Bienvenue sur mon blog

On parle dans les hautes sphères de dérégulation et autres "grands soucis".
Mais pour moi, mais pour nous, c'est au quotidien que cette dérégulation s'opère !

De nouvelles pratiques sociales — notamment les hot-lines et les centres d'appels, ou l'usage administratif et commercial d'Internet, pour ne parler que d'elles — sont subrepticement devenues sources d'une multitude d'abus de pouvoir relativement invisibles, d'illégalités sourdes, d'arnaques silencieuses. 

Comment ne pas voir que ces "minuscules" dysfonctionnements génèrent un "aquabonisme" de plus en plus massif, une lassitude généralisée ? En clair qu'ils nous soumettent !
Et il faudrait souscrire aux discours convenus qui les accompagnent ?
Non, non, faisons sauter ces langues idiotes et éclairons ces mécanismes sournois. En ces domaines, la réalité dépasse la fiction !

Merci de votre visite et bonne lecture !

PS : Les textes des "déboires d'Amada" racontent des faits significatifs. Bien que relativement autonomes et classés en différentes sous-catégories, ils se suivent, aussi sont-ils numérotés.
Ceux du "laboratoire d'Amada"  présentent des esquisses théoriques tirées de premiers pour ce qui concerne les nouvelles pratiques sociales liées à la téléphonie (textes déposés. Donc, merci pour vous et moi d'en citer la source). D'autres s'essaient à des tableaux plus larges.

Les articles de la rubrique Michaël Jackson : notre redoutable miroir, sont autant de tentatives pour éclairer certains pans de nos sociétés en tant que médiatiquement orchestrées
 (textes déposés. Donc, merci, pour vous et moi d'en citer la source).

A signaler

Argent, dette, intérêts.  Petite vidéo explicative..  Intérêts dette France : un smig par an et par tête de pipe pour les banques privées! > Pétition: redonner le pouvoir à l'Etat ! 

Grippe porcine ? > Suivi des problèmes, là.

Comment va le monde ? Réponses dans le blog de P Reymond

Et vu du ciel astrologique,ça donne quoi ?
Dimanche 22 novembre 2009

Le téléphone sonne. Je décroche. Je n’ai pas le temps de dire ouf qu’une voix enregistrée (de femme bien sûr) m’annonce qu’il s’agit d’un appel d’Electricité de Gaule pour, je cite : « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte ». Ce n’est pas moi. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard, rebelote. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard, rebelote. Je raccroche.
Une demi-heure plus tard…
Je sais, c’est lassant.  Donc je finis par accepter la suite. La voici ;

« Si vous êtes madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte, appuyez sur la touche je-ne-sais-plus-combien de votre téléphone. »
Et d’une, je ne suis pas madame Coco Brigitte, et de deux je n’aime pas qu’on me donne des ordres, encore moins si c’est une machine qui le fait. Bref, je n’appuie pas. Et bien bonjour la suite !
« Si vous n’êtes pas « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte », vous devez appuyer sur la touche 2 de votre téléphone. »

« Vous devez » ! ? Mais de quel droit une machine se permet-elle de faire la loi ? Excédée à l’idée que, de toute façon, ça va recommencer dans une demi-heure, j’obéis (comme quoi la répétition bêtasse c’est bien plus puissant que ce que je croyais. A retenir).

Bon, donc, j’appuie et « ça » enchaîne : « Si vous souhaitez qu’on vous mette en attente le temps d’aller chercher « madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte… »

Mais b…. de m…., je ne suis pas madame Coco ! Et, non, je ne souhaite pas aller la chercher n… de n… !

…. « ou si vous souhaitez donner le numéro sur lequel l’on puisse vous joindre… »

Si je souhaite donner un numéro sur lequel on puisse me joindre ? Mais pour quoi faire bon sang ! Je ne suis pas du tout concernée ! C’est un vrai traquenard ce truc ! Au secours !

«Si vous n’êtes pas  madame (petite pause, bref changement de voix, celle-là plus robotisée) Coco Brigitte , appuyez sur la touche 4 de votre téléphone. »
Et pof, me voilà ravie d’obéir ! Non mais on aura tout vu !
Inspire, expire, inspire, expire, calme-toi, c’est fini. Ouf.

Une petite demi-heure plus tard, le téléphone sonne et… C’est encore cette satanée voix ! Mais puisque je viens de lui dire que je ne suis pas Coco Brigitte ! Je raccroche.

