Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
Le site du jargon français propose du terme hot-line une définition plus précise et plus réaliste: "Ligne téléphonique au bout de laquelle on peut trouver de l'aide technique, si on a beaucoup de chance. (Et si on s'est correctement enregistré auprès de l'éditeur... et si on a un contrat de maintenance en bonne et due forme... et si on est prêt à attendre une demi-heure avec une musique affreuse dans les oreilles...)."
Vu les réactions allergiques que tend de plus en plus à déclencher le mot hot-line dans la population, je trouve cette définition très pertinente, et très pertinent aussi son maintien dans la langue.
Certes, en toute rigueur, il faudrait distinguer la hot-line du centre d'appels (que d'aucuns, n'en déplaise au CSA, s'amusent à désigner en anglais, "call center"), et de la plate-forme téléphonique, dont les objectifs peuvent être non techniques (renseignements, prises de rendez-vous, commerce, etc…).
Mais quel meilleur son que hot-line pour évoquer tout à la fois ces systèmes, leurs dysfonctionnements, les multiples ennuis qu'ils provoquent dans l'existence de leurs usagers et leurs effets allergènes ?