Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
Pour rappel (cf intro) : le thème de cet article n'est ni Michaël Jackson en tant que tel, ni la société "ordinaire", mais le miroir que le personnage Michaël Jackson tend à notre société médiatiquement orchestrée. (Afin de ne pas submerger ce texte de références je renvoie, pour Michaël Jackson, aux sources exposées en abondance sur le web ; pour le fond, aux œuvres d'Hannah Arendt, Norbert Elias, René Girard, Peter Sloterdijk et Paul Virilio).
Ce premier article de la première partie fait suite à l'introduction.
1- Première partie : En surface. A première vue.
—1.1—
Un self made man ruiné, image de l'Amérique — et par delà d'elle de toute la société occidentale — d'aujourd'hui.
Et ce succès se déploie l'échelle mondiale, tout comme la culture Américaine s'est imposée dans le monde entier ces cinquante dernières années, grâce entre autres à l'emprise croissante des mass médias audio-visuels sur la culture.
Autre remarque ; le montant de ses dettes précisé ici et là dans la presse (entre 400 et 500 millions de dollars) correspond aux dons fait par l'artiste à nombre d'associations caritatives tout au long de sa vie, fait peu relevé par les médias.
Enfin, derrière ses dettes, nombre d'actifs et de recettes à venir (notamment dûs à l'explosion des ventes de disques depuis sa mort…)
Une image plus cruciale
Allons un cran plus loin : Michaël Jackson s'endette au point de se retrouver pieds et poings liés à ses débiteurs. Condamné, selon nombre de sources, à assurer 50 concerts alors que sa santé ne le lui permets pas, ou à peine, le Roi de la Pop aurait fini esclave de la finance…
Est-ce le danger qui nous guette : finir esclaves de l'oligarchie financière mondiale faute d'avoir fermement refusé — par goût de la facilité et de l'insouciance — la perte de souveraineté des Etats sur leur propre monnaie au profit d'intérêts privés ?
Mais Michaël Jackson, lui, n'a finalement pas été soumis à cet esclavage. Quelles qu'en soient les raisons, il a tiré sa révérence avant sa dernière tournée "This is it" que l'on peut traduire par "C'est tout" ou par "C'est fini", au choix…
A méditer...