Une petite demi-heure plus tard, le téléphone sonne encore. Je m’apprête à débrancher la prise lorsque je me rends compte que c’est mon autre téléphone (et oui, j’en ai deux, vous savez, le « normal » et le « 90 » quelque chose). Heureusement que je m’en suis rendu compte ! C’était une amie dont j’attendais des nouvelles depuis un bon moment ! Ravie de l’entendre (et très soulagée d’avoir échappé au harcèlement de l’autre) j’entame avec elle une joyeuse conversation.

Au beau milieu, le téléphone sonne. « Excuse-moi une minute » que je lui fais bêtement en décrochant le second combiné. Appel de ? EDG pour Coco ! Incroyable ! Je raccroche et raconte. Mon amie se poile, évidemment. Ce que je comprends, mais bon, elle n’est pas à ma place. Et, une demie-heure plus tard, nous sommes de nouveau interrompues. Par ? EDG Coco !

Je vous épargne les répétitions qui ont suivi. Un coup je raccroche, un coup, je répond. En vain, ça continue. Jusqu’à ce que, prenant mon courage à deux mains je finisse par appeler la hot-line (à mes frais s’entend). « Bidule Machin, me répond une voix enthousiaste et juvénile (de femme), que puis-je faire pour vous ? »

- Vous pouvez-me répéter votre nom ? je demande.

- Si vous voulez (légèrement ironique), j’entend, puis un truc compliqué que je fais répéter lettre par lettre pour le noter soigneusement, avant de préciser qu’il est 19h32 « nous sommes d’accord ? »

- Oui Madame. L’objet de votre appel ?

- Il y en a deux. Primo je suis victime d’un harcèlement téléphonique de votre part, adressée à une certaine madame Coco Brigitte que je ne suis pas. Que dois-je faire ?

- Vous pouvez me donner l’adresse de cette dame ?

- Pardon ? Mais je ne la connais pas ! Comment voulez-vous que…

- Si je n’ai pas l’adresse madame, je ne peux pas…

- Ecoutez madame Bidula Machina, j’épelle clairement à partir de mes notes, légèrement menaçante, je ne peux pas vous donner cette adresse, ce nom m’a été imposé par vos machines. Donc je vous demande de bien vouloir « tracer » — c’est ainsi que l’on dit, je crois — mon appel et ma plainte. Voici mon numéro de téléphone, xxxxxxxx.

Et j’ajoute :

- Ceci fait, comment puis-je me faire rembourser cet appel qui n’est motivé que par un harcèlement injustifié de vos machines ?

- Ah et bien pour ça, il faut écrire à la direction, moi je ne peux…

Etc. Donc, on me harcèle sans raison par téléphone et par machine (!) et pour être sûre d’arrêter le « truc » (harcèlement, plus, ai-je soudain la crainte, une élévation tout aussi injustifiée de facture) je dois perdre mon temps avec une coûteuse hot-line pour m’entendre dire qu’il faudra, pour me faire rembourser, aligner 5 euros pour un RAR ?!
Et bien oui ! Nous en sommes là : à devoir subir des abus à tous les niveaux (abonnements télé, abonnements téléphoniques, etc).

Et, bien sûr, toujours pas de « class actions » autorisées en France. Histoire je suppose de perpétuer l’entubage permanent, la lassitude généralisée (si les bras pouvaient nous en tomber définitivement, que ce serait juteux !), la servilité de tous et la dérégulation en règle ! ? 

Par Amada - Publié dans : Les déboires d'Amada - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 22 novembre 2009
Initialement mis en ligne le 04/10.
Et j'ai le grand plaisir de vous informer qu'il vient d'être publié sur Agoravox ce 17/11/09.
Le revoici donc avec quelques petits ajouts.

L'Hydre de  Lerne
nouvelle image de la domination 

(Ou comment penser un monde devenu impensable...)
 

"Mondialisation", "financiarisation", que recouvrent ces mots rabâchés si ce n'est une situation sans précédent historique qui nous pourrit littéralement la vie ? D'énormes concentrations financières permettent à quelques entreprises transnationales de déployer leur emprise à l'échelle de la planète sous la forme illusoire d'une multitude de "boîtes" dont la diversité apparente ne fait que masquer la commune racine

Si science-fiction et littérature ont classiquement utilisé l'image de la pieuvre pour illustrer ce genre d'emprise, cette figure est désormais inappropriée et à vrai dire trop sommaire.
Nous n'en sommes plus à : "Dans l'ombre une seule tête dirige une multitudes de tentacules sans têtes."
Mais à : "Dans la lumière plusieurs têtes sifflantes apparemment indépendantes les unes des autres, obéissent, dans l'ombre, au même corps d'intérêt."
Pour comprendre ce qui se trame dans le monde d'aujourd'hui, il faut intégrer ce renversement de perspective.
Une figure le permet à merveille : l'Hydre de Lerne issue de la mythologie Grecque.

