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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 16:37

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Bon, ce blog a pas mal dormi.  Il faut dire que retrouver un toit et du boulot après 4 ans de précarité totale, ça incite vraiment à se re-poser.  Mais, les emm... n'ont pas pour autant cessé, même si elles ont perdu le pouvoir de me foutre par terre.

Le dernier "gros truc" en date, c'est la perte de mon procès. Pour rappel, j'avais loué un studio (500 euros par mois, 19 m2) dans une résidence dîte hôtelière, offrant connexion Internet, salle de "petit déjeuner", salle de fitness et gardiennage, avec deux mois de loyer offerts pour un engagement de six mois. Petite remarque en passant, dans le coin, grosso modo, tous ceux qui sont dans la partie basse du salaire médian sont contraints de louer dans ce genre de résidence vu qu'ils ne peuvent justifier d'un salaire de trois fois ce montant, sauf à se faire de fausses fiches de paie, pratique courante. D'ailleurs je suis retournée voir une ex voisine dans cette résidence la semaine dernière et, surprise !, une seconde résidence dîte hôtelière avait poussé juste devant, preuve que ce doit être rentable.

Deux ans, ça aussi été la durée de ce procès motivé par une menace d'expulsion manu-militari si je ne réglais pas sur le champs les deux mois de loyer offerts au nouveau gestionnaire (le 4eme en deux ans, le dernier s'étant barré avec la caisse, les passes, sucrant aussi au passage la distribution du courrier qui s'est perdu pendant des mois on ne sait où, etc, à l'été 2010). Plus le fait que la connexion Internet avait été coupée sans crier gare, que chacun a du prendre un abonnement EDF en plus, que les salles de "petit-déjeuner" et de fitness  avaient été fermées (ainsi que l'accueil), le gardiennage supprimé (illégal pour ce genre de résidence) et l'entretien interne et externe réduit à peau de chagrin.

Mon avocate m'ayant assurée qu'il était inutile que je vienne aux audiences et ereintée par ma vie, je m'en étais donc dispensée (toute confiante que j'étais vu le dossier). Première conclusion, je devais les deux mois offerts (1000 euros donc) ! Pourquoi ? Parce qu'il manquait une signature et ce bien que la caution bancaire d'un an que j'avais versée précisait bien qu'elle correspondait à un an moins deux mois de loyer offerts de mon bail. Résultat de cette première manche, la victime (moi) se ruine pour, finalement, être désignée coupable... (Note : la société qui m'avait établi mon bail a "disparu" pendant un temps avant de réapparaître avec les mêmes offres à 70 kilomètres de là...)

Restait la question du défaut de respect des services inclus. Cette fois, assez remontée je me rends à l'audience. Un juge derrière une table, de l'autre côté les deux avocats des deux parties et moi. Durée ? 3-4 minutes avec interdiction pour la plaignante (moi) de parler. Je l'ai quand même fait. Est-ce pour cela ? Le défaut de service a été reconnu (réduction des derniers loyers pour un total de 300 euros).

Donc pour les 1000 euros, soit je faisais appel et c'était reparti pour un tour, soit je payais. Vous savez quoi ? J'ai payé. Déjà que le procès m'avait bien plus couté que les 1000 euros, je n'allais pas encore  payer pour risquer le même déboutage en 2-3 minutes. Finalement c'est assez juteux la justice en France : tu de défends (tu paies) tu perds, tu fais appel (tu paies), l'autre contre (tu repaies) et ainsi de suite jusqu'à quoi, la Cour de justice Européenne ?

Si c'était à refaire je récupèrerai mes 1000 euros directement.

C'est pareil, j'ai un copain qui suite à la liquidation de sa société s'est retrouvé en procès. Au cours des 3-4 minutes de son audience, le juge a simplement estimé que, je cite, "la banque a toujours raison"....! Il fait appel, son avocat "oublie" de le faire, et quelques moins plus tard, la banque lui réclame 20.000 euros dans les 6 semaines, faute de quoi elle lui saisit sa maison...

Et, depuis, des histoires comme ça, de "petits" déboutés en justice au profit des "gros", j'en ai entendu à la pelle (y inclus pour mon avocate en butte à un problème de voisinnage avec un gros restaurateur bien "introduit" comme on dit vulgairement).

