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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:59

 

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Bon, voilà 4 ans que je cotise à l'Ursaff (24% de mes rentrées en gros) en tant qu'auto- entrepreneur.
Au passage, un petit coup de gueule : non, je ne suis pas dans le bâtiment, pas plombier, pas maçon, pas électricien, ni dans le e-commerce. En clair je ne concurrence personne, c'est même le contraire ! J'ai de redoutables concurrents à 350 euros par moi à Madagascar, l'île Maurice et j'en passe. Heureusement, mon employeur résiste au "cheap bordel" généralisé !

Bref, comme j'étais aussi salariée, je suis restée au régime général côté sécu. Mais voilà que, deux jours avant de me retrouver aux urgences (où j'ai été opérée dare dare), je reçois deux courrier : un de la sécu et un du RSI (régime des indépendants) me demandant de justifier ceci et cela.  Je vous dis pas le "flip" administratif pour les frais !

Bref à peine sortie et encore très flageollante, je téléphone aux un et aux autres pour comprendre de quoi il en retourne.
Côté RSI, première réponse, je relève du RSI, pas du régime général. Oui, sauf que le RSI m'avait refusé, vu que j'étais salariée, puis inscrite à Pôle Emploi. "Oui, mais madame, m'entendis-je rétorquer d'un ton d'autorité tançant une irresponsable, il fallait vous renseigner...." 
Et prend toi ça dans la gueule.... et ferme la, il n'y a pas à discuter.
Ok je me renseigne par téléphone auprès de la sécu. Réponse, il faut demander à Pôle Emploi un bilan de vos versements. Oui, mais je n'en ai pas puisque je suis auto-entrepreneur. Tant pis, à faire quand même. Ce que je fais. Réponse : j'ai touché 6,85 euros de prestations en 2013 (j'avais pas capté... Mais eux, d'évidence ça leur a mis la puce à l'oreille des deux côtés...).

Bon je rappelle le RSI.. Et là "on" m'explique que, pas du tout, je ne relève pas du RSI, puisque je suis à Pôle Emploi. Oui, mais la dernière fois, "on" m'avait dit que si, vu que je ne suis plus salariée et que... Pas du tout madame vous ne relevez pas du RSI, sinon vous seriez enregistrée et au courant... ! Bon, donc votre première réponse - "madame, il fallait vous renseigner..." - n'était pas a bonne ? Ben non, c'était une erreur...

Ok. Assez inquiète, je vais faire la queue à la sécu. (Ce fut d'ailleurs un bon moment, parce qu'au lieu de me ronger les sangs, je me suis mise à marcher - je dois le faire 1/2 heure par jour - et que ça a fini par faire rire tout le monde, et rendu plus légère l'attente des autres...)
Et là, à la sécu, le préposé m'explique que comme je suis "entre deux", la sécu et le RSI se renvoient la balle (un usager de moins, c'est autant de gagné). Donc ?

Donc le mieux c'est que j'omette de préciser à la sécu que je suis auto-entrepreneur, vu que mes droits de salariée vont jusqu'en 2015. Point. C'est "mentir", ça (je le fais déjà sur injonction purement verbale à Pôle Emploi, voir ici, ça commence à faire beaucoup ) ? Non, pas vraiment, puisque mes 8 ans de cotisations (patronales et salariales) m'ont acquis ce droit. Point. 

Le problème, visiblement, ce sera après. C'est ce que m'a fait comprendre mon chirurgien. Ils ont des tas de problèmes pour les remboursements avec le RSI.... C'est sûr qu'un petit auto-entrepreneur ce n'est pas Crésus. Mais bon, en 2015, j'aurais déjà cotisé 4 ans, sans aucun frais pour eux, ça devrait le faire, non ?

Et voilà...

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:37

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Bon, je suis auto-entrepreneur. Mais j'étais aussi salariée. Et lorsque mon contrat a été rompu, je ne suis inscrite à Pôle Emploi. Comme je l'avais déjà raconté, le fait d'être auto-entrepreneur me bouffait tous mes droits au chômage, vu que je gagnais plus qu'en tant que salariée, et bien que sous le dit "seuil" de pauvreté....

