une bonne demi-heure dans les dents. En cas de souci (découvert), je pourrai faire une demande écrite... Quant au monsieur, ai-je appris, il passe son temps à gérer les réclamations de ce genre (donc je ne suis pas la seule conne). Réduction des coûts ? C'est sûr, à chaque "bug" de la machine, l'argent file direct dans les poches de la banque et avec le trading j'imagine que c'est rentable...

Mais, pfouu, ras le bol...


 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 13:32

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Pendant que ça chauffe partout dans le monde, je continue ma petite installation dans la petite vie. Je vais donc déposer un chèque dans ma banque du coin... Et bien, il n'y a plus de guichet ! Pour le dépôt de chèque, il faut désormais utiliser une machine et se faire identifier par sa carte bleue!

Et si je n'en ai pas, moi de carte bleue ? Et si j'ai envie de parler à quelqu'un ? (Oserai-je dire "comme avant" sans passer pour complètement rétrograde ?)...

Incroyable ! Je suppose donc que c'est pour la "réduction des coûts", sous-entendu de personnel ? Mais elle a coûté combien cette machine ? Oh, sans doute que fabriquée en Chine ou je ne sais où par des personnes sous-traitées, pas tant que ça finalement...?

Bon, bref, c'est très désagréable tout ça. Seule consolation, les très méprisés (en France) auteurs de science-fiction sont d'évidence le dernier refuge de la pensée !

Sur ce une copine m'appelle au secours. Elle est coincée dans une station service, sa banque refusant son plein d'essence par carte bleue. Elle a bien essayé le chèque mais aprrès le refus par la machine de sa carte, impossible. Ok. Je saute dans ma voiture, file à la station, lui paie son plein.

Que s'est-il passé ? Rien. La banque n'avait pas encaissé les je ne sais combien d'euros au juste, mais près de mille, touchés une semaine avant. Donc découvert, etc, etc...

Si, si, "etc., etc.": bien que n'étant pas en faute, cela fait trois semaines qu'elle est interdite bancaire...

Deuxième conclusion : la "machination" est bel et bien en marche quoi qu'en pensent les très rationnels "démocrates" du "haut". Très visiblement incapables de maîtriser les machines dont ils sont entourés pour "réduire les coûts", les humains désormais sous-traités au nom des coûts et des machines, en sont devenus les jouets...

Y'a qu'à voir Fukushima. Ou la bourse qui monte boostée par les algorythmes machinaux de quelques gros investisseurs, ou les radiations de pôle-emploi suite à des déraillements sur les lignes téléphoniques, et j'en passe.

Heureusement que les pots d'échappement que j'avais sous le nez dans mon ancien domicile ont été remplacés par des fleurs et des petits oiseaux, bien vivants !

Suite

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 21:18

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"Bonjour, introduisez le ticket" . Heu, non, je ne crois pas qu'elle m'ait dit "bonjour" cette voix de femme mi-ferme mi-douce et surtout machinale.

Non, elle n'a pas du dire "bonjour". Quant à "introduisez le ticket", on se demande où, et c'est un peu obscène. Mais bon, je raconte ça de mémoire, peut-être que je me trompe. 

J'introduis donc le ticket. "Payez le tarif affiché", reprend derechef cette "chose". Heureusement que ça m'était déjà arrivé, parce que où tu payes, avec quoi, si t'as pas l'habitude, tu en a bien pour quelques minutes à piger quoi faire avec les bittognos que t'as sous le nez. A moins que je ne sois un peu tarte... ? Bon je glisse des pièces dans une fente en espérant ne pas m'être trompée de trou. Ouf, c'est le bon, "Merci" qu'elle me fait d'un petit air satisfait, tandis que la barrière se lève.

Liberté de circuler, tu parles : obéis à la "voix", paye, et après on verra. 2 euros 40 pour 20 bornes... Passons.

 

Arrivée chez moi, six lettre officielles d'apparence identique. J'ouvre la première : avis de saisie sur un de mes comptes ! Et idem pour toutes les autres, y inclus une à mon patron, saisie sur salaire ! D'un coup, pof !, ça vous tombe. C'est le Trésor Public, pour une taxe d'habitation.