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 12:49

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Entourée de mes 5 chevaliers servants, j'ai donc troqué mon 19m2, fenêtre contre autoroute, pour un studio-loft campagne. Ouf !

Entre la course contre l'agence SMJ, et autres obligations, je m'agite. Du coup, il me faut 24h pour me rendre compte que je me gèle. Je fouille dans les cartons, trouve le thermomètre : il fait 15° ! Et moins dans la salle de bain dont la fenêtre doit rester ouverte, vu les odeurs et l'humidité. 

Cerise sur le gâteau, la wi-fi incluse dans mon bail n'est pas accessible... Or j'ai résilié mon abonnement précédent. Quant au téléphone, bien que j'aie demandé son transfert 15 jours à l'avance, et bien, il fallait s'y attendre, il ne fonctionne pas... Or, j'avais prévu des tas de démarches pour redémarrer ma vie professionnelle. Je me disais : "Une fois que tu auras du calme, plus de place, un environnement plus amical, tu vas trouver les ressources pour te relancer..." J'étais prête, je piaffais.

Et là, j'ai les ailes coupées... Je déprime... Je n'arrive plus à me lever le matin, il fait trop froid et puis pour quoi faire ? A 15°, je n'arriverai à rien de toute façon...

Heureusement, il a fait beau et en tapant sur les vitres, le soleil a fait remonter la température à 17° dans une partie de la pièce. Heureusement, en fin de semaine, un copain de ma bailleuse est venu réparer le chauffage. Je suis restée à côté de lui pour lui passer pinces, lumière, boulons, etc. Il y avait un de ces court-jus ! Bref, c'est réparé, et hop, me voilà à 19-20°... Et puis, la machine à laver suit (et oui, les femmes seules ont besoin de bras forts, de bras d'homme pour des choses simples comme une machine à laver, vous voyez ?).

Au bout d'une semaine c'est vivable. Mais toujours ni téléphone ni donc internet... Ainsi va la France...

Moubarak a cédé au peuple et, moi, je ne retrouve pas ma pêche... Toujours et encore devoir batailler au ras les pâquerettes, c'est vraiment épuisant... Mais qui le sait vraiment, à part ceux qui y passent vraiment ? Personne.... Alors, en plus, il faut faire bonne figure pour ne pas faire fuir tous les autres. Il faut ravaler sa plainte, cacher la difficulté... C'est épuisant aussi... J'en ai marre.

Peut-être devrais-je me contenter de baisser les bras, de profiter du soleil, du silence, du chant des oiseaux ? Ne plus me préoccuper de trouver du boulot (sans téléphone et sans internet, de toute façon...) ? Me dé-soucier totalement ?

Lâcher prise comme "on" dit ? Ouais... J'ai comme l'impression que c'est une sagesse pour nantis... Pour moi le défi est un peu plus radical...

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 12:08

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Faire mes cartons, ou les joies de l'équilibriste folle, vu que dans 19m2 dont 4 de salle de bain il faut jongler. Appeler des bras à la rescousse, non sans inquiétude vu que tous les déménagements se font au même moment. Une paperasse par jour... On avance et, le jour J, royal ! Me voilà entourée de 5 chevaliers servants, au lieu des deux qui s'étaient fermement engagés ! Ouf, et super ! Un seul voyage à plusieurs voitures et... C'est fait ! Merci les gars ! Comme c'est précieux, pour une personne seule, que la fraternité !

Une fois les cartons déposés, pour partie chez les locataires qui partent le lendemain (un lundi), pour partie sous un abri-voiture et pour partie chez ma bailleuse, ne reste plus qu'à aller briquer...

Le soir, retour chez ma bailleuse, une femme adorable. Elle m'héberge pour la nuit... Demain, je serai "chez moi"...

MAIS...

Il faut que je retourne à mon ex-appart pour attendre l'agence qui ne viendra pas, et faire faire des attestations. Car, bien que j'aie proposé un rendez-vous par écrit le 30/12, ils ne pourront l'honorer m'ont-ils informée 3 jours avant mon départ. Ben oui, dans les agences, c'est bien connu, "on" prend les rendez-vous, un mois à l'avance. OK. Mais au cas où, je m'y rend vu qu'il n'y a aucune trace écrite de ce décalage. Un voisin vient prendre des photos, deux personnes constatent l'absence de l'agence...