Mais le plus difficile pour moi a été de faire mes déclarations vu que mon statut n'est pas pris en compte par les robots vocaux de Pôle Emploi.Ben oui, un robot, ça a beau parler (d'une voix féminine enthousiaste et juvénile dans la plupart des cas, mais c'est en train de discrètement changer....), c'est pré-programmé, autant dire, reflet de ses maîtres, en l'occurrence Pôle Emploi.

Bref, comme je n'entrais pas dans les cases, les préposés m'ont dit qu'il fallait que je déclare tous les mois au robot que j'avais travaillé une heure pour un salaire de 1 euro.

Ce que je fais donc, depuis plusieurs années - c'est fou ce que le temps file - même si je ne toucherai jamais rien ! (Et oui, j'ai beau être auto-entrepreneur, un salaire, même petit, serait bienvenu, et puis mon travail de salariée m'avais acquis d'autres droits, pas question de les perdre).

Mais, voilà, j'ai une soudaine angoisse : parce que, ce faisant, je 'mens" depuis des années au robot et que je n'ai aucune trace écrite de l'injonction de 'mentir" qui m'a été faite... Et par les temps qui courrent...

C'est un peu fou de flipper de mentir à un robot ? Non ? Sauf que, voilà, j'en suis là. Quel autre choix ? Et je ne suis sans doute pas la seule acculée à mentir dans ce pays ! Au fond, finalement, tout bien pensé, c'est pas plus mal : ainsi je rentre dans la nouvelle norme du mensonge généralisé.

D'ailleurs, cela vient de recommencer : "on" me reconseille de mentir, cette fois pour une autre administration (la suite : ici). Problème de "case", là encore !

 



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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:17

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Depuis des décennies, je suis comme tout le monde, abreuvée de sondages en tous genres m'expliquant ce que pense la "majorité des français", afin que je puisse me situer par rapport à la "norme".

Et, depuis des décennies, je me demande comment cela se fait qu'on ne m'ait jamais intérrogée, moi. Des fois que les sondés soient "triés" avant question, des fois qu'en fait tout ceci soit bidon... Bref, fille de la philosophie du soupçon*, je me posais diverses questions soupçonneuses sur le mode de fabrication de ces normes...

(*Etonant de voir comment la philosophie du soupçon, est devenue des plus suspectes pour ceux qui ont le monopole du discours "institutionnel" (politique, presse officielle, etc). Ben oui, sinon pourquoi en occulter l'exigente rigueur intellectuelle en la faisaint passer pour une sorte de stéréotypisation mentale de type religieux. A les croire, elle concerne les  "adeptes" d'une "théorie" (un truc abtrait, sous-entendu imaginaire) unique ("la"), dite du "du complot"( en clair complètement paranoïaque). J'ai eu beau chercher, je n'ai jamais rien trouvé ni sur cette théorie unique, ni sur ses adeptes... Passons).

Et bien, ça y est, je sais ! J'ai été appelée par l'Institut de Formatage d' Opinion Publique ! Instructif à tous points de vue...

Primo : "on" (ou un pseudo) vous appelle et vous annonce que c'est de la part de l'Institut en question sans que vous puissiez vérifier ("on" n'est pas autorisé à vous donner le numéro d'appel).

Secundo : bien sûr, vos réponses, vous dit-on, seront "confidientelles". Sauf que, juste à la fin, "on" vous demande quand même votre prénom pour que la hiérarchie puisse vérifier que votre interviewer a bien fait le sondage. Là, les Cunégondes sont foutues, à moins de mentir...

Tercio : les questions et la manière dont elles sont posées orientent  complètement les réponses.


                 Soyons concrets.
Il s'agissait d'un sondage d'évaluation des intentions de vote locales.
Ca commence par quelques chose comme "connaissez vous, ne serait-ce que de nom, untel ou untel avec liste de prétendants. Là c'est simple, c'est oui ou non, point.
(Enfin, presque : si des fois, il y avait d'autres candidats ?)