Mais je l'ai payée cette taxe ! Je m'en souviens très bien, l'augmentation de la somme m'avais choquée (10%) ! Vite fouille dans la paperasse. Je retrouve le papelard, un tip... Je téléphone. "Ah mais madame, nous on n'a rien reçu. Je vous ai envoyé en courrier de rappel en décembre. Un courrier en avril. Pas de réponse. Donc saisie..."

Moi :"Mais enfin, Monsieur, non seulement je n'ai rien reçu de ces courriers, mais, en plus j'ai la trace du tip, je vous en envoie copie".

Lui : "Oui, mais madame ça ne prouve rien. S'il s'est perdu, il s'est perdu. Cherchez dans vos relevés de comptes, voir si la somme a été débitée.

Oui, sauf que maintenant avec les "web-relevés" remonte donc plus de six mois en arrière ! Puis - lumière !-, j'ai fermé des comptes suite à mes nombreux démêlés, peut-être le tip a-t-il tapé dans un de ces comptes ?

Lui : "Non madame. En ce cas la banque est tenue de nous informer de la fermeture du compte."

Ah ouais ? Tu parles... Vu le je m'en-foutisme ambiant...

Résultat, coups de fil, courriers, versement... Côut de l'opération : 90 euros pour les "frais de dossiers", plus frais annexes (tel, copies, RAR, etc), plus perte de temps, stress... Un coup de fatigue en plus. Et après on s'étonne de la résignation ambiante ?

Il y a des journées comme ça... de m...





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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 12:57


 

Bon, je prends mon courage à deux mains, cogite deux RAR imparables, les paie, les poste et attend. Leur objet ? Fermeture de deux comptes bancaires : l’un, de la banque AB, parce qu’extension des GAF il ne mérite même pas la petite somme qui s’y trouve et que je n’y ai accès que par hot-line interposée, l’autre, parce que suite au rachat de ma banque initiale par une autre, que j’appellerais BB, il me prive de tout guichet au profit d’une hot-line. Or les hot-lines non seulement c'est c..., mais c'est la porte ouverte à tous les abus, pardon, à toutes les erreurs.

Au bout de quinze jours, la première (AB) m’envoie un courrier sommaire pour m’indiquer que le compte serait clos dans les quinze jours. Un mois pour débloquer les fonds ! Vive la rapidité vantée des services téléphoniques ou en ligne. Et, encore, j’avais prévenu les « retards » en m’engageant par écrit à détruire chéquiers, cartes, etc.

Heureusement car la seconde (BB) me téléphone (numéro masqué, « Bidule Machine de la banque BB », voix féminine plutôt autoritaire, genre bien rôdé de « ma petite tu ne sais pas faire comme il faut » ), pour m’informer qu’il leur est impossible de clôturer le compte vu que j’ai encore chéquier et carte ! Je réponds d’une voix sophronique que, bien sûr, mais que comme indiqué dans mon RAR je m’engageais à les détruire…. « Ha ? Effectivement, j’avais mal lu…. »

Bien tenté… Mais loupé !

Je ne sais pas vous, mais j’ai l’impression de suivre une formation quotidienne intense de « prévention stratégique des coups tordus ». Vu les multiples tentatives d’arnaque ne disant pas leur nom dont je suis la proie, j’en ai  d’autant plus besoin que , malheureusement pour moi, quand j’étais petite ce n’est pas dans cette potion culturelle que j’ai baigné mais dans son contraire. A l’époque, droiture, honnêteté, responsabilité, respect étaient les mots d’ordre.

Aujourd’hui, un vrai boulet mental, moral et comportemental…

Enfin bref, mes comptes ont finalement été clôturés, les sommes versées sur mon nouveau compte MAIS… Un mois après, aucun courrier, ni de AB, ni de BB pour confirmer et préciser le décompte de ces sommes ! (Vous savez les 5 euros par-ci, 20 euros par là pour "frais de dossier"...). Rien, aucun justificatif, aucun décompte, aucune preuve de fermeture, rien ! Même pas un salut de courtoisie.

