Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
Je me suis offert une petite retraite monacale, ô toute petite, 4 jours, pour me reposer de la pagaille ambiante et fêter Noël à mon goût.
4 jours d'enveloppement spirituel, de plongée dans le Grand Silence. Un vrai délice... Quand je dis dans le grand silence, cela inclut le téléphone, là-bas, "ça ne passe pas" comme on dit...
Bref, je repars, mon petit appareil "bip", me signalant un message. J'écoute. C'est un de mes voisins. Une affichette a été scotchée à l'entrée de la résidence, annonçant que l'eau serait coupée le 28 décembre, les factures n'ayant pas été payées... !
Mais ce n'est pas possible ! Après Internet coupé du jour au lendemain un samedi matin, puis l'électricité, c'est le tour de l'eau ! Et sans prévenir en plus !
Parce qu'une affichette (15/15cm), à l'entrée du portail côté voitures, exposée à la pluie, qui la voit ? Pas grand monde, ça c'est sûr... Moi, en arrivant, il a fallu que je descende de la voiture et aille voir de près, avant de la trouver. En plus, en cette trève des confiseurs, les locataires présents sont très peu nombreux, il suffit de regarder le parking... Et, bien sûr, rien dans les boîtes aux lettres...
Mais on a le droit de couper l'eau des locataires du jour au lendemain ? Sans les prévenir en plus ?
Heureusement, m'apprend à mon arrivée le voisin qui m'a avertie, les "autorités" locales ont été mises au parfum. Ca va barder...
En attendant, il fait un froid de canard (chez moi 15° après 6 heures de chauffage à fond...) et je ne veux pas laisser les "mafieux" qui nous gèrent, gâcher la douceur qui m'habite. Alors au dodo, on verra demain.