Vient ensuite quelque chose comme (pour chacun d'eux)  "estimez-vous que sa politique est : très bonne, bonne, mauvaise, très mauvaise ?"
Et là ça commence à dérailler complet, parce qu'il faut absolument entrer dans ces cases pour passer à la suite.

                Ca donne ce type d'échange.
Moi : je ne sais pas.
Institut : il faut répondre madame, même si ce n'est qu'une impression.
Moi : ben non, je ne sais pas.
Institut : réfléchissez madame, vous avez sûrement une petite opinion.
Moi : non, je ne sais pas.
Institut ; je répète la question :
très bonne, bonne, mauvaise, très mauvaise ? Choississez.
Moi : non, je ne peux pas, je ne sais pas.
Institut : madame c'est pour que nous ayons une idée générale. Alors c'est très bonne, bonne, mauvaise, ou très mauvaise. Répondez, même si c'est juste à partir d'ouïe dire.
Etc
Soit je cédais, soit on arrêtait...
Conclusion : en France, les personnalités politiques locales sont connues de tous les clampins du coin. Qu'elles ne le soient pas n'est pas envisagé.
                 Ou idem avec : "médiocre" / "moyen" : ça n'entre pas non plus dans les cases. Autrement dit, en France une personnalité politique est "très bonne, bonne, mauvaise ou très mauvaise", mais jamais "médiocre"... Elle se tient d'un côté ou de l'autre, jamais au milieu, donc.
         Pour les intentions de vote : le choix pré-programmé
: C'est telle coalition, telle autre, telle autre. Oustsiders connaît pas. Alliances différentes, connaît pas

Quarto:
Tu "plies" ou ton avis n'existe pas !

Comme c'était la première fois de ma vie qu'on me faisait l'honneur de me demander mon avis, et que je voulais connaître la procédure de A à Z, j'ai accepté les forceps. Donc, j'ai renforcé la croyance générale en l'absence totale de médiocrité des politiques, à leur croyance que tout le monde les connait, aux non-choix général des "offres non conventionnelles".
Bref, j'ai contribué au biaisage général du paysage socio-politique.
Scuzez du peu !


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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:45

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Le début, puis la suite,

Puis la suite : j'arrive à la troisième boutique.
Evidemment, il faut faire la queue. Mais après tout c'est peut-être bon signe ? Puisque ni les 3 téléphones Services après-vente, ni Internet, ni les deux premières boutiques en dur, n'ont pu me donner la moindre info sur la panne téléphone fixe, téléphone Internet, téléphone qui frappe la pauvre télétravailleuse que je suis... Peut-être que toute la région se retrouve là ?

Enfin, un monsieur me reçoit. Je lui explique mon problème, qu'il n'y a pas moyen d'avoir la moindre info, ni par Internet, ni par les divers téléphones des services après-vente, ni même par les précédentes boutiques et que...

Là, il me coupe la parole et il y a de quoi tomber des nues !
Primo : les robots des services après-vente ne passent jamais un conseiller à ceux qui appellent avec des portables !
Et bien, première nouvelle ! Les robots vocaux n'en informent pas les appelants ! C'est quoi le but ? Claque ton fric, claque ton fric ! ?
Secundo : La boutique d'avant ne m'a proposé un domino ?
Un quoi ?! Et bien un domino, une clef 3 G ? Quésaco ? (Je sais, c'est incroyable qu'il y ait encore des gens comme moi qui ignorent ce genre de truc élémentaire....). Bref c'est un bidule qui, carburant aux satellites, passe outre tous les systèmes concrets... Ah !
Là-dessus, le monsieur fait le numéro du service après-vente et me passe le combiné, en me disant d'en demander une à l'interlocuteur qui, cette fois, c'est sûr, va me répondre. (Je sais, il vaudrait mieux que j'écrive SAV  que service aprère-vente, pour avoir l'air de comprendre quelque chose au commerce, mais vu que ça sonne "savoir", et que d'évidence ce n'est pas le cas, je peux pas...)
J'attends et, wouaouh, quelqu'un - un connseiller donc - me répond. Mais je déchante vite, pas de domino pour moi. J'appelle le monsieur à la rescousse. Ils discutent. Il me repasse le combiné, le gars va se renseigner. J'attends. Mais non, me dit le conseiller, c'est une panne collective, donc pas de domino...J'ai beau lui pleurer que je suis en téléravail, rien  à faire, d'autant que je n'ai pas pris une "assurance professionnelle" (ah...). "Et la panne elle va durer longtemps ?" Au maximum jusqu'au 16...
J'en reste assomée, 15 jours de plus à attendre....   Et là,
des tas de trucs idiots me tournent dans la tête : est-ce parce qu'il s'agit d'une panne collective que la première boutique ne m'a même pas parlé du domino ? Ben non puisque je n'ai pas eu affaire à un technicien, mais à une hôtesse qui ne savait même pas (ou avait ordre de ne pas m'en informer) qu'il était inutile d'appeler le SAV (!) avec un portable. Et puis, vu la durée du problème, Heureusement qu'après mes échecs auprès des SAV (!) téléphoniques, j'avais envoyé un recommandé à la tête de la boîte...