Quoi de mieux pour rendre compte de l'opposition actuelle entre ce qui "se voit" (une multitude d'entités officielles, apparemment distinctes et indépendantes les unes des autres) et ce qui "ne se voit pas" (l'unité d'intérêt qui relie toutes ces entités "par en dessous") que ce monstrueux serpent des marais doté de plusieurs têtes (1, 9 ou 1000 selon les versions) ? (Et mieux, de plusieurs têtes qui chaque fois qu'elles étaient coupées, repoussaient en double !)

 

*** 

Filons la métaphore  point par point.

1- Un monstre des marais : désigne un monstre vivant dans un milieu obscurément fécond, labyrinthique et fermé (le marais), agissant "par en dessous". N'est-ce pas ce qui se passe à tous les niveaux de pouvoir, aujourd'hui à une échelle mondiale inédite ? (Un "petit" exemple parmi d'autres à plus grande échelle.)

Un monstre ne pouvant être "vu" que par ceux ou celles capables de s'avancer dans les bas fonds et le malsain (les marais), voire de plonger sous la "surface" au risque de leur vie. Selon le mythe Grec, en effet, les voyageurs qui s'aventuraient dans les marais de Lerne y périssaient. (Un "petit" exemple contemporain et ses "petites" conséquences).


2- Un seul monstre, mais plusieurs têtes 
: montre clairement que plusieurs pôles (les têtes), apparemment séparés les uns des autres, apparemment sans lien (Etats, partis politiques, organismes financiers, que sais-je), peuvent n'être que des extensions d'un seul "corps"(d'intérêts).  Exemples : à qui appartient la presse française ? Qui finance les syndicats ? Quid de l'influence d'intérêts privés au sein des institutions publiques ? Quid des holdings ? Quid des divers emballages sous lesquels un seul et même produit est décliné en plusieurs produits soit-disant en concurrence ?
Mais revenons à la surface des choses, à ce qui "se voit", la "diversité" : pour les démocrates que nous sommes, cette "diversité des choix" n'est-elle pas le gage, la preuve  et la garantie de notre liberté ?... Et oui...

3- Un monstre à plusieurs têtes :
dont par conséquent on ne sait pas qui le dirige au juste, capable de multilocalisations, auquel on ne peut pas dire ses quatre vérités en face, qui peut sans dommage se contredire, prétendre qu'il n'y est pour rien et ne fait qu'obéir à la tête voisine (un expert mandaté par exemple). Etc. L'actuelle "organisation" des hot-lines et autres centres d'appels reproduit à son niveau le même principe avec une redoutable efficacité  : leurs pratiques nous imposent (autant qu'elles nous habituent à) une dérégluation d'autant plus redoutable qu'elle est fondée sur des contrats passés avec "personne".
Selon certaines analyses, nombre des récentes séquestrations de patrons qui ont eu lieu en France ont été provoquées par le fait que les employés n'avaient personne à qui valablement s'adresser : aucun "responsable" en face d'eux. C'est d'ailleurs le cas au niveau des emm… quotidiennes de chacun : il n'y a souvent personne en face ! Ce que la philosophe Hannah Arendt appelle le règne de l'Anonyme (Du mensonge à la violence).
 

4 - Quand on en coupe une tête, il en repousse deux : on a beau les attaquer, dénoncer les scandales, les têtes du "on" non seulement repoussent ("on" les renomme à la tête d'autre chose, d'où ces va-et-vient incessants entre privé et public,) mais se multiplient via sous-traitances, délocalisations, sous-marques, sociétés écrans, segmentation croissante des "spécialisations", etc.
 