Rien du tout. Je ne sais comment qualifier cette nouvelle forme de pratique. J’hésite entre la « politique de réduction des coûts (sous-entendu salariés trop onéreux) » chère à nos élites, et les nouvelles techniques du vol et de l’irrespect qui se répandent à grands flots…

Que dois-je faire ? 
Deux nouveaux RAR je suppose ?
Pourquoi pas, j'ai l'habitude, à force. Mais y aurait-il un moyen de se faire rembourses ces frais inédits ?  

Si quelqu’un pouvait m’éclairer là-dessus…

PS : Appeler la hot-line ? J'y ai bien pensé mais ça ne sert à rien. En plus il n'y a pas de trace directement utilisable par l'usager. Et si ça se trouve c'est payant (même pas envie de me renseigner la-dessus).  

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 19:01

 

11 heures, minuit. Combien bonne la relative fraîcheur à cette heure-ci ! Je tombe sur mes voisins, installés dehors. Ils m'invitent à boire un café. Conversation aidant, l'un d'entre eux me montre un courrier de sa banque des plus surprenants.

Je n'en retiendrai que les deux paragraphes suivants, cités in extenso :

Vos opérations et données personnelles sont couvertes par le secret professionnel auquel nous sommes tenus. Toutefois, pour satisfaire aux obligations légales et règlementaires, la Caisse Régionale peut-être tenue de communiquer des informations aux autorités judiciaires ou administratives légalement habilitées.

 

Jusque là, a priori, tout va bien, n'est-ce pas ? On comprend que les données personnelles du client seront protégées par la loi, la banque étant TENUE de les couvrir par le secret professionnel, sauf si l'Etat avait besoin d'y mettre son nez. Ok ?
Ok. Poursuivons la lecture. Paragraphe suivant :

 

Vous pouvez, conformément à la loi, accéder aux informations vous concernant, les faire rectifier (heureusement, c'est la moindre des choses, enfin ça va mieux en le disant…) ou vous opposer à leur communication à toute entité… 

"Vous opposer à leur communication à toute entité ?" Quelle entité ? Ca veut dire quoi "toute entité" ?  Non mais je rêve ! On vient de me dire que la loi obligeait la banque à ne pas communiquer mes infos, mais je peux m'opposer à ce qu'elle le fasse ? C'est quoi ce plan ? A moi d'obliger la banque à respecter la loi, sinon tant pis, elle ne le fera pas ?

Pour être sûre de la manipulation sournoise qu'il me semble comprendre, je relis…

Et… C'est dingue !

Après avoir rappelé et affirmé la loi, la banque la nie, tout simplement ! Démonstration :

"Vos opérations et données personnelles sont couvertes par le secret professionnel auquel nous sommes tenus"(…) SAUF QUE "vous pouvez (…) vous opposer à leur communication à toute entité (encore une fois quesaco ?)  ou à leur utilisation par la Caisse Régionale à des fins de prospection commerciale, en écrivant par lettre simple  (Ha ouais ? Je vais croire qu'une lettre simple, sans le soutien juridique d'un RAR, puisse suffire auprès de cette banque dont je découvre, ébahie, la totale mauvaise foi…) au Service Client de votre Caisse régionale à l'adresse figurant en bas de page…" 

Bref : c'est confidentiel puisque la loi y oblige, sauf que si vous n'écrivez pas au service client pour la faire respecter, et bien, elle ne le sera pas. Tout simplement. Sans compter que la lettre simple n'arrivera probablement jamais, et qu'il va donc falloir pour prévenir la violation de la loi que cette banque s'apprête à faire à l'encontre de son client, qu'il débourse 5,00 de RAR et passe du temps à le rédiger et à le poster.

Mon dieu que ce pays devient pénible !

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 17:38


Je reçois ce matin réponse à mon enième RAR aux GAF.

Et, oui, je suis tenace. Il faut dire que je supporte mal qu "on" fasse mine de ne pas comprendre mes rappels des faits — ou de ne les avoir ni lus, ni reçus, ni entendus, malgré moult RAR, l'intervention d'UFC Que choisir et des conversations orales.