Le monsieur me voyant songeuse, vient aux nouvelles. Je lui explique le coup de la panne collective, le remercie très vivement de m'avoir renseigné (ben oui, vu l'ambiance, un type qui fait son travail, c'est vraiment exceptionnel) , et conclus " bref, je suis dans la merde..."
Et là - comme quoi, des fois, la tenacité ça paye - son collègue entends. Et pof, il lui suggère qu'ils pourraient utiliser tel subterfuge. Non ? Ah bien oui , pourquoi pas ? Mais on a encore des... ? Il va voir et revient triomphant.

Ca y est j'ai ma solution ! Ils me dépannent contre un chèque de caution !
Et, chez moi, ça marche !

Et oui, l'humain, il n'y a décidément que ça de vrai ! Je l'ai bien fait savoir, quand je suis revenue rendre le bidule. J'ai remercié à voix très haute et publiquement mes anges gardiens !

En entre temps, j'ai demandé au conseiller technique (une femme) avec lequel on m'avait donné rendez-vous, de bien vouloir faire remonter l'info de ce bordel de voleurs jusqu'en haut. Elle m'a dit ok d'une voix lasse, en me faisant comprendre qu'en haut on se foutait complètement d'en bas....

Heureusement, il y avait le recommandé. J'ai été gratifiée d'un petit geste commercial... Comme quoi la menace ça paie aussi parfois...

Bref, si vous subissez une panne téléphone-Internet, sachez-le, inutile d'appeler le SAV avec un portable, ou d'aller voir une boutique sans anges gardiens...



 


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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:00

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Suite de mes pannes.

Bon toutes mes connexions avec le monde extérieur sont en panne (tel fixe, ligne Internet, connexion Internt), sauf mon portable... Mais avec mon portable, impossible d'avoir la moindre info, malgré des attentes musicales auprès des 3 robots vocaux (féminins) de mes trois services après vente, de la même boîte...
Et rien non plus en passant par leurs services Internet.
Je vais donc dans une boutique, de toute façon, en télétravail, je ne peux bosser que dans un cyber-café - mais c'est de plus en plus rare - ou chez des amis bienveillants, où en chopant une connexion flottante dans un café....

 Je vais donc dans une des boutiques (tant pis pour l'horodateur qui va avec les frais de déplacements). Et je fais la queue.
Pour finir une jeune fille souriante me reçoit, m'explique qu'elle n'est pas technicienne et donc ne peux ni me renseigner, ni faire quoi que ce soit pour moi. Mais que si je veux, elle peut me donner un rendez-vous téléphonique avec un technicien.... Ben voyons !

J'insiste lourdement - mais elle n'est pas technicienne ça ne sert à rien, elle ne peut pas me dire si la panne va durer, et elle n'a rien à me proposer -, puis baisse les bras. Ok pour le rendez-vous. Elle tape sur un écran et me propose midi pour dans.... trois jours !
"Trois jours !" ne puis-je me retenir de râler. Alors qu'on s'abonne par téléphone à tout ! Et que là, même en se déplaçant, rien... !" Elle me sourit et attends que je me décide.  J'accepte. Elle sourit et clique.
J'ai la désagréable l'impression d'avoir un robot de chair formaté sourire, discours cadré, amorphisme obligatoire...
Et là, elle
me fait remarquer que, au moins, avec cette boîte, il y a des boutiques en dur, ce qui n'est pas le cas des autres... Impossible de savoir si c'est sa programmation qui la fait parler ainsi, ou si elle me prend pour une conne....