Et il faut bien sûr que j'y retourne aussi le mardi. Cavale pour trouver un témoin... Je trouve. On attend, le gars tarde. J'appelle l'agence. "Non, Madame, ce n'était pas 16h mais 16h30..." Ben voyons. Poireautons. Le gars arrive, fait le tour manu-militari, c'est impec. Il le note, sauf pour le matelas qu'il estime déchiré, alors qu'il n'est qu'usé (on voit mes traces de pied et d'épaule, ce qui informe tout observateur de mon équilibre droite-gauche...). Passons.

Il se lève et va pour partir... Et mon double de l'état des lieux, remise des clefs ? "Ah non, Madame, vous viendrez le chercher ce soir ou demain matin à l'agence." Engueulade, rien n'y fait...

Ok, le soir je dors "chez moi", repars le lendemain matin pour l'agence. J'arrive. Réponse : "Le courrier est parti" (Je précise j'avais appelé la veille). J'insiste, je veux un double. Refus. J'appelle mon avocate. Elle me propose d'envoyer un recommandé, puis de leur parler. Je lui passe le chef d'agence (Averell en chemise rose cintrée, que tu lui presse le nez, il en sort du lait. Mais un vrai roquet). Et le voilà, bien sûr, qui attaque  "Madame, Amada a refusé de donner sa nouvelle adresse, ce n'est pas légal (il y a un suivi postal, mais passons), donc je ne lui donne pas de double." Je vous passe l'engueulade. Finalement, je donne une adresse, le double est envoyé par fax à l'avocate et à moi en photocopie, que je fais parapher... Ouf ! Je vais pouvoir commencer à m'installer...
MAISd 'autres surprises m'attendent...

Pour l'heure, une seule satisfaction :  mon avocate a gôuté au roquet en direct... 


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:20

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Fin décembre, une amie m'annonce que son locataire s'en va. Si je veux le studio, elle me le réserve.... Wouaouh ! Plus d'autoroute à 10 mètres de la fenêtre, plus d'Averell sur le dos, campagne et chant des oiseaux et surtout le double de surface pour le même prix. Non, pour moins cher, les charges sont incluses.

Ni une ni deux, j'accepte.

Dans 15 jours, je ne serai plus là. Le pied !

Là-dessus qu'est-ce que découvre ? Que l'agence SMJ lance une "offre promotionnelle" de 6 mois sur les studios, soit 100,00 euros de moins par mois ! Question : pourquoi les locataires en place ne bénéficieraient-ils pas des mêmes largesses ? Il suffirait qu'ils aillent résilier leur bail pour le refaire à la nouvelle sauce, non ?

En tout cas, cela prouve deux choses : que les loyers sont trop chers (et oui c'est du Scellier à pigeons) et que les offres promotionnelles ça existe.

Notamment la mienne... Cause du procès en vue.


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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 16:49

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Je me suis offert une petite retraite monacale, ô toute petite, 4 jours, pour me reposer de la pagaille ambiante et fêter Noël à mon goût.

4 jours d'enveloppement spirituel, de plongée dans le Grand Silence. Un vrai délice... Quand je dis dans le grand silence, cela inclut le téléphone, là-bas, "ça ne passe pas" comme on dit...

 Bref, je repars, mon petit appareil "bip", me signalant un message. J'écoute. C'est un de mes voisins. Une affichette a été scotchée à l'entrée de la résidence, annonçant que l'eau serait coupée le 28 décembre, les factures n'ayant pas été payées... !

Mais ce n'est pas possible ! Après Internet coupé du jour au lendemain un samedi matin, puis l'électricité, c'est le tour de l'eau ! Et sans prévenir en plus !

Parce qu'une affichette (15/15cm), à l'entrée du portail côté voitures, exposée à la pluie, qui la voit ? Pas grand monde, ça c'est sûr... Moi, en arrivant, il a fallu que je descende de la voiture et aille voir de près, avant de la trouver. En plus, en cette trève des confiseurs, les locataires présents sont très peu nombreux, il suffit de regarder le parking... Et, bien sûr, rien dans les boîtes aux lettres...

