
Hop, je clique…
Et là, je n'en crois pas mes yeux : les 6% bruts sur quatre mois que les GAF m'avaient promis au printemps dernier pour que je dépose mon capital chez elles ne m'ont toujours pas été versés alors qu'ils devaient l'être fin décembre !
Bien m'en a pris de vérifier !
Mais qu'est-ce que c'est que cette boîte où la parole, décidemment, ne tient pas !
Évidemment j'en parle et je passe pour une gourde.
J'ai signé sans vérifier ? Quelle idiote ! Quoi d'étonnant à ce que ton conseiller garde le silence à ce propos ?
J'ai laissé mûrir pendant deux jours. Aller faire un scandale au centre régional ainsi que conseillé par une amie (et déconseillé par une autre : et d'un parce que la parole dans ces cas-là ne sert à rien ; et de deux parce qu'après on te colle une étiquette d'hystérique qui te dessert) ? Envoyer un RAR ? Passer par UFC Que choisir ? Etc. ? 60 Millions de consommateurs ? Contacter l'Afub ? Écrire au Président de la République ? Faire tout cela à la fois ?
Réfléchis d'abord ma petite, réfléchis. La colère est mauvaise conseillère. Soit stratège.
Et fais toi aider.
Heureusement pour ma "honte", je réussi à joindre un de mes amis actuellement retraité, qui avait travaillé pour les GAF.
Il est normal m'explique-t-il que je n'aie pas signé d'offre en ouvrant mon compte. Ces dernières, étant temporaires, sont toujours séparées des contrats classiques. Donc pas si gourde que ça et d'un ! Par contre il n'est pas normal que le nouveau conseiller ne m'en ait pas laissé un exemplaire (une "fiche technique" en jargon). C'est une faute professionnelle.
Quand j'ajoute l'histoire de la caution, il se met en colère. "Mais ce sont des voleurs ! Mais ce n'est pas possible ! On ne peut plus se loger dans ce pays ! Des vampires !" Etc.… Ce n'est pas une solution d'accord, mais ça fait du bien au moral qu'un autre se mette en colère pour soi !
Sur ce il me donne les coordonnées d'un ami travaillant dans une boîte concurrente. Un homme très serviable qui me propose d'essayer de retrouver cette offre et les suivantes, on ne sait jamais, et me donne de précieux conseils rédactionnels. Merci à lui ! Mais que de méandres pour faire valoir la vérité hors d'écrits signés, paraphés, recommandés, estampillés, et en quatre exemplaires !
Finalement j'ai envoyé un pli (avec les banksters mieux vaut prévenir que guérir suis-je en train d'apprendre) au directeur à Paris. Car, après tout, qu'en sais-je, l'équipe locale est peut-être de connivence du bas au haut de l'échelle. Mieux vaut s'adresser à Dieu qu'à ses "saints".
Allez hop ! Cinq euros et c'est parti.
Copie de ma lettre en poche, j'ai aussi pris rendez-vous chez UFC Que Choisir, et autres démarches similaires.
Bref, je commence à me constituer un dossier.
Autrement dit j'ai opté pour le long terme, j'ai choisi le camp du pas à pas, de la patience et de la ténacité. Ca donne beaucoup de recul.