Je repars travailler chez mon amie. J'y rencontre une de ses amies, on parle de mon problème. Réponse : il faut aller dans la boutique technique de telle ville, elle est située dans Carrefour. Là, ils vont te répondre, tu verras...
OK. Je décide de m'y rendre le soir même (40 bornes...).

Je rentre dans Carrefour, trouve une boutique, demande soulagée s'ils peuvent m'aider parce qu'on m'a dit que dans la boutique technique Carrefour de cette ville, ils pourraient...
Mais non madame, ce n'est pas une boutique technique, d'ailleurs, dans cette boîte, il n'y a pas de boutique technique, et non, ils ne peuvent rien pour moi...

J'en reste baba une bonne minute... Puis, allez savoir pourquoi, je leur demande s'il y a une autre boutique de cette boîte dans cet immense Carrefour.

Oui, me répond-t-on, mollement, suivez ce couloir....

Ce que je fais.

La suite, dans la troisième boutique


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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 15:50

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Cet été, il y a eu un gros orage.
Deux jours plus tard, plus de téléphone fixe, plus de ligne Internet, plus d'Internet. Grosse galère pour quelqu'un qui est en télétravail.

Mais il me reste mon portable ! Vive la technologie !
Donc j'essaie d'avoir quelqu'un, via un des trois numéros de téléphone "service client" de mes trois "services" qui, bien que chez le même opérateur relèvent de services différents pour les pannes...

Premier numéro :  "tapez" ceci, puis cela, puis attendre... Puis tout recommencer parce qu'il faut aussi dire ou taper (ça dépend des robots et comme j'ai du m'en taper trois, je ne sais plus) tel ou tel code. Donc raccroche, fouille dans la paperasse, retrouve les bordeaux initaux et essaie de comprendre...
Trop compliqué : donc je rappelle avec un des codes. Ca marche pas. Recommence avec un autre code. Ca marche pas. Essaie avec encore un autre : miracle ! Le robot répond - avec, comme il se doit une voix féminine - un truc du genre "suite aux intempéries, panne générale, nos services font au plus vite pour réparer, bla, bla... Pour en savoir plus, passez par notre service Internet - Là on a vraiment envie de lui gueuler, conasse, je suis en panne d'Internet aussi, ce qui est idiot vu que c'est un robot - Si vous voulez joindre un conseiller, merci de patienter," musiquette.
Comme j'ai besoin d'en savoir plus (ça va durer longtemps ? Il n'y a pas une solution temporaire ?), j'attends, tant pis pour mon forfait d'une heure (je sais, aujourd'hui, c'est ridicule...)

Et là, wouaouh ! Je me rends compte que si je n'arrivais pas à piger, ce n'était pas du à ma connerie personnelle. Pas du tout : c'était juste que le terme employé par le robot vocal - genre identifiant client, ou numéro de dossier, ou je ne sais quoi - que je venais d'appeler n'était pas exactement le même que celui du bordereau initial (qui remonte à tatatouine) de mon abonnement...

Je me réjouissais ainsi de la réhabilitation de mon intelligence quand, patatras, "en raison d'un trop grand nombre d'appels, nous ne sommes pas en mesure de donner suite à votre appel"...
Je viens donc de griller mes unités pour rien.
OK. Je ne désarme pas et me refais tout le parcours avec le second numéro de téléphone (sauf - évidemment, pas conne la nana-, que cette fois j'avais préparé ma liste de codes avant la première tentative). Je finis par lui donner le bon code. Et là, le robot vocal de me sortir (avec la même voix féminine) exactement le même bla bla que le premier, me demande de patienter pareil si je veux un conseiller - donc j'attends encore, tant pis pour mon forfait - et finit par me dire, pareil, qu'il ne peut pas me répondre....
Ok. Je ne lâche pas et entame mon troisième parcours, avec exactement le même résultat !
Pas grave. Je recommence à deux heures du mat : peut-être que le "grand nombre d'appels" sera assez réduit à ce moment là ? Ben non. Et à 8h du mat pas mieux, etc... etc...
Fine mouche, vous vous en doutez bien, j'ai aussi tenté les services téléphoniques "d'achat". Alors là, oui, bien sûr, on a quelqu'un au bout du fil ! Mais, à quoi bon ? La vente c'est une chose, le service après-vente, autre chose !