5 - "Milieu fermé" et "têtes qui se multiplient" pris ensemble ne reflètent-ils pas à merveille  (ce qui, je l'espère, n'aura échappé à personne) que, dans notre société, les postes de pouvoir (finances, médias, politique donc) sont désormais réservés aux enfants de ceux qui les y ont précédés? Bref que ces milieux se reproduisent entre eux (rien de nouveau) et que la courte étape vraiment démocratique de notre histoire est désormais révolue, au profit de nouvelles oligarchies ? (En 2006 1% des personnes les plus riches détiennent 40% des richesses mondiales selon l'ONU)
 

 ***

Si pour résoudre un problème, il faut d'abord le regarder en face et l'accepter, aujourd'hui où regarder ? Que voir ? (Une vidéo de Hillard pour "apercevoir" l'Hydre mondiale).

Des formes économico-médiatico-politiques "multitêtes" qu'il nous est encore difficile d'appréhender comme un tout, dont nous avons du mal à saisir synthétiquement la vie, les mouvements, les torsions. Bref des alliances multipolaires qui, pour l'heure nous acculent à  de l'impensable.
En effet, cette hydre du "on"  n'a-t-elle déjà et n'aura-t-elle pas des effets potentiellement si monstrueux qu'il est peu supportable de les envisager? C'est cela qu'il nous faut maintenant avoir le courage de regarder.

*** 

Un fléau pour la contrée.

Outre que les voyageurs qui s'aventuraient dans son marais y laissaient leur peau, l'hydre était un véritable fléau pour la contrée dont elle ravageait les récoltes et les troupeaux. Autrement dit, elle était source de "crises alimentaires", ainsi qu'en produisent les nombreuses spéculations à échelle mondiale sur les prix des denrées de base comme le blé, le riz, etc,  et maintenant les terres cultivables, via cet autre organisme "multitêtes" qu'est le trading par web interposé… Sans oublier les politiques menées par la Banque mondiale et le FMI :
 > Je résume En recommandant aux gouvernements du Sud de supprimer les silos à grains qui servaient à alimenter le marché intérieur, ainsi que les organismes de crédit public aux paysans au profit des prêteurs privés , ils ont provoqué l'endettement massif des petits paysans (Inde, Nicaragua, Mexique, Égypte ou Afrique subsaharienne etc.). En poussant les pays tropicaux à réduire leur production de blé, de riz ou de maïs pour les remplacer par des cultures d’exportation (cacao, café, thé, bananes, arachide, fleurs...), ils ont réduit les productions vivrières locales. Bref la perte de souveraineté alimentaire est devenue un phénomène mondial.
Résultat, aujourd'hui, sur la planète, 1 habitant sur 6 souffre de la faim et on vient de dépasser le milliard. Un phénomène croissant depuis 10 ans...


Une source d'émanations toxiques, au nombre de deux
.

1 - Son haleine : émanant de ses différentes bouches, l'haleine de l'hydre était un poison capable de tuer quiconque la respirait.

Bien sûr, on pourrait à ce propos se contenter d'évoquer la pollution mortifère de l'air (par le gaz, la radioactivité, l'essence, et autres produits chimiques).

Mais je préfère creuser plus profond. Car, cet autre souffle qui sort de nos bouches qu'est la parole peut elle aussi détruire et tuer, et ce à aussi grande échelle.

Combien de mensonges  y inclus "institutionnels" ont-ils conduit de gens à leur perte ? A la faillite ou au surendettement par exemple ? A tomber malades après s'être laissés convaincre (par de bienveillantes "campagnes de prévention") de se faire vacciner ou d'avaler telle potion?
Ou  pire, au suicide ainsi que c'est actuellement massivement le cas par exemple en Inde chez les cultivateurs de coton ruinés par Monsanto et ses OGM, à la suite de campagnes télévisuelles convaincantes ? Etc. 

Sans parler de la désinformation  économique et institutionnelle (des traités illisibles) perpétrée par des déclarations ignorantes, délibérément trompeuses, ou incompréhensibles. (Et ces mots "étranges" comme "gouvernance" (sans gouvernement situable ?) ou "travailleurs pauvres" (exploités ?)....?)
Exemples.
A- Un discours largement dominant assène :  La dérégulation totale est un bienfait pour l'humanité. Elle favorise  la "libre concurrence" et donc la baisse  des prix.  Réponse des faits (reléguée dans le silence) : les "concurrents" se mettent d'accord pour créer la pénurie et ainsi faire augmenter les prix.
B- Que penser d'un gouvernement poussant, à grand renfort de "primes" et de discours héroïques de relance, sa population à acheter (à crédit bien souvent) des voitures et des biens immobiliers que sa politique grèvera six mois plus tard, au nom, cette fois, de la grande cause de l'environnement, de taxes et d'obligations vertueuses ?
 