Et ce avec une insistance répétitive qui pourrait faire douter de la santé mentale de mes interlocuteurs !

Bref, cette fois, enfin, je reçois une réponse écrite…. Des plus époustouflantes ! Explication.

J'avais donc dans ce dernier RAR  demandé, une fois de plus, pourquoi les GAF m'avaient opposé un refus de caution bancaire de loyer (qu'une autre banque m'a accordée sans problème, cela dit en passant).

Voici la réponse. Outre, des revenus salariés insuffisants (alors que ces cautions sont justement prévues pour ceux qui ne peuvent pas en justifier, les gens du rentrent de voyage, les artistes, les indépendants, etc), l'argument choc suivant. Je cite :  "Prise de garantie sur votre contrat d'assurance vie ne vous permettant plus d'effectuer des retraits partiels comme vous le faisiez auparavant. "

J'en reste sur le cul avant de traverser une brève poussée de rage. Depuis mon premier dépôt, il y a de cela 5 ans, je n'ai fait aucun retrait! A quoi donc ai-je affaire ? A une totale incompétence ? A une totale méconnaissance de mon dossier ?

Ou pire, à un usage, cynique, pervers ou simplement grossier — et tout à fait "officiel"—, du mensonge pur et simple !

Vu l'ambiance mensongère de plus en plus éhontée qui sévit au niveau institutionnel dans ce pays et dans d'autres, je penche malheureusement pour la dernière hypothèse.

Dans quelle folie collective sommes-nous en train de nous enfoncer ? Car une fois le mensonge devenu la règle, plus aucune confiance, plus aucune réciprocité, bref, plus aucun vivre ensemble ne sont possibles ! Nous  rendons-nous compte de cela ?

L'histoire ne nous aurait donc rien appris ?

Depuis le temps, nous ne savons pas encore qu'il n'y a rien de plus dangereux pour une société que la pratique systématique du déni, du cynisme et de la surdité, qui conduisent droit à la violence ?  (Cf. Hannah Arendt "Du mensonge à la violence"?).

Que tous ceux qui s'y adonnent en s'y croyant autorisés par la mentalité ambiante, sachent que l'histoire et leur conscience les considèreront comme co-responsables de la catastrophe collective qu'ils préparent ! Non mais !

Cela dit, pour moi, consolation et pas des moindres : je dispose cette fois bel et bien d'une preuve écrite de l'incompétence et de la mauvaise foi de cet organisme.  Comme quoi la ténacité paye, la vérité finit toujours par triompher…

Direction UFC Que choisir…

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:09




Après mon rendez-vous avec le directeur des GAF qui ne savait pas lire le français, je suis retournée à UFC Que Choisir, histoire de vérifier que le pli recommandé avec avis de réception que je m'apprêtais à envoyer à ce monsieur avec copie au grand chef France, était pertinente. Réponse, oui.

10 jours plus tard, je reçois les réponses de ces messieurs. Quelle odieuse platitude ! Aucun des éléments de la conversation repris dans ma lettre n'y sont rappelés. A la place des phrases bateaux.

L'apprenant une de mes amies s'est exclamée, "ce sont vraiment des pourritures, tu vas voir qu'ils vont essayer de noyer le poisson".

Sauf que depuis qu'il a décidé de se constituer un dossier, le poisson est insubmersible. Je suis donc retournée voir mon aimable conseiller UFC qui m'a préconisé d'attendre un peu, histoire des le laisser souffler, et de revenir si besoin passé tel délai. Ce que j'ai fait évidemment. Cette fois les deux courriers sont partis de l'association de consommateurs.

Deux jours plus tard, coup de téléphone d'une dame des GAF dont je n'ai jamais entendu parler. Elle me demande si j'ai bien reçu leur lettre m'informant que ma requête avait été acceptée. Réponse, non.