Fin de la première étape.
Le lendemain, je vais bosser chez une amie qui a Internet. On en profite pour essayer d'avoir plus d'infos via les trois services Internet de la boîte auxquels m'ont renvoyée les trois robots en un des trois services après vente !!! Rien, pas un iota d'info de plus. RIEN ! NADA !

J'ai perdu du temps, de l'argent et mes nerfs pour rien. Et je suis dans la merde parce que je ne peux bosser qu'avec une connexion Internet...
Donc, ok, demain, j'irais faire la queue dans l'une des boutiques en dur de cette boîe, dont les adresses, heureusement, me sont quand même données par les services Internet, grâce à la connexion Web de mon amie....


Lire la suite pas piquée des vers...


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 19:23

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J'adore mettre un joli timbre sur mes courriers persos ou ce qu'il en reste... D'évidence c'est un goût périmé.

En effet. Je vais à La Poste de ma ville pour en acheter, et ça commence mal : "vous avez la machine !"me lance la préposée d'un ton de réprimande en me désignant l'engin d'un geste sec du menton.
"Oui, mais je voudrais des timbres, s'il vous plaît..." ai-je osé.
La voilà donc en train d'ouvrir son dossier de timbre d'un geste lent et fatigué. Et que je t'énumère leur valeur d'un air morne : 63 centimes, 2 euros 55, 1,05 euros... Je garde mon calme et patiente. On arrive au bout du dossier, elle me regarde d'un air vaguement interrogatif, puis sa collègue la rejoint pour discuter de je ne sais quoi. Je patiente.

Enfin elle revient vers moi de son air vaguement interrogatif. Je me lance : "Pour commencer, je voudrais 4 timbres à 63 centimes....". Et comme elle se concentre à nouveau sur son dossier, j'attends, car d'évidence mieux vaut éviter de la brusquer. Elle finit par les trouver et avant même que j'aie le temps de réagir, tape sur sa machine pour m'annoncer que cela fait tant, ce qui - il est temps que je m'en rende compte, me soufflent ses sourcils - ne correspond pas à la somme que j'avais initialement demandée.

Je lui souris et poursuis : "Merci. Je voudrais ensuite 4 timbres à 2, 55 euros..." et m'arrête à nouveau pendant qu'elle cherche, afin de ménager ses nerfs. Elle a d'évidence beaucoup de réticences à fouiller dans son dossier alors qu'il y a la machine. Donc c'est très lent, elle suggère qu'elle n'a pas de timbres à 2,55 euros, je lui affirme d'un air maternel que si, qu'il suffit qu'elle continue d'avancer un peu, elle va tomber dessus. Ce qui, effectivement se passe.

Manque de pot, sa collègue revient, s'avise étonnée que je sois encore là, lui demande ce qu'elle fait, et au vu de la réponse me dit : "Mais, madame, il y a la machine ! "
" Je sais
lui réponds-je, mais je fais de la résistance aux machines et je défends les timbres".
Que n'avais-je dit la de miraculeux ! "Oh ça, c'est vrai, les timbres on en a presque plus" s'offusque-t-elle contre sa direction apparemment.
Je me suis contentée de la regarder d'un air entendu.
Il y a eu un blanc.
Et pour la suite de ma commande, tout s'est soudain accéléré...

Alors moi, je sais pas. "Résister" au désagrément de voir son service "machiné", oui. En aidant la fameuse "machination", ça par contre, je ne comprends pas...

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 22:28

 

 

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Bon, je vais à La Poste, j'ai des recommandés à envoyer. Plusieurs. Avant c'était non contradictoirement chiant et plaisant. Maintenant c'est assez angoissant parce que le plan de La Poste c'est de m'habituer aux robots.