Mais on a le droit de couper l'eau des locataires du jour au lendemain ? Sans les prévenir en plus ? 

Heureusement, m'apprend à mon arrivée le voisin qui m'a avertie, les "autorités" locales ont été mises au parfum. Ca va barder...

En attendant, il fait un froid de canard (chez moi 15° après 6 heures de chauffage à fond...) et je ne veux pas laisser les "mafieux" qui nous gèrent, gâcher la douceur qui m'habite. Alors au dodo, on verra demain.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 00:00

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Bon, donc l'huissier envoie l'agence SJM devant le tribunal, je n'ai pas le choix. C'est de la légitime défense.

Ok, mais voilà, il me faut un avocat, parce que sinon, vu les moyens des AI, et bien...

Et puis une amie me mets en garde, attention aux représailles de SJM. Les voisins confirment. Ils sont très peu nombreux à accepter de me faire des attestations. Ils ont peur.

Il faut dire que, la connexion internet a été coupée du jour au lendemain, sans préavis, un samedi matin ! Par exemple.

Que idem pour EDF...

Que, désormais, c'est clair, mon courrier arrivera avec 4, 5, 6 jours de retard.

Et puis sait-on jamais ? Des fois qu'en France, selon que l'on soit puissant ou misérable, la loi "vire"... N'est-ce pas ?

Là-dessus, coup de fil de mon "propriétaire", dont j'ignorais tout, vu que l'agence avait refusé de me faire copie du mandat dont elle se disait mandatée...

Et voilà le monsieur qui me dit qu'on ferait mieux de se parler hors les agences et les avocats. Ca alors ! ? J'ai un téléphone tout à coup ?

Mais comment cela se fait-il qu'il n'ait pas appelé avant alors que l'agence m'avait affirmé lui avoir transmis mon premier RAR ? Esquive de la question.

Je la repose.

Molle négation du fait. 

Ok, d'accord, passons... Que propose-t-il ? Et bien que, par exemple, on divise en deux les 1000,00 d'offre que l'on me doit (c'est-à-dire, que lui me doit, maintenant), en deux. Que je n'en paye QUE la moitié... !!!

Pardon ? Tu me dois 1000,00 euros et comme arrangement à l'amiable, tu me propose de n'en payer que la moitié ? Que moi, je ne te paye QUE la moitié de ce que TOI tu me dois ?!

Mais tu marches sur la tête mon coco ! (Nota : c'est un pigeon de Robien and co)

Evidemment, je refuse.

Réponse. Et bien, ok, si je préfère être expulsée à la fin de la trêve hivernale !

Donc, je reprends. Tu m'appelles pour qu'on "s'arrange" (à l'amiable donc). Et pour tout arrangement tu me proposes de me voler de 500,00 ou alors c'est la porte ? 

Les gens sont c... ! des fois...

Pardon, non, ils sont comme les enfants. Ils sont victimes du mauvais exemples des "grands". Puisque les "grands" roulent tous les plus petits qu'eux, et bien ces pauvres victimes se croient donc tout permis avec ceux qu'ils estiment plus petits qu'eux (un proprio, c'est quand même plus grand qu'un locataire, n'est-ce pas). Et ainsi de suite...

Bref, me voilà embarquée dans une procédure judiciaire qui va sûrement durer... Parce que le procès prévu la semaine dernière est reporté par les avocats des deux parties... Et que comme la justice est encombrée, on verra ça en février, hein ?

Mais c'est tout vu.

Zen...




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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 23:02

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Bon, suite à l'attaque par voie d'huissier de l'agence immobilière, et après m'avoir expliqué que ma seule réponse possible était l'attaque, mon huissier me conseille vivement d'aller d'abord régler les quelques euros de baisse que je m'étais moi-même octroyée sur mes loyers.

