Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
Ca y est, la guerre ouverte contre les pauvres (1ere partie : ici), arrive en Europe et en France. Deux fronts de guerre se déploient :
- 1) En France : ceux d'en haut aboient contre ceux d'en bas, entraînant dans leur sillage, une bonne moitié de commentateurs. Les "bénéficiaires" du RAS RSA doivent assumer des travaux d'intérêt général comme les criminels (voir la proposition de Wauquiez et les commentaires : ici.).
Si, comme le disait Hermés, "ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire le miracle d'une seule chose", c'est réussi : les "petits français" qui aboient avec la meute d'en haut, doivent se sentir d'en haut, sinon pourquoi le feraient-ils ? C'est ce qu'on appelle péter plus haut que son cul. Tant mieux : que cette puanteur monte et épargne le pauvre, déjà accablé de misère et de crachats.
-2) Les agences de notation continuent à baisser la note des pays "pauvres" comme la Grèce et le Portugal, leur imposant des taux d'intérêts de plus en plus lourds pour rembourser leur dette (25% pour les taux à 2 ans !). Ce qui, évidemment, ne peut que les enfoncer encore plus.
Nouvelle morale sortant de ces deux informations croisées : la pauvreté est une faute que le pauvre doit payer.
Nouvel ordre économique tiré de ces deux informations croisées : la pauvreté est le nouvel El Dorado de la spéculation.
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Ma chère Amada n'a pas pu, me dit-elle, s'empêcher de commenter, elle aussi l'article sur le RSA. Je lui ai conseillé d'aller effacer tous ses posts. Pour l'instant, elle refuse... Bon.
Il y a juste une info à rajouter, pour conclure : le Portugal et la Grèce viennent d'ouvrir des enquêtes à l'encontre des agences de notation pour "pratiques abusives". A quand des enquêtes du bas à l'encontre du haut ?
Petite contribution à cet élan improbable : cette guerre a commencé il y a bien longtemps, lorsque ceux d'en haut ont décidé de DONNER aux BANQUES la souveraineté sur NOTRE monnaie. Depuis, nous payons, par le biais des impôts récoltés par l'Etat, 150 millions par jour aux banques privées pour les seuls intérêts de la dette que le DON ci-dessus ne cesse de faire grimper. (150 millions par jour, c'est un million de RSA par jour. Nous en faisons DON aux banques privées, via l'Etat... )
Et petit rappel : quand commenceront impunément de nouveaux types de pogroms, il sera trop tard... Et comme nous sommes mondialisés, ce sera trop tard pour tous les "petits", je veux dire pour la majorité.