Bref, je fais la queue pour obtenir les formulaires. Et je vois qu'il faut faire la queue à un autre guichet pour la suite. Que fais-je ? Je m'installe dans la queue mais par-terre pour remplir mes formulaires et être prête quand ce sera mon tour. Logique, non ?

La dame du guichet qui l'a quitté temporairement pour une raison X y retourne. Elle me voit par-terre.

"Madame, il y a des tables !" m'interpelle-t-elle. Est-ce par charité, parce que choquée, pour honorer le côté de plus en plus "léché" de l'endroit ? Je ne sais pas, mais je réponds illico : "Oui, mais je fais la queue" sans me démonter.

Tête baissée, je continue à remplir mes formulaires tout en poussant régulièrement le tas de paperasses qui est devant moi pour que quiconque voit bien que je fais la queue. Mais voilà que de clinquantes bottines, trottinent et me doublent (il faut dire que j'ai manqué de vigilance, j'ai laissé 50 cm d'écart entre le monsieur qui me précède et moi...). Une brève évaluation de l'évolution de la queue, j'en conclus que ce n'est pas grave.

C'est au tour des bottines. Ayant pour ma part fini ma tâche au sol, j'attends debout derrière et quand elle a fini, je la regarde - je veux dire celle qui est dans les botinnes - en disant : "Merci !"
"Merci ? De quoi ?"
"Mais de vous avoir laissé me doubler sans rien dire chère demoiselle"
lui souris-je, sans agressivité, mais un tantinet ironique.

Et là, pétage de plomb de la demoiselle : "Et vous là, affalée par -terre...!" crache-t-elle de mépris et bien fort avant de tourner les talons d'un air offusqué pour bien faire comprendre au "public" que la victime c'est elle.

Et, cette fois, je dois me rendre à l'évidence : en jean, assise par terre, sans vernis vert pétant sur les ongles, ni grosses lunettes de soleil, ni blush, ni vert à lèvre,  ni petite moue "je t'emmerde", je fais désormais tâche... L'auto-contrainte des corps a dangereusement augmenté... 

Passage au guichet. Questions précises. Réponses technico-commerciales que je ne suis pas sûre de comprendre. Je reformule donc à ma manière : "Si j'ai bien compris, dans ce cas ceci (image genre bande dessinnée), et dans ce cas cela (idem) ?"

Est-ce ma spontanéité, l'humour de mes images, mon précédent "assise par terre" ? La guichetière aux traits jusque-là tirés, se déride ! Et la suite est agréable !  Comme quoi, des fois, la simplicité peut encore être vecteur de sociabilité en France... Ouf !

Reste le bon sens :  pouvoir faire plusieurs choses au même guichet, serait plus simple,  non ? (Ah non, pardon, c'est moins "léché" : chaque chose dans sa case....) Alors imaginer des tables à roulettes - comme ça on pourrait remplir les recommandés en faisant la queue, debout-, pur délire...



 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:12

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Bon, c'est la fête du travail.

Je viens de rembourser Pôle-emploi, ric-rac, juste à temps (j'ai quand même attendu mes derniers honoraires, histoire de ne pas me mettre à découvert).

(Avant de raconter l'histoire, un petite précision sémantique. On désignera par revenus, une rémunération salariée et par "revenus" des honoraires.)

 Donc pourquoi ce remboursement ? Parce qu'étant auto-entrepreneur, mes "revenus" ont annulé 8 ans de cotisations patronales et salariales. Comme mes "revenus" d'auto-entrepreneur sont plus élevés que mes ex-droits à l'allocation chômage, cela les a annulés : j'ai donc touché ces petites sommes indument.

Que l'ensemble de l'opération m'ait laissée sous le seuil officiel de pauvreté n'a rien à faire dans cette comptabilité. Comme me l'a rappelé ma conseillère d'un air de papa-maman faisant la leçon à une ado inconséquente : " Ce que les gens n'arrivent pas à comprendre, c'est que l'allocation chômage n'a pas vocation à être un complément de revenu."

