Le lendemain, au réveil, un mail de PaySec (pour ceux qui ne connaissent pas, un site de paiement sécurisé en ligne) m'informe de mouvements suspects sur mon compte. Une femme avertie en valant deux, je m'en méfie et le jette à la poubelle. Mais voilà que les jours suivants il m'en arrive trois, quatre. Finalement, légèrement inquiète, je file sur le site de PaySec en quête d'un interlocuteur. J'ai eu beaucoup de mal, cela m'a pris du temps, mais j'ai fini par trouver un numéro de téléphone au fond de la page "service clientèle"
Ouf! Me dis-je, on va pouvoir mettre l'affaire au clair.
Je compose donc le numéro. Une voix enregistrée (de femme) m'annonce que je suis bien chez PaySec et me propose un menu assez sommaire de possibilités, sur la rengaine bien connue de "tapez 1, tapez 2, tapez 3". Zut, me dis-je au beau milieu, j'ai rien noté. Le menu arrivé à sa fin, j'optai pour le tapez 4. Rien qu'une voix enregistrée (de femme toujours) donnant des instructions. Tapez 3 : rien qu'une voix enregistrée donnant des instructions. Tapez 1 : rien qu'une voix enregistrée donnant des instructions. Personne au bout du fil, le truc à te rendre folle.
Mais tu rends compte, pensai-je, imagine qu'il y ait un vrai problème sur ton compte ! Personne pour y répondre ! Personne !"
Excédée je refouillai le site, et finis par tomber sur une adresse web.J'y glissai un billet virtuel expliquant mes doutes quant aux mails soi-disant PaySec que je recevais.
Peu après je reçu un message électronique de PaySec me confirmant mes doutes et me demandant de leur renvoyer tous les mails suspects.
Ce, que depuis, je fais, conscience de citoyenne oblige. C'est fou, je dois le faire au moins 3, 4 fois par jour ! Pour un(e) seul(e) internaute sur des millions et des millions, à coup sûr, un certain nombre d'entre eux (elles) se font plumer ! Mais bon, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse, il n'y a personne ! Et l'on nous rabâche qu'Internet c'est sans risque. Des fois je me dis qu'il faudrait un énorme bug pour tout remettre en ordre.
Et en plus, s'il me prenait de m'amuser à diffuser l'info sur un blog par exemple qui me garantit que je ne vais pas être attaquée pour diffamation : 45.0000 euros, un an de prison, quand même ! D'ailleurs idem pour Gaule Pigeons Voyageurs, puisque tous ces faits ont eu lieu au téléphone. Pas de trace, pas de preuve. Ni vu, ni connu, je t'embrouille. Il faudrait enregistrer… Ben tiens, oui ! Mais, par les temps qui courent, non, ça doit être interdit. Je replongeai dans le Web pour vérifier. C'est interdit. Ok. Donc, quoi ? Ferme là, comme tout le monde, c'est tout. Ou bien va trouver un avocat et lance une procédure, dans quelques années peut-être t'aura-t-on entendue... Trop galère.
Et pof, une petite dose d'impuissance en plus, genre plainte rentrée vous voyez ? Je suis sûre que vous voyez : nous sommes souriants, minces, bronzés si possibles, adaptés, enthousiastes et juvéniles…