"Ah c'est pour cela… Nous avons reçu un courrier d'une association…" poursuit-elle l'air de se demander ce que c'est que cette association inconnue…

- Oui, lui précisé-je, d'UFC Que choisir qui me suit depuis le début…

- Alors sachez que nous avons fait un geste commercial et que vos 6% viennent de vous être versés…

"Ah, bien, merci de m'en informer", je lui réponds d'un ton plus que morne… 
Car si je suis soulagée de récupérer mes 6%, l'expression "geste commercial" ne passe pas. Comme si c'était le fruit de leur générosité et non du simple respect de leurs engagements financiers  !
Mais qu'est-ce que c'est que cette façon de parler ?
Un tic des GAF ? A propos des 3,8% prélevés sur mon capital, le directeur commercial avait parlé, lui, de "gracieuseté commerciale", genre "on te fait une fleur en te pompant plusieurs milliers d'euros. Remercie !"
Et maintenant rebelote, "on vient de faire preuve de largesse à ton égard - dixit "geste commercial" - donc, idem, remercie !" 
Mais mes cocos, en l'occurrence c'est moi qu'il faudrait remercier d'avoir exigé en direct le respect du contrat ! Sinon c'était tribunal doublé de scandale, je vous le dis ! 

- Je suppose que ceci vous satisfait ? s'inquiète-t-elle au vu de ma mutité.

- Si ces 6% ont bien été versés, cela répond effectivement à ma première requête, mais….

- C'est fait. Vous pouvez vérifier tout de suite par Internet… interrompt-elle.

-  Je le ferai. Mais qu'en est-il de ma seconde requête ?

- Il y avait autre chose ? s'étonne-t-elle.
Ah bon, elle non plus ne comprend pas le français, ou quoi ? Mauvaise foi ? Ignorance du dossier, vu le courrier lapidaire d'UFC Que Choisir (preuve qu'elle n'aurait jamais lu le mien, joli professionnalisme)?
Allez savoir.
Me voilà en train de répéter toute l'histoire de la caution bancaire. Miracle, cette dame semble comprendre le français. Mais bon, il faut qu'elle voie avec ses services... Belle stratégie du "traînons, traînons, ça lasse les gens, ils laissent tomber", non ?

Passons, un pas après l'autre. Pour l'heure jai récupéré mes 6% en totalité et non pas les ¾ comme proposé par le chef commercial qui ne savait pas lire le français !
Enfin presque : 25,00 euros de RAR en moins quand même ! Plus le temps perdu, même au Smig ça fait pas mal !…

Mais bon… Justice est rendue et, avec elle, ce qui m'étais financièrement dû.
Et par ces temps de crise, c'est la moindre des choses il me semble...


 

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  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
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  • Amada
  • Ethnologue, journaliste, écrivain.
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Bienvenue sur mon blog

La "dérégulation", une histoire lointaine ?
 Non. C'est au quotidien qu'elle s'impose !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses.

Ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée... Et, en ce domaine, la réalité dépasse souvent la fiction. 
Histoire de faire sauter les langues idiotes qui, bien souvent, soutiennent en choeur les imbécillités, les incohérences et le cynisme ambiant de cette "dérégulation" :

 - Les déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. 
 - Le laboratoire d'Amada  présente des esquisses théoriques tirées pour la plupart des premiers (textes déposés). 
- AmadO's blues : un de mes amis s'agace avec moi de la confusion mentale généralisée. Je lui ai ouvert mon blog.
- Les articles Michaël Jackson sont des tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés  médiatiquement orchestrées (textes déposés.).
- Plus quelques notules, quelques textes fondateurs et des liens...

Bonne lecture !

A signaler

Argent, dette, intérêts : ouvrir les yeux !  
A.J.Holbeq: 150 millions par jour pour les seuls intérêts de la dette en France . Faits et chiffres à propos de ce racket
 

Une façon critique jubilatoire de lire le monde : Celle de P. Reymond.

Et vu du ciel astrologique, ça donne quoi ?

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Brèves

Avril 2011 :Destruction herboristerie, phytothérapie, semences traditionnelles par l'UE.
Halte au massacre > Explications et Pétition 
http://www.defensemedecinenaturelle.eu/