2 - Son sang : c'était un poison qui, versé dans les fleuves, en rendait les poissons mortels à la consommation. Cela bien sûr évoque le mortifère pillage des mers, le dangereux épuisement des eaux potables et l'accumulation de toxiques dans les poissons, auxquels conduit l'avidité humaine. Ou encore le possible empoisonnement terroriste, irresponsable ou mafieux de populations entières par le biais de l'eau, du virus ou du sang.

Mais tout comme l'haleine peut évoquer le souffle de la parole, le sang, est le siège de l'âme selon de nombreuses traditions spirituelles.

D'où que l'on puisse aussi s'interroger sur les conséquences psychiques, mentales, morales et culturelles des multiples formes de manipulation (marketing, mensonges, discours visant à rendre "la confiance aux ménages" en dépit des faits, etc) commises par le "on" dont il est ici question.

Vers quoi le nivellement "par le bas" et l'adhésion émotionnelle promus par les médias de masse — au détriment de la réflexion et du dialogue argumentés, bref de la raison, de la conscience, de la liberté — nous mènent-ils? ( Ce "doux" — parce que ludique — torpillage psychique et intellectuel des peuples...) Quelles conséquences pour nos capacités à comprendre ce qui se passe vraiment sur cette planète, et donc à décider conjointement d'y mettre un terme ? 
Et comment ne pas voir qu'à force de nous faire "avaler des  couleuvres" l'haleine nocive de l'Hydre se répand partout ? Que les langues de vipère se multiplient, que "ça" siffle" de tous côtés ?

Sans oublier le caractère très contagieux du principe "multitêtes" de l'hydre ? Combien d'internautes naviguent-ils, bloguent-ils, commentent-t-ils aujourd'hui en signant d'un ou plusieurs pseudos ? Quelles conséquences sur le psychisme des individus et des relations inter-individuelles cette pratique induit-elle ? (Moi-même je n'y échappe pas. Amada est un "pseudo", une autre moi-même qui, bien que j'en use comme d'un masque - une sorte de marionnette en somme- existe de plus en plus en tant qu'elle-même).  
Surtout que nous dit-elle ? Qu'aujourd'hui règnent la spécialisation et "l'expert" (une tête bien distincte de celle de l'expert voisin) et qu'un professeur d'économie féru d'astrologie par exemple, serait immédiatement  discrédité par son ouverture d'esprit.

Autrement dit, nous cultivons une approche parcellisée du monde nous empêchant  de "voir" ce qui se trame et d'envisager des réponses globales et cohérentes. (Pour exemple le lancement des biocarburants présentés comme solution miracle à la "crise énergétique" alors que leur culture massive entraînerait une crise alimentaire mondiale sans précédent...)

***

Une figure, certes, mais réaliste 

Si la métaphore de l'Hydre fonctionne, les faits inédits dont elle permet de rendre compte n'ont rien du mythe : la destructuration massive des Etats nationaux qu'ils ourdissent ne s'apparente-t-elle pas à une sorte de coup d'Etat mondial invisible, mou et sournois ?
Il est urgent de "voir" que nous nous enfonçons dans une forme inédite, mondiale et peu visible, de féodalisme, avec de nouveaux seigneurs et de nouveaux serfs (les "grosses boîtes" et leurs sous-traitants par exemple). Actuellement 500 entreprises transnationales contrôlent 52% du PIB mondial...

Loin d'être les marionnettes d'un seul et unique centre dirigeant (figure de la pieuvre), l'ensemble actuel des entreprises et institutions multi et/ou transnationales doivent être appréhendées comme faisant secrètement corps en "accordant leurs violons" autour  d'un seul intérêt commun — le profit — afin de s'assurer mutuellement une emprise financière croissante sur tout. Etats inclus. 

Si "diviser pour règner" est un adage classique du pouvoir, l'Hydre s'y emploie sous une forme inédite : en opposant ostentatoirement ses têtes, pour mieux faire oublier qu'elles visent le même objectif (exemple). Bref, elle  est l'illustration parfaite du phénomène mondial croissant de la corporatocratie.
Se laisser fasciner par les oppositions, les conflits et les sifflements de surface (y inclus la multiplication des "droits à la différence", mesures d'exeption, etc.), c'est jouer son jeu au détriment de l'essentiel : le bien vivre ensemble.
 

*** 

Que faire ? Rassembler les forces et les intelligences.