.... Heu... Par contre, il me semble, enfin si je me souviens bien, c'était bel et bien le but explicite initial des "revenus" de l'auto-entrepreneur : compléter des revenus...

Bref passons. J'ai donc rendu mes cotisations patronales et salariales reconverties en allocations chômage, à Pôle-emploi.

Pour être tout à fait honnête vu qu'elles me venaient d'un CDI à temps très partiel, il n'était pas difficile de "gagner plus" selon un slogan de ces derniers temps.  Heureusement tout de même que j'avais fermement négocié notre "rupture conventionnelle" ! Elle m'a évité de couler durant les 3 premiers mois de chômage (ou, de leur fait, j'étais privée de mes droits). Et trois mois après, elle m'a permi de rembourser les deux mois d'allocations indues. 

Cela étant, bonne nouvelle, ces deux derniers mois mes "revenus" me mettent légèrement au-dessus du Smic. Je veux dire en tant qu'auto-entrepreneur.

Et pour la suite on verra.

Pour l'instant, tout va bien. Vivons au jour le jour.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 13:52

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Lorsqu'en 2010 j'étais dans mon mini meublé à 500 euros par mois, ma facture d'électricité n'avait cessé de grimper. Après appel à EDF il s'était avéré que si je voulais mettre un terme fondé à cette augmentation, il fallait que je débourse 200 euros pour faire venir quelque chose comme un "expert" en compteur, vu que ma facture était basée sur une "estimation"...

J'en avais parlé à des amis qui avaient le même problème. Quelques mois plus tard, UFC Que choisir dévoilait le pot aux roses : une escroquerie discrète et massive.

Quelques déménagements plus tard, voici mon eau chaude et ma cuisinière alimentées au gaz de ville. Pour m'y abonner j'ai du répondre à un certain nombre de questions plus ou moins indiscrètes si je me souviens bien (est-ce que je vis seule ? Etc.)

L'hiver arriva et ma facture tripla... 

Elle tripla sans que pour autant j'aie pondu 3 gosses, multiplié les amants coquets, hébergé des sans abri ou fait sécession au chauffage collectif. Apparemment, pas de fuite de gaz non plus, sinon l'immeuble aurait explosé il me semble... Bref je me tape une seconde "estimation"...

Pour l'heure je n'ai pas eu le courage d'entamer la course habituelle aux RAR défensifs qu'exige ce pays sur tous les fronts...

 

Ps : que "On" continue à s'étonner que mes concitoyens soient déprimés est plus que compréhensible parce que franchement une petite facture de gaz par-ci, un juge défectueux par là, qu'est ce qu'on s'en fout quand on voit le poids des mots de travers par ci et des mots de travers par là...




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  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
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Bienvenue sur mon blog

La "dérégulation", une histoire lointaine ?
 Non. C'est au quotidien qu'elle s'impose !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses.

Ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée... Et, en ce domaine, la réalité dépasse souvent la fiction. 
Histoire de faire sauter les langues idiotes qui, bien souvent, soutiennent en choeur les imbécillités, les incohérences et le cynisme ambiant de cette "dérégulation" :

 - Les déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. 
 - Le laboratoire d'Amada  présente des esquisses théoriques tirées pour la plupart des premiers (textes déposés). 
- AmadO's blues : un de mes amis s'agace avec moi de la confusion mentale généralisée. Je lui ai ouvert mon blog.
- Les articles Michaël Jackson sont des tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés  médiatiquement orchestrées (textes déposés.).
- Plus quelques notules, quelques textes fondateurs et des liens...

Bonne lecture !

A signaler

Argent, dette, intérêts : ouvrir les yeux !  
A.J.Holbeq: 150 millions par jour pour les seuls intérêts de la dette en France . Faits et chiffres à propos de ce racket
 

Une façon critique jubilatoire de lire le monde : Celle de P. Reymond.

Et vu du ciel astrologique, ça donne quoi ?

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Brèves

Avril 2011 :Destruction herboristerie, phytothérapie, semences traditionnelles par l'UE.
Halte au massacre > Explications et Pétition 
http://www.defensemedecinenaturelle.eu/