Le temps d'avoir le temps d'y aller, je reçois de l'agence un courrier soi-disant RAR, juste déposé dans ma boîte aux lettres. Son objet : me menacer d'envoyer un huissier pour que j'obtempère. Une semaine après que l'huissier soit passé ? Et pas avec les mêmes chiffres ? Mais où est donc passé le pseudo-professionnalisme de cette agence qui réclame à tous les locataires des tonnes de garanties, preuve de son sérieux ?

Passons. Je me pointe à l'agence, fais un chèque, en réclame copie et reçu à la demoiselle BCBG un tantinet arrogante qui s'occupe de l'accueil et lui demande, "en passant", l'air de rien, si l'on pourrait me fournir récepissé du soi-disant RAR ci-dessus évoqué.

Et, hop !, voilà que le jeune pédant qui m'envoie les courriers déboule du couloir, chemise rose cintrée, sourire aux lèvres, main tendue. "Bonjour madame Amada (madamamada), vous allez bien ?"

"Très bien, merci. Vous m'apportez le récépissé" lui réponds-je nonchalante. "Ah ça ? Vous allez le recevoir. On a envoyé le courrier avant pour gagner du temps. On fait comme ça pour votre résidence." "Ah bon d'accord " conclus-je en m'apprêtant à sortir. "Vous avez reçu le commandement" me rattrape-t-il. "Oui"  je laisse tomber totalement neutre. "Et alors ?" insiste-t-il. "Alors quoi ? lui fais-je l'air torve, ça me ne concerne plus maintenant que c'est entre les mains de la justice..." Est-ce un effet de mon imagination, tandis que j'ouvre la porte je sens le dandy vaciller. Secrète jubilation.

Une semaine plus tard, copie de la même lettre m'est envoyée en RAR. Exactement la même, sauf... la signature. Et oui... Et comme la première pièce était déjà entre les mains de mon huissier, cela sent de plus en plus mauvais. Pour une fois tant mieux. Non ?Comme quoi, avoir l'air de rien rend les petits pédants particulièrement cons. Une bonne stratégie...

En fait, dans un monde dominé par l'image, c'est la meilleure des stratégie... Muriel Barbery l'expose très bien dans son L'élégance du Hérisson. 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 19:39

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Je réclame donc par RAR à l'agence les pièces juridiques à partir desquelles elle prétend me dénier tous mes droits de locataire. Aucune réponse...

Puis un matin, on sonne, j'ouvre, c'est un huissier de justice. Me voilà menacée de saisie si je ne règle pas les 1000,00 d'offre inclus dans mon bail (que l'on me doit depuis fin juin), dans les 24 heures ! Plus les frais : 139,00 euros. Et si je n'ai pas réglé la question dans le mois qui suit, je serai expulsée...

Ben mon petit ! En voilà une réponse ! 

Ainsi donc je n'ai plus un "contrat d'hébergement hôtelier", mais un bel et bien un bail ? Il n'est plus question de jugement me privant de mes droits? J'ai, tout à coup, le nom de mes propriétaires ? 

Quelle courtoise façon de s'y prendre ! C'est quoi le problème ? Que mon bail inclus une connexion internet, alors que tous les résidents viennent de s'en voir privés sans crier gare ? Que l'accueil inclus dans les services a été supprimé ? Et que n'ayant pas plié aux menaces "d'hébergement hôtelier" je mets mes propriétaires en porte à faux ?

D'accord. Je vais à mon tour chez huissier. Après un premier coup d'oeil à la paperasse, il trouve que rien n'est clair.

Il m'annonce aussi que la seule réponse, en ce cas, c'est l'attaque. Je n'ai d'autre choix que d'aller en justice. Ok.

Mais ce monsieur n'arrête pas de mentir ! m'insurgé-je.

De mentir ? Me répond mon interlocuteur. Ce monsieur est bien agent immobiler ?

Oui, que je lui réponds.

Alors madame, ce n'est pas du mensonge. C'est de l'illégalité....

Hou, je sens que ça va chauffer...

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:50

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Bon, donc, je reprends le feuilleton.

Le gérant se barre avec la caisse. Une agence immo, SJM, se déclare nouvel interlocuteur pour les locataires. Mais, s'appuyant sur un jugement commercial dont, à ce jour, elle se refuse à fournir la copie à quiconque, elle prétend que tous les baux sont caduques et que les locataires doivent d'urgence prendre contact avec elle pour établir de nouveaux baux, faire des états des lieux de sortie, etc. avec menace d'expulsion par voie d'huissier si pas de réponse sous huitaine à l'appui.