C
e constat fait, la question est : que faire ? Comment ? Avec qui ? Quand?
Question d'actualité vu le nombre de regroupements et d'associations tentant d'y répondre.

Mais tant que ces groupes de bonne volonté resteront séparés les uns des autres, tant qu'ils œuvreront chacun dans leur coin, il ne leur sera pas possible de "faire corps", il n'auront ni
la force, ni la coordination nécessaire pour affronter efficacement l'Hydre et mettre un terme à son règne. Pour y parvenir, il leur faudrait, eux aussi, rassembler leurs têtes, s'unir et s'ancrer dans un intérêt vital commun. Lequel ? A lire leurs publications, un point revient sans cesse : l'argent-dette

Dans la mythologie, en tout cas, l'hydre ne fut pas vaincue par une multitude d'attaquants, mais par une seule entité nommée Hercule. Un héros dont il serait peut-être judicieux pour notre avenir d'examiner  les caractéristiques, les armes et l'action.

 

Ce sera pour une autre fois. Suite au prochain numéro.

  

Par Amada - Publié dans : Le laboratoire d'Amada - Communauté : Réformer la France
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Samedi 21 novembre 2009



J'ouvre mes mails et je tombe...La-dessus ! Texto (copier-coller).
Je fais quoi ?
Je réexpédie à l'adresse indiquée intitulée : République Française !
Quand je l'ouvre cela donne : lettre-info-fiscale@dgfip.finances.gouv.fr !

Alors déjà que Gaule Pigeons Voyageurs vous téléphone avec une voix féminine enregistrée un truc du genre : vous êtes en retard pour le règlement, veuillez (impératif évidemment) blablabla (et peu importe que votre "prélèvement" soit automatique, il faut bien que Big Sister vous habitue à sa présence)... N'est-ce pas les anglais ?


DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES 20/10/2009  
     
  Notification d'impôt - Remboursement  
     
     
     
 
Après les derniers calculs annuels de l'exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d'impôt de € 178,80.
 
     
  S'il vous plaît soumettre la demande de remboursement d'impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement.  
     
  Pour accéder au formulaire pour votre remboursement d'impôt, cliquez ici  
     
     
  Un remboursement peut être retardé pour diverses raisons. Par exemple la soumission des dossiers non valides ou inscrivez après la date limite.  
     
     
     
     
 
Le Conciliateur fiscal adjoint
 
 
 
 
Philippe BERGER
 
     
     
     
     
 
© Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
 
   
Bon ceci fait direction HoaxBuster.... 

Et bien oui, évidemment c'est un Hoax (canular). Sauf qu'à force
d'être tous plus que poussés à règler nos rapports  avec l'administration
et les services via Internet, et vu l'incroyable poussée de mensonges
éhontés que nous subissons, ça va finir par une confusion mondiale de premier ordre !
Donc moi, maintenant, si l'administration veut me faire savoir
quoique ce soit, me réclamer ceci ou cela, et bien elle m'écrit :
désormais c'est qu'elle devra faire pour les PV, grâce à des
citoyens excédés par la multiplication des PV. Entre autres les significativement nommés "PV au vol" (on n'en est pas informé)
qui sont passés de 167 en 2006 à 2282 en 2007
(soit une performance de +1282 % !!!!!)
Donc maintenant l'administration m'écrit.
Et si possible en RAR. Et je vous invite à exiger
la même SECURITE !
Non parce que c'est vrai, si on peut à ce point "web-doubler"
le ministère des Finances, je suppose que c'est encore plus
facile de le faire sur papier.
Et comme moi mes courriers n'ont de valeur de RARisés,
je trouve que la réciproque serait la moindre des courtoisies.
En plus, à ce tarif, ça rentabiliserait la Poste. Non ?
 
 
Par Amada - Publié dans : Les déboires d'Amada
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Jeudi 19 novembre 2009

Grippe porcine ? Heu, non A. Heu, non, H1N1
(Désinformation ou surinformation d'un côté, paranoïa de l'autre 
?
Pour suivre, des tas de liens...)
 
