Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
"Bailleuropéanacte" ? Qu'est ce que c'est que ce mot ? Vous comprenez-vous ? Moi non...
Pourtant c'est d'évidence un des arguments du président de la République française en campagne pour lui-même....
Si son objectif caché était de me faire comprendre à quel point je peux être dépassé par l'évolution du monde, c'est réussi. Je ne pige pas.
Si c'est pour me faire comprendre qu'il est temps que j'abandonne toute once de culture française, là il me fait honte.
Ah, c'est une expression anglo-saxonne ? Elle est intraduisible ? Non ? Alors pourquoi ne pas la formuler dans la langue du pays qu'il dirige ?
Si c'est pour me faire avaler un autre "pas d'autre choix possible" que de nous soumettre à une nouvelle domination étrangère de son choix, là il viole la Constitution ! Le rôle du président est de défendre l'intégrité et la souveraineté de sa nation (article 5)!
Ah, c'est parce que c'est une reprise d'une décision politique des américains en 1933, l'année où Hitler a pris le pouvoir... et que pour ne pas les vexer, eux, il fallait nous la dire dans leur langue ?
Ah...
Sauf que, j'en suis sûr, il y a plein de gens comme moi qui n'arrivent plus à suivre. L'autre jour, déjà on m'a parlé d'un quoi déjà ? Ah oui un "denim"... Comme je ne sais pas ce que c'est, j'ai parlé d'autre chose. Idem d'ailleurs il y a trois jours, où il était question (réunion pro) de réussir à formuler ma demande sous forme de pitche. J'ai fais répéter histoire d'en être bien sûr, mais non ce n'étais pas "spitche", un mot anglais qu'à force j'ai fini par intégrer (ça veut dire "acte de parole" je crois). Bon, je suis allé pisser. En le faisant j'ai repensé à "drive". Dans le dico franco-anglais, ça veut dire "conduire". Mais Amada m'a expliqué que non, que ça voulait dire autre chose, grosso modo d'après son expérience "faire ses courses en voiture".
Je regrette mais le dico dit bien "conduire". On s'était engueulés.
Je sais, je sais, c'est "hazbin", je suis "hazbin" pour des gens comme le président.