Comment s'y prend--t-elle ? En collant sur les portes, des lettres menaçantes non nominatives et non signées. Outre que la méthode est plus que discourtoise, elle est parfaitement illégale.

Intégralement en fait. Après consultation de l'Adil il s'avère que :

> Aucun jugement commercial ne peut destituer les locataires de leurs droits, et réduire les baux à néant. Mais l'agence SJM, elle réduit les baux à néant et va quasiment jusqu'à prétendre que nous occupons nos studios illégalement.

 > le repreneur du bail, quel qu'il soit, doit le reprendre tel qu'il était, sans par exemple exiger un nouveau versement de caution. L'agence niant la validité des baux exige de nouvelles cautions.

> enfin l'agence, c'est la loi, doit montrer son mandat et donner les coordonnées du propriétaire. Ce qu'elle refuse de faire.

A mes RAR concernant ces points, l'agence s'est contentée de répondre par les mêmes courriers de menace non signés et juste déposés dans ma boîte aux lettres (curieux qu'elle ne les ai pas collés sur la porte d'ailleurs...)  

A mon grand désarroi, la plupart des locataires "plient" devant le roquet menaçant qui représente l'agence.. Il faut dire que la plupart ne gagnent que le smic, ou moins (c'est le cas de retraités) et ne peuvent justifier d'un salaire de trois fois le montant du loyer... Alors...

Un des locataires cependant mène l'enquête : un véritable panier de crabes se dispute l'affaire. Notamment la mafia qui s'est emparé des très juteuses résidences dîtes hotelières sur laquelle se ruent tous ceux dont le salaire ne permet pas de signer des baux "normaux", mais qui peuvent quand même, en se serrant la ceinture, se payer un toit pour une nuit, un mois, trois mois... Cela permet aussi de construire à 10 mètres de l'autoroute, moyennant quelques taxes foncières à la mairie, etc...

An cassant tous les baux pour les remanier à sa sauce, l'agence fait sauter tous les services antérieurement inclus dans les loyers, à savoir accueil quotidien, distribution de courrier, gardiennage, connexion internet etc. C'est bien connu, vu la concurrence internationale, il faut réduire les coûts, en réduisant le personnel : exit gérant et gardiens. 

Voilà à quoi nous ont conduits les politiques gouvernementales successives consistant à vanter "l'investissement locatif défiscalisé" : à ce qu' "on " oublie que le locataire n'est pas un point de rentabilité, mais une personne, et plus encore un citoyen doté de droits. Qu'une agence le force en toute illégalité à refaire son bail, à payer une seconde caution, etc, ne choque donc plus personne. 

Quant au montant des loyers... Les rares propriétaires s'étant fendus d'un petit voyage pour enfin "voir" ce dans quoi ils avaient investi à distance, se sont tous présentés comme des victimes d'escroquerie. C'est vrai. Mais avaient-ils songé en "investissant" que seule la moitié la plus riche des français pouvait prétendre habiter dans leurs studettes ? Silence indifférent, ou mieux, regard fuyant, en guise de réponse...

Et qu'"on" vienne encore de baisser les taux d'emprunt pour booster l'endettement, pardon, l'immobilier, ne semble pas choquer grand monde non plus.

Vous savez pourquoi ? Parce qu'une révolution silencieuse est en route : la désertification générationelle. Autour de moi, de plus en plus d'actifs envisagent très sérieusement d'aller vivre ailleurs, en Chine, au Maroc, au Mexique. 

Alors le sud de la France, bronze-cul des retraités de l'Europe ? Plus pour longtemps, faute de services (soins infirmiers, police, ménage, et j'en passe, tout ceci va quitter le coin, question de survie). 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 09:28

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Bon, donc fin juillet début août, nous, les locataires de ma résidence, découvrons que le gérant s'est barré dans la nuit, laissant la résidence "hotelière" ou quelque chose du genre à l'abandon. Résultat : plus personne à l'accueil, plus de gardiennage (alors que notamment les détecteurs de fumée le rendent obligatoire), plus de ménage dans les parties communes,plus de distribution de courrier.

Nous sommes deux à agir. L'un commence une enquête de fond. L'autre propose un courrier signé par tous adressé à l'Adil et à la sous-préfecture, histoire d'avoir au moins un témoin officiel de la situation.

Alors d'accord nous pouvions nous douter que quelque chose arriverait puisque le "gérant" nous avait demandé de ne pas payer tout de suite notre loyer, qu'un repreneur était en vue, etc. Mais d'un autre côté, comme la résidence avait changé quatre fois en un an de gestionnaire, nous ne nous en étions pas plus soucié que cela... Même l'afichette non signée posée sur les portes d'entrée de chacun des bâtiment (4 en tout) ne nous avait pas alertés outre mesure.

Mais lorsqu'on a constaté que le courrier coincé dans la boîte aux lettres fermée à clef en avait été extirpé, que des lettres avaient été ouvertes, que d'autres avaient disparu, nos esprits ont commencé à réagir et les questions à fuser. L'électricité dont l'abonnement était collectif, internet dont la connexion l'était aussi, allaient-ils être coupés ? Où étaient passés les "pass" et la troisième clef de nos appartements jusque là entre les mains de l'ancien gérant et des gardiens brutalement licenciés (en clair qui pouvait entrer chez nous sans crier gare ?). A qui rendre les clefs pour ceux dont le bail s'achevait ? Qu'allaient devenir ceux qui avaient loué pour septembre ? Et côté assurance ? Et que faire maintenant avec les alarmes incendie puisqu'il n'y avait plus personne pour les éteindre ?Etc. Etc.

Et tout ceci au mois d'août, évidemment, au moment où la résidence est dans sa période la plus creuse, suffisait d'observer les parkings...

Bref, notre lettre, en RAR évidemment, finit par partir le 10 au matin.

Heureusement !

Le 10 août au soir, une affichette apparaît à l'entrée de la résidence, accusant certains locataires de profiter de la situation pour ne pas payer les loyers ! 

D'où vient ce billet ? D'une agence immobilière ! Evidemment.

Que dit-elle ? Qu'il faut prendre contact avec elle dans les huit jours, sinon attention, expulsion par voie d'huissier (Heu... et les gens en vacances ?), pour refaire des dossiers, des états de lieux, etc, etc. Bref, en clair, selon elle, nous sommes là illégalement ! 

Et "ciao" toutes les lois de la république !!! Logique, ces logements n'en sont pas : ce sont des produits financiers ! (Cf le genre via les pubs ci-dessous...)

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Présentation

  • : Le blog d'Amada
  • Le blog d'Amada
  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
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  • Amada
  • Ethnologue, journaliste, écrivain.
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Bienvenue sur mon blog

La "dérégulation", une histoire lointaine ?
 Non. C'est au quotidien qu'elle s'impose !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses.

Ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée... Et, en ce domaine, la réalité dépasse souvent la fiction. 
Histoire de faire sauter les langues idiotes qui, bien souvent, soutiennent en choeur les imbécillités, les incohérences et le cynisme ambiant de cette "dérégulation" :

 - Les déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. 
 - Le laboratoire d'Amada  présente des esquisses théoriques tirées pour la plupart des premiers (textes déposés). 
- AmadO's blues : un de mes amis s'agace avec moi de la confusion mentale généralisée. Je lui ai ouvert mon blog.
- Les articles Michaël Jackson sont des tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés  médiatiquement orchestrées (textes déposés.).
- Plus quelques notules, quelques textes fondateurs et des liens...

Bonne lecture !

A signaler

Argent, dette, intérêts : ouvrir les yeux !  
A.J.Holbeq: 150 millions par jour pour les seuls intérêts de la dette en France . Faits et chiffres à propos de ce racket
 

Une façon critique jubilatoire de lire le monde : Celle de P. Reymond.

Et vu du ciel astrologique, ça donne quoi ?

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Brèves

Avril 2011 :Destruction herboristerie, phytothérapie, semences traditionnelles par l'UE.
Halte au massacre > Explications et Pétition 
http://www.defensemedecinenaturelle.eu/