En rire. 
Prévenir
Se rassurer: hémisphère sud...  
S'inquiéter : 
Questions vaccination +
 Syndicat infirmiers + Mises en garde scientifiques + Collusion labos privés Etats/OMS + Immunité juridique Etat, labos + Mauvaises conditions sanitaires dans les centres de vaccination en France... Tamiflu ?
Quoiqu'il en soit, droit à l'intégrité physique (article 16-3 du Code Civil).Autres données juridiques.
Plaintes >
 au Parquet de Nice. En Isère. En Belgique et aux USA.  A New York. Modèle de plainte avec argumentation (France). Pétition citoyenne France. La Polognerefuse le vaccin et la dé-responsabilisation des labos.
Par Amada - Publié dans : Grippe porcine ? Suivi des problèmes
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Samedi 14 novembre 2009



Dernier article de la série Michaël Jackson
.
Pour rappel : le thème de cet article n'est ni Michaël Jackson en tant que tel, ni la société "ordinaire", mais le miroir que le personnage Michaël Jackson tend à notre société médiatiquement orchestrée. (Afin de ne pas submerger ce texte de références je renvoie, pour Michaël Jackson, aux sources exposées en abondance sur le web ; pour le fond, aux œuvres d'Hannah Arendt, Norbert Elias, René Girard, Peter Sloterdijk et Paul Virilio).

2-4

Frontières brouillées, mondialisation, initiation

 

Michaël Jakson a été (presque) le premier artiste à utiliser la technique du morphing dans ses clips.
Or, comme nous allons le voir, sa vie est en elle-même un "morphing" incarné : l'exemple vivant d'une métamorphose individuelle,  d'un devenir "soi", bref d'un accomplissement (au sens propre : devenir "complet").
Ou, pour le dire autrement, d'une initiation.

***
L'homme est un "pont" entre la terre et le ciel, le bas et le haut:

Grâce au morphing , Michaël Jackson s'est, au travers de ses clips, visuellement transformé en monstre nocturne, en mort vivant, en ange, en panthère, et même en peluche, faisant ainsi sauter les frontières entre:
> les vivants et les morts (Triller, son plus gros succès mondial);
> l'homme et l'animal (
panther's dance);
> l'homme et l'ange, entre l'homme et l'Esprit (
You are not alone);
> l'homme et l'artifice (via Moon walker où il se tranforme en lapin en peluche).
Il nous a ainsi donné à voir l'homme comme un "pont" entre le ciel et la terre, pouvant relier en lui différents niveaux de conscience et d'existence,  ainsi que n'ont cessé de l'affirmer toutes les traditions spirituelles du monde. Sans oublier les mises en garde de ces mêmes traditions : l'artifice peut "prendre corps", ainsi que le rapportent l'histoire du Golem et celle de Pygmalion, par exemple.
 

L'homme peut (et doit?) devenir pleinement "humain".
Que dit-on au juste lorsque l'on dit de telle ou telle personne qu'elle est "profondément humaine" si ce n'est qu'elle rayonne une qualité de présence particulière auprès de laquelle chacun peut se sentir "chez soi" quels que soient son genre, sa couleur de peau, ses origines, son statut social, son apparence, etc. ? Une qualité de présence aussi précieuse que rare, ouverte à toutes les différences, celle des saints, des sages, etc...

Une qualité de présence que Michaël Jackson nous a aussi donnée à voir. Outre les liens entre le haut et le bas, le morphing lui a permis de lier entre elles les différentes facettes de l'humain (ex : Black or White) :
> l'humain blanc, noir, rouge, jaune, 
> l'humain homme ou femme.

Or Michaël Jackson ne s'est pas contenté de "morpher" cette humanité commune de l'homme. Il l'a aussi incarnée, faisant sauter, en lui, les frontières entre :

> l'homme blanc et l'homme noir;
> l'homme et la femme;
> l'âge et la jeunesse.

> ainsi qu'entre les différences culturelles et cultuelles au travers ses différentes "obédiences" religieuses — né dans une famille chrétienne, épousant une juïve, se convertissant à l'islam.
 

 

Devenir pleinement "humain" c'est aussi embrasser toutes les facettes psychiques de l'Homme.

On ne peut comprendre la peur, si on ne l'a pas éprouvée. On ne peut comprendre la colère, si on ne l'a pas éprouvée. On ne peut comprendre l'amour si on ne l'a pas éprouvé. Et comprendre c'est "prendre en soi", "faire sien", "contenir". Ainsi parlent les sagesses du monde, et l'icône de Michaël Jackson dont la voix lie :
> tendresse pure et rage totale ;
dont l'image lie :
> culpabilité et innocence;
> célébrité et isolement;
> gloire et misère.

***

Une métamorphose en "live" 
D’un point de vue plus socio-historique, on pourrait dire que c’est comme si l’ouverture et l’éclatement que la mondialisation impose à tous nos repères s’étaient incarnées en Michaël Jackson (et dans son œuvre) de A à Z.
Certes. Mais si cette « universalisation » peut être décrite en terme de catégories (mégalopoles et désert, animal et ange, couleurs de peau, genres, etc.) soit sous une forme spatiale, il ne faut pas oublier qu’elle s’est opérée pas à pas, sous une forme temporelle.

Ceux qui, en effet, ont suivi la carrière de Michaël Jackson ont pu assister à sa lente métamorphose. 
Or, grâce aux nouveaux types de mémoires (audiovisuelles) dont nous disposons aujourd'hui chacun peut revisiter cette lente métamorphose en accéléré : et là
on est devant un véritable morphing en "live"!  Là, il ne s'agit plus d'un artifice, d'une simple manipulation d'images. On assiste au processus de métamorphose d'une personne très spéciale nommée Michaël Jackson.

Spéciale en quoi ? En ce que plus elle s'est distinguée (devenue "unique"), plus elle s'est universalisée. Ce qui est la marque même de ce que le psychiatre C.G.Jung a appelé "processus d'individuation"  (autre nom de l'initiation psycho-spirituelle), où plus l'on devient "soi" (et non pas moi), plus on s'élargit.

 

Bref, Michaël Jackson s'est présenté et développé comme un être singulier, planétaire et paradoxal, c'est-à-dire humain. 
Comment ne pas s'y reconnaître un peu ?
La "mondialisation" qui sape nos repères et nos esprits de clocher au profit d'une sorte de mealting pot géant ne nous met-elle pas, tout comme lui, au défi d'un radical "devenir soi" (et non pas "moi") ?
Par Amada - Publié dans : Michaël Jackson : notre redoutable miroir
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  • : 09/03/2009
  • : Le blog d'Amada
  • : politique République parole abus administrations Politique
  • : Un regard ethnologique et artistique sur les dysfonctionnements quotidiens en France, comme par exemple l'emprise dérégulant des hots-lines, les incessantes trangressions des règles, les solutions bloquées par la rigidité idiote des catégories administratives. Bref les raisons de la lassitude et de la passivité politique des Français.
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Brèves

Attention : dès qu'une nouvelle brève arrive, elle efface celle qui est affichée.

Contrôle mondial nourriture : 31 décembre 2009 Attention danger !

Résumé de la conférence de Rima E Laibow. Lien vidéo ci-dessus /

Autre source 

En 1893 l’empire Austro-Hongrois mit en place le Codex Alimentarius pour juger toutes les affaires concernant la nourriture. Après la seconde guerre mondiale et le tribunal de Nuremberg qui l’avait condamné, l’ex-président du groupe IG Farben qui produisit gaz pour chambres à gaz, acier pour les camps de la mort,  munitions, produits chimiques et pharmaceutiques etc pour les nazis, eut l’idée de le « relancer ».  Ce monstre bureaucratique commercial composé de près de 27 commissions (dédiées à la pêche, à l’huile et au gras, aux fruits et légumes, etc.) fut donc créé en 1962.

Il fut adopté par l’OMC (Organisation mondiale du commerce) lors de sa création en 1994 pour réguler les échanges commerciaux mondiaux concernant la nourriture. Tous les pays membres de L’OMC ont dû s’harmoniser avec le Codex Alimentarius. Maintenant le Codex Alimentarius est administré par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et la FAO (Organisation de l’agriculture et de la nourriture), à la demande de l’ONU (Organisation des nations unies).

Attention danger

1) Pesticides de retour :  de nouveau rendus légaux 7 des 9 pires produits chimiques (que 176 pays avaient interdit) ne pourront plus être arrêtés aux frontières.

 

2) Vitamines et nutriments rendus illégaux : réduits à 18, certains seront illégaux (donc impossible d'envoyer certaines aides alimentaires trop "riches")

.

3) Toutes les vaches du monde traitées aux hormones

 Monsanto.

4) Toute la nourriture cuite obligatoirement irradiée.

Résultats estimés par les « experts » de l’OMC et de la FAO

La seule directive sur les vitamines (le 31 décembre 2009) aura comme résultat 3 milliards de morts : le premier par famine (gens non rentables),les deux autres de mal nutrition.

Voilà Codex Alimentarius qui va nous être totalement imposé le 31 décembre 2009 sans même que nos « élites » nous aient informés de quoi que ce soit.(